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SEISME LIGURE DU 23 FEVRIER 1887 EFFETS SUR LES VILLAGES DU PAYS NICOIS
SAINT-ANDRÉ
DE LA ROCHE: Cadastre
Napoléonien Les
effets : D'après
l'état présentant les dégâts
par commune
établi par la Préfecture de l'époque,
il y
aurait eu une maison détruite et deux très
endommagées.
Quant aux Archives Départementales, elles nous apprennent qu'une trentaine d'habitations furent lézardées (1). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Classe
de vulnérabilité A
Les dégâts et les proportions sont trop faibles pour définir une intensité de VII et supérieurs pour une intensité de VI. On peut envisager une classification de dégâts négligeables à sensibles de degré 1 à 3 avec comme intensité VI – VII. Village de
Saint-André de la Roche situé en fond de
vallée à 45 m d'altitude
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LA
TRINITÉ VICTOR : Cadastre Napoléonien Les
effets : La
première secousse commentera la presse, a
été
ressentie à six heures et a duré vingt secondes;
la
deuxième est arrivée huit minutes
après et enfin
la troisième s'est produite à 8 h 35.
La maison du métayer de Mme Formento au quartier de Paillos, s'est partiellement écroulée. Heureusement les occupants étaient sortis. La demeure du "facteur boîtier" a été très éprouvée; une poutre s'est affaissée et le toit a subi d'importants désordres. Les murs du deuxième étage de l'école ont été lézardés en plusieurs endroits. Bref sept maisons au total, furent déclarées inhabitables. Il n'y a pas eu d'accident de personne mais les habitants passèrent la nuit au rez-de-chaussée de leur maison, autour d'un bon feu (2). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Les
informations mentionnent des constructions inhabitables qui
correspondent à des dégâts de
degré 3 et 4
et qui justifient une intensité de VII.
La Trnité Victor située en fond de vallée à 47 m d'altitude. ---------------------------------------------------
LAGHET
(SANCTUAIRE) Cadastre Napoléonien Les
effets : On
assure qu'une partie de la voûte de l'église de
Laghet
s'est lézardée assez sérieusement et
que la
statue de la vierge aux miracles a été
installée
provisoirement hors de l'église (21).
Le clocher qui menaçait ruine depuis le tremblement de terre a été frappé par la foudre le 14 mai 1887 et s'est écroulé avec fracas (22).
Sanctuaire
de Laghet ---------------------------------------------------
FALICON
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Beaucoup
de frayeur ici, mais pas de victime à déplorer.
Le
mouvement ondulatoire paraissait suivre la direction sud-est,
nord-ouest. Trois maisons furent très endommagées
et
une inhabitable. Quant à l'église, la
voûte fut
lézardée (3).
Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Des
proportions bien faibles qui ne justifient pas une intensité
de VII, mais les dégâts restent
supérieurs à
VI.
On peut envisager une classification de dégâts sensibles à exceptionnellement très importants de degré 3 à 4 avec comme intensité VI – VII. Village de
Falicon perché dominant situé à 300 m
d'altitude ---------------------------------------------------
DRAP
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Toutes
les maisons ont tremblé sur leurs fondements provoquant une
grande panique. Neuf habitations furent très
éprouvées
dont l'une devra être démolie et trois autres le
seront
partiellement. Vingt-neuf subirent divers dégâts.
Parmi
les plus endommagées, la presse
énumère celles
de Mlle Arnulf, de Mmes Levesi, Gaudo, de MM Novi et Gras Antoine.
Dans les deux premières, les plafonds
s'écroulèrent,
la toiture se fendit, les murs disloqués
tombèrent en
partie et c'est un vrai miracle si personne ne fut enseveli sous les
décombres. Une partie du château de Drap
s'écroula
et ce qui resta debout se trouva fortement endommagé. Les
habitants profondément émus, campèrent
dans les
prés et les jardins (4).
Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
Village de
Drap situé en fond de vallée à 105 m
d'altitude ---------------------------------------------------
CANTARON
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Les
dégâts matériels furent
modérés,
presque toutes les cheminées du hameau
s'écroulèrent
et une partie des plafonds du logement de l'instituteur,
tombèrent
avec fracas. Mais rien n'est comparable avec le hameau voisin de
Bordina où neuf maisons sur dix s'effondrèrent et
devinrent inhabitables. A la nouvelle de ce désastre, le
docteur Dalbers, Maire de la commune accompagné de plusieurs
habitants de Cantaron s'empressèrent de porter secours et de
déblayer les décombres pour en retirer des vivres
indispensables. Tout comme Madame Raybaut qui fut atteinte à
la
tête par la chute d'une tuile, plusieurs personnes furent
légèrement blessées, d'autres
miraculeusement
sauvées comme ce bébé qui fut dans son
berceau,
couvert de matériaux.
Les hommes logèrent sous des tentes tandis que les femmes et les enfants furent recueillis par les habitants des hameaux voisins (5). Remarque : Cantaron dépendait de Châteauneuf-Villevieille ; il en est séparé pour devenir une commune en 1911. Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Classe
de vulnérabilité A pour Cantaron et Bordina
Les dégâts sont suffisants pour justifier une intensité de VI sur Cantaron. Par contre une intensité de VIII semble mieux correspondre au hameau de Bordina où neuf maisons sur dix s'effondrèrent et devinrent inhabitables. Village de
Cantaron situé en fond de vallée à 100
m d'altitude
Hameau de Bordina qui dépend de la commune de Cantaron, le sous sol est constitué de marne grise, ---------------------------------------------------
PEILLON
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : La
consternation est générale. Toutes les maisons
sont
endommagées quatre entièrement
détruites et une
partiellement démolie. La Mairie et l'école sont
lézardées et les plafonds menacent ruine. Il n'y
a pas
eu d'accident de personne. Par ailleurs, plusieurs
éboulements
de rochers ont causé d'importants
dégâts (3).
Les dégâts purement matériels sont assez importants, cependant ils ne sont pas si graves qu'on l'avait d'abord annoncé. Il n'y a que deux maisons écroulées et cinq autres qui menacent ruine. Un grand nombre de cheminées sont tombées ainsi que la toiture de trois maisons (6). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
Village de
Peillon perché dominant situé à 372 m
d'altitude
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PEILLE
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : La
moitié du village est inhabitable, les maisons sont
crevassées
ou à moitié détruites. Une quarantaine
d'habitations devront être reconstruites en
totalité ou
bien en partie. L'église quant à elle, n'a
guère
souffert (7). Selon la préfecture trois constructions
auraient
été détruites et trente-neuf le
seraient en
partie, ce qui confirme le bilan annoncé par la presse. Tout
le monde ici, a pu fuir à temps et les habitants
campèrent
en rase campagne (2).
Au quartier de Borghéas tout se réduit à quelques crevasses sans importance. Le hameau de Châteauvieux dans la vallée du Paillon, est gravement endommagé (6). Etude de Peille Remarque
: Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Classe
de vulnérabilité A et B
Selon un état établi par la commune, 95 logements ont été endommagés ce qui représente environ 39% du bâti, 25 logements ont été partiellement détruits soit 9,5% du bâti et 25 logements détruits soit 10% du bâti. Pour ce village la plupart des destructions se sont produits dans les niveaux supérieurs des bâtiments. Les nombreux dégâts et leur nature justifient une classification de dégâts sensibles à très importants de degré 3 à 4, rarement de 5, on peut donc envisager une intensité de : VII - VIII. On peut proposer une intensité de VI pour le hameau de Borghéas et VII pour le hameau de Châteauvieux
Village de
Peille situé sur un versant dominé à
630 m d'altitude --------------------------------------------------- BLAUSASC Remarque : Les effets :
Village de Blausasc situé sur un versant à 310 m d'altitude ---------------------------------------------------
L'ESCARÈNE
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Aucun
accident de personne ne fut signalé, seules quelques
cheminées
chutèrent. La presse indiqua également un
éboulement
entre l'Escarène et Sospel, sur une distance de cent
mètres
empêchant toute circulation (8).
Les dégâts entièrement matériels sont presque insignifiants. Les quelques maisons faiblement lézardées seront vite réparées. La route de Nice à Coni a été fortement endommagée à partir de Rocca Taillada par des blocs énormes qui se sont détachés des montagnes. Malgré cela la circulation a été vite rétablie et les courriers de Fontan et Coni ont pu traverser sans difficulté ni retard (8). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Village de
l'Escarène situé en fond de vallée
à 345 m d'altitude
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TOUËT
DE L'ESCARÈNE : Cadastre
Napoléonien Les
effets : Pourtant
non loin de l'Escarène, plusieurs maisons furent ici
lézardées
et les habitants paniqués, campèrent dans les
campagnes.
Au-dessus du village, aux lacets qui mènent au col de "Braous", la route s'effondra sur cinquante mètres (10). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Les
dégâts annoncés sont plus que
suffisants pour
justifier une intensité de VI, ils sont insuffisants pour
une
intensité de VII.
On peut envisager une classification de dégâts modérés à sensibles de degré 2, exceptionnellement 3 avec comme intensité VI – VII. Village de
Toüet de l'Escarène situé sur un versant
dominé à 450 m d'altitude
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LUCÉRAM
: Cadastre Napoléonien Section : L Le Village, Feuille unique Les
effets : On
déplore peu de dégâts à part
la chute de
quelques cheminées et l'effondrement de la partie
supérieure
du clocher entraînant la croix de l'église
paroissiale
(11).
Dans l'enceinte du village, il y a différentes habitations lézardées. L'église paroissiale, le presbytère et la Mairie ont le plus souffert. Les murs de la salle de la mairie sont aussi lézardés. La coupole du clocher s'est effondrée sur la charpente de l'église. Dans les environs, l'habitation de Pierre Gaetti à Morghetta s'est partiellement écroulée. Le château de Joseph Barralis au plantier est dans un triste état (12). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
Village de
Lucéram perché dominant situé 650 m
d'altitude
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BERRE
LES ALPES : Cadastre
Napoléonien Les
effets : Les
dégâts sont énormes, pas une maison n'a
été
épargnée et huit ont été
jugées
inhabitables. Les rues du village sont en certains points
obstruées
par les décombres et rendent la circulation impossible. La
maison d'école et l'église ont
particulièrement
souffert. La population entière a été
obligée
de quitter le bourg pour aller camper dans les campagnes.
La presse fait appel aux personnes généreuse pour venir en aide aux sinistrés (5). Un devis de réparations de l'église nous renseigne sur les dégâts. Il précise que les effets ont été si désastreux que l'église a dû être fermée et l'exercice du culte transféré en plein champ. Les travaux consistent à réparer la toiture et les lézardes des murs périphériques, à remplacer le tirant en fer de la voûte principale qui s'est brisé, à en poser trois nouveaux dont deux sur la voûte latérale et un troisième suivant l'axe longitudinal de l'extrados de la voûte, à refaire les décorations détruites du maïtre autel, de celui des âmes du Purgatoire, à réparer les grandes et les moyennes corniches endommagées (24). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. En
fonction de cette description, on peut envisager une classification
de dégâts sensibles à très
importants de
degré 3 à 4 avec comme
intensité VII.
Village de
Berre les Alpes perché dominant situé
à 682 m d'altitude
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CONTES
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Le
séisme a causé à Sclos de Contes,
d'importants
désordres, l'église
Sainte-Hélène a été
lézardée et son orgue définitivement
détruit.
Le quartier de l'Avalanca fut particulièrement
touché.
Les éboulements formèrent sur le ruisseau de
l'Ibac, un
barrage qu'il fallut rapidement détruire. Le pont fut
sérieusement ébranlé et dut faire
l'objet de
travaux de consolidation. A Contes il y eut quarante familles
sinistrées. On déplore une douzaine de toitures
effondrées, deux maisons écroulées et
trente-deux endommagées. Les dégâts
dans les
bâtiments publics furent également
considérables.
L'église de Contes menace de s'écrouler, le
presbytère,
le palais de Justice, la chapelle Saint-Jean, l'école, la
digue furent particulièrement touchés. Enfin
à
la Vernéa, le presbytère fut en partie
détruit
(13).
La maison Mari qui présentait un danger pour la sécurité publique, va être démolie entièrement (14). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Classe
de vulnérabilité A
En fonction de cette description, on peut envisager une classification de dégâts sensibles à très importants de degré 3 à 4 exceptionnellement 5 avec comme intensité VII - VIII
Village de
Contes perché dominant situé à 290 m
d'altitude ---------------------------------------------------
CHÂTEAUNEUF
VILLEVIEILLE : Cadastre Napoléonien Section : D1 Chateauneuf Section : C3 La Madone Les
effets : On
déplore au total une maison détruite, douze
partiellement écroulées et une cinquantaine
lézardées.
L'église de la Madone subit de graves dommages à
la
toiture et à la voûte.
La presse relate que l'habitation de M. Mari Camille employé de Mairie à Nice, a eu l'intérieur dévasté. Les occupants ont échappé par miracle en sautant par la fenêtre. Vers neuf heures, alors que les élèves étaient en classe, une nouvelle oscillation très forte du bâtiment a effrayé les enfants qui se sont enfuis chez eux (4). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. En
fonction de cette description, on peut envisager une classification
de dégâts sensibles à très
importants de
degré 3 à 4 exceptionnellement 5 avec comme
intensité VII - VIII.
Village de
Châteauneuf-Villevieille situé sur un replat
Les ruines
de l'ancien village de Châteauneuf
déserté au début du XXème
siècle
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BENDEJUN
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Divers
sinistres sont à signaler sur toutes les maisons.
L'église
est lézardée, la chapelle des
pénitents blancs
s'est écroulée, le clocher a perdu son
équilibre,
la chapelle Saint-Joseph est gravement lézardée.
Cinq
maisons sont inhabitables, entre autre le plus fort bâtiment
des hoirs Martini (colonel). Le château de la Comtesse Avet
est
gravement endommagé. La vieille maison d'école
est dans
un état pitoyable (15).
Remarque
: Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Là
encore, on peut envisager une classification de
dégâts
sensibles à très importants de degré 3
à
4 exceptionnellement 5 avec comme intensité VII - VIII.
Village
de Bendejun constitué d'un ensemble de petits hameaux
éparpillés situé sur un versant à 400 m
d'altitude ---------------------------------------------------
COARAZE
: Section : A4DEV La Ville Les
effets : Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
Village de
Coaraze perché dominant situé à 620 m
d'altitude ---------------------------------------------------
TOURRETTE
DE LEVENS : Cadastre
Napoléonien Les
effets : Le
journal intitulé "le Phare du Littoral" mentionne
pour ce village deux maisons écroulées (4).
Dans un ouvrage consacré à cette commune, l'auteur Pierre Robert Garino indique sous forme de tableau les dégâts occasionnés par le séisme sur 77 bâtiments. Cent-deux immeubles auraient été touchés au total , 56 lézardés, 8 maisons endommagées ou détériorées, 10 en ruine et 4 écroulés (16). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. On
peut estimer à 300 le nombre de bâtiments que
comportait
ce village à l'époque. Selon les informations de
Garino, on peut envisager du degré 5 pour les 4 maisons
écroulées (1%), du degré 4 pour les 10
maisons
en ruine (3 %), du degré 3 pour les 8 maisons
endommagées
ou détériorées (2,6 %) et enfin du
degré
2 pour les 56 maisons lézardées (19 %).
Sur cette commune, on peut envisager une classification de dégâts modérés à très importants de degré 2 à 4, exceptionnellement 5 avec comme intensité VII - VIII. Village de Tourrette Levens perché dominant à 390 m d'altitude (Photos : André Laurenti) --------------------------------------------------- ASPREMONT
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
Village
d'Aspremont perché dominant à 530 m d'altitude ---------------------------------------------------
COLOMARS
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Quoique
aussi violent qu'ailleurs, le séisme n'a
occasionné que
des dommages relativement faibles, seules quelques cheminées
sont tombées (17).
Les dommages ont été insignifiants et quelques rares cheminées ont seules été projetées sur le chemin (6). Remarque
: Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98.
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CASTAGNIERS
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Ici,
quatre bâtiments se sont écroulés et
quarante
plus ou moins lézardés. L'église a
perdu son
clocher et le presbytère est en ruine, les offices ont lieu
sur la place publique. Plusieurs personnes n'ont dû leur
salut
qu'à une fuite précipitée sans avoir
eu le temps
de prendre leurs vêtements. La population passa la nuit sous
les oliviers ou dans les caves (18).
Ce sont particulièrement les voisins de la route n°19 qui conduit d'Aspremont à Saint-Blaise qui ne dorment pas tranquilles. Des rochers qui se détachent de la colline de Maùcuor roulent de temps à autre dans les campagnes. Les habitations du Baus ont eu un moment de frayeur. La circulation a été interrompue le 23 février par des blocs de pierre sur plusieurs points d'Aspremont à Saint-Blaise (12). M. Montolivo agent voyer cantonal du canton de Levens accompagné de M. Garivelli Maire et de M. Amoretti conseiller municipal a procédé jeudi 10 mars à la visite des maisons endommagées. Il a été reconnu que 3 maisons présentent des dangers pour la sécurité publique, elles devraient être démolies ou réparées immédiatement. Le Maire a aussitôt pris un arrêté et donne avis aux propriétaires intéressés d'avoir à exécuter les travaux nécessaires dans le délai de 3 jours, dans le cas contraire, l'administration y fera procéder d'office et aux frais des propriétaires. L'église et le presbytère menaçant ruine, la circulation de la partie sud et ouest de la place publique a été interdite (23). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Dans
la première partie du récit le terme
« écroulé »
parait exagéré. La visite du 10 mars nous
amène
davantage à la réalité des choses avec
des
constructions qui étaient finalement réparables.
Environ 5% des constructions ont subi des dégâts de degré 4 et 35 % de degré 3. On peut ici envisager une classification de dégâts sensibles à très importants de degré 3 à 4 avec comme intensité VII.
Village de
Castagniers situé sur un replat à 382 m d'altitude ---------------------------------------------------
SAINT-MARTIN-DU-VAR
: Cadastre
Napoléonien Les
effets : Plusieurs
maisons s'effondrèrent, aucune personne ne fut
blessée
(4). Dans le dossier des Archives Départementales, on y
apprend que la mairie, la gendarmerie, le presbytère et
quelques habitations furent sérieusement
endommagés
(19).
Dans un état des dommages établi par la commune, on relève plus de treize maisons très endommagées, 22 moyennement endommagées et 50 légèrement endommagées (25). Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. Cet
état permet d'établir la classification des
dégâts
comme suit : sur les 115 parcelles bâties
représentées
sur le cadastre Napoléonien plus de 13 bâtiments
ont
subi des dégâts de degré 4 soit environ
11%; 22
bâtiments ont subi des dégâts de
degré 3
soit 19 % et 50 bâtiments ont subi des
dégâts de
degré 2 soit 43 %.
On peut ici envisager une classification de dégâts sensibles à très importants de degré 2 à 4 avec comme intensité VII.
Village de
Saint-Martin du Var situé en fond de vallée
à 115 m d'altitude
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LA
ROQUETTE-SUR-VAR : Cadastre Napoléonien Section : A3 La Roquette Les
effets : Le
grenier d'une habitation s'effondra, la mairie et l'église
se
fissurèrent, les chapelles Madona et Sainte Catherine furent
abîmées. Par ailleurs quatre bâtiments
ruraux et
quelques granges furent dévastés.
Classification
utilisée dans l'échelle EMS 98. On
peut envisager une classification de dégâts
négligeables
exceptionnellement sensibles de degré 1 à 3 avec
comme
intensité VI
- VII.
Village de
la Roquette-sur-Var perché dominant à 380 m
d'altitude ---------------------------------------------------
SAINT-BLAISE
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