
GLOSSAIRE
Echelle macrosismique d'intensité
: échelle conventionnelle de graduation des effets macrosismiques.
Il existe plusieurs échelles macrosismiques : MSK, EMS, EMI, Mercalli,
etc. En Europe, on utilise désormais l'échelle EMS 98 (Européan
Macroseismic 1998) qui
comporte 12 degrés discontinus exprimés en chiffres romains.
Elle résulte d'une mise à jour de l'échelle MSK créée en
1964 (Medvedev-Sponheuer-Karnik). Elle est utilée en France depuis janvier
2000.
Cette échelle permet de mesurer
des effets macrosismiques qui sont les dommages observés en surface sur un
site choisi. Etant donné que l'importance des effets sismiques
décroît avec la distance de l'épicentre, l'intensité
épicentrale reste la plus élevée.
Dans le domaine de la sismicité
historique on utilise uniquement ce type d'échelle. Par ailleurs il ne
faut pas confondre magnitude et intensité, la magnitude se calcule alors que
l'intensité donne lieu à une estimation associée à un lieu d'observation.
Magnitude d'un séisme : Mesure
de la puissance d'un séisme, déterminée à partir
de l'amplitude d'ondes sismiques. Elle est utilisée pour évaluer
l'énergie rayonnée par une source sismique. Cette mesure
est exprimée par une fonction logarithmique de l'amplitude des ondes.
Ainsi une augmentation d'une unité en magnitude entre par exemple
deux séismes de magnitude 4.0 et 5.0 correspond une énergie
30 fois plus forte. Et pour une augmentation de deux unités de 4.0
et 6.0 correspond une énergie 900 fois plus élevée.
La magnitude a été définie par le sismologue américain
Charles Francis RICHTER et utilisée dès 1935. Cette échelle,
exprimée en chiffres arabes, est graduée jusqu'à 9
ce qui correspond au plus forts séismes connus au monde avoisinant
la valeur 9 (Chili et Alaska) elle n'a pas de limite.
Vulnérabilité : Disposition
constructive ou configuration d'un bâtiment ou d'une de ses parties
qui est typiquement le siège de dommages sismiques.
Effets de site : Amplification ou
atténuation du mouvement du sol en surface, causée par les
caractéristiques locales du site : topographie, géologie,
etc…
Essaim : série de secousses
d'importance équivalente affectant une région. Dans notre région
une série de petits séismes a été enregistré le 19 décembre 2000 dans le
secteur de Peille et de Blausasc. D'octobre 1983 à janvier 84 une soixantaine
de petits séismes se sont produits à Sospel, Breil et enfin Saorge dans la
vallée de la Roya.
Epicentre : point situé à
la surface du sol à la verticale du foyer (hypocentre). C'est à
proximité de l'épicentre que les effets sont les plus forts.
Foyer ou hypocentre : point origine
de la rupture au sein de l'écorce terrestre engendrant le séisme.
La majoyers sismiques connus en France métropolitaine
sont situés entre 5 et 15 km de profondeur.

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Liquéfaction : Phénomène
survenant lors d'un tremblement de terre. Mal consolidés, les terrains
d'alluvions situés dans les plaines et en bordure de cours d'eau
et parfois même sur les terrains gagnés sur les eaux deviennent
liquides en raison d'une remontée d'eau provoquée par les
vibrations du séisme. Les constructions bâties sur ce type
de sol s'effondrent rapidement ou bascule et s'enfonce dans le sol. Ces
phénomènes sont fréquents dans les zones épicentrales
à partir de séisme atteignant une magnitude supérieure à 6.

Exemple de liquéfaction du sol lors du tremblement de terre de Taïwan le 21
septembre 1999 (magnitude 7.6). Certains bâtiments se sont enfoncés de 4
niveaux sous terre. C'est grâce à la construction parasismique que le nombre
des victimes a pu être limité.
(Photos Patrick Villardry Conseiller Technique Cynophile - association ULIS)
Tsunami : C'est le mot
japonais qui est employé pour désigner un raz-de-marée d'origine sismique.
Les tsunamis sont générés par le jeu de failles sous marines provoquant un
mouvement vertical du fond marin. Les masses d'eau ainsi mises en mouvement,
vont se déplacer latéralement engendrant des ondes dites gravitationnelles qui
peuvent se propager sur des distances considérables de l'ordre de plusieurs
milliers de kilomètres, avec des vitesses allant de 10 à 100 m/s dépendant de
la profondeur d'eau.
Dans les Alpes-Maritimes et en Ligurie, la sismicité historique nous renseigne
sur l'observation de deux tsunamis lors des seismes de 1564 et de 1887. Les
effets ont été minimes, une vague de 1 mètre maximum s'est produite sur le
littoral lors du séisme Ligure de 1887.
Isoséiste : Courbe délimitant
des aires d'égale intensité sur une carte macrosismique.
Les
différentes failles : Lors d'un séisme, la rupture va faire coulisser les deux
blocs de part et d'autre, de plusieurs centimètres, voire de plusieurs mètres
en fonction de la magnitude. Si la faille est verticale, le coulissage sismique
de la faille sera horizontal : il s'agit d'une faille décrochante.
Lorsque les failles sont inclinées, dans un contexte de collision, elles
servent de rampe sur laquelle monte le bloc supérieur : ce sont des failles
"chevauchantes" ou "inverses".

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Dans un contexte d'extension, les failles inclinées seront au contraire des
rampes sur lesquelles le bloc supérieur descend : ce sont des failles dites "normales".

Exemple de failles normales dans le Puy de Lemptégy département
du Puy-de-Dôme
(Photo André Laurenti)
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