Séisme de Boumerdes


Séisme d’Algérie du mercredi 21 mai 2003 à 19 h 44

Le tremblement de terre qui a secoué le nord de l’Algérie a été particulièrement violent. Selon le Réseau National de Strasbourg, la magnitude a été de 6.7 sur l’échelle de Richter. La secousse principale s’est produite à 18 h 44 (temps universel) 19 h 44 (heure locale) et a été suivie immédiatement par de très nombreuses répliques. L’épicentre de ce séisme a été localisé en mer très proche du littoral, à 60 km au nord-est d’Alger plus précisément à quatre kilomètres de la côte, entre Zemmouri et Boumerdès (Long. 3.53E - Lat. 36.81N).

Une trentaine de scientifiques français mobilisés pour le séisme d’Algérie

Cet événement a mobilisé le Groupe d’intervention post-sismique de l’INSU/CNRS, pour constituer une équipe de recherche multidisciplinaire (sismologie, tectonique, géophysique marine, géodésie). L’enjeu fut d’étudier ce séisme, pour mieux quantifier l’aléa sismique dans la région, de mieux gérer le risque sismique comme par exemple la vulnérabilité des constructions. L’action de scientifiques d’une dizaine de laboratoires en France a été ainsi coordonnée avec leurs homologues du Centre de recherche en astrophysique, astronomie et géophysique d’Alger. Les chercheurs du département des sciences de l’homme et de la société du CNRS ont été également impliqués, ce qui a mobilisé au total une trentaine de chercheurs français.

Simulation de l’événement du 21 mai 2003

Pour mieux comprendre ce qui s’est produit, et en attendant le résultat des investigations des scientifiques, "azurseisme" propose un scénario grâce au nombreux témoignages reçus. Il s’agit là, d’une hypothèse purement personnelle établie en fonction des effets observés dans le périmètre concerné.

Il s’agit probablement d’une faille inclinée dite inverse, dont le contexte tectonique de compression sert de rampe sur laquelle monte le bloc supérieur, combinant un mouvement horizontal de rapprochement. Ainsi le glissement brutal vers le haut de cette faille inverse, aurait provoqué un phénomène marin de tsunami vers le nord, touchant le littoral des îles Baléares, Espagnol et beaucoup plus faiblement, celui de la Côte d’Azur. Le train de houle a peut-être été également amplifié par des éboulements sous marin survenus au droit de la faille. Ce mouvement a engendré un retrait compréhensible de la mer sur les côtes algériennes et permet de comprendre qu’aujourd’hui l’eau n’a pas retrouvé son niveau initial. Selon cette hypothèse, on peut envisager que la rupture sismique s’est initiée en une petite zone de plus faible résistance, et un front de fracturation s’est alors développé à grande vitesse, sur la surface fragile de la faille. Derrière ce front de rupture, le coulissage relatif des deux blocs s’est effectué à une vitesse de l’ordre de quelques dizaine de centimètres par seconde en moyenne. Il suffit ainsi, de 7 secondes pour fracturer 20 km de faille, et provoquer 1 mètre de décalage entre les deux côtés de la faille La valeur élevée de la magnitude correspondrait à une faille inverse qui atteindrait environ entre 20 et 30 kilomètres de longueur. La hauteur du mouvement vertical engendré sous la mer, pourrait être comprise entre 1,00 et 1.50 mètres maximum si la magnitude correspond bien à 6.7.

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Pour répondre à l’inquiétude de nombreux algériens concernant la rumeur sur un éventuel raz de marée, on ne peut pas dire que la partie supérieure de la faille va reprendre sa place. Le mouvement a eu lieu pour accommoder un déplacement inexorable de l’Afrique vers le nord. En conséquence, pas de crainte à avoir, la mer devrait conserver son niveau actuel.

Les détails de la catastrophes

Ce séisme a été le plus meurtrier d’Algérie depuis 1980, le dernier bilan en date du 21 juin 2003, fait état de 2.278 morts. 10.147 blessés et plus de 15 000 sans abri ont été enregistrés selon les bilans précédents. Le bilan fait état de 1.382 morts et 3.442 blessés uniquement dans le département de Boumerdès (50 km à l’est d’Alger), le plus touché par ce séisme. Boudouaou a été presque entièrement détruit tout comme Keddara plus au sud. Le département d’Alger paye également un lourd tribut avec 883 morts et 6.787 blessés. Reghaïa situé à une trentaine de kilomètres de l’épicentre, a subi des destructions massives faisant de nombreuses victimes surtout dans la partie nord de la ville, un immeuble de la Cité militaire se serait également effondré. A Rouiba il y a d’énormes dégâts matériels. A Bordj el Bahri, à l’est d’Alger, près de 70 % des constructions récentes se sont effondrées à la suite de la violente secousse. Les dégâts seraient énormes, notamment du côté de Kahwet Echergui, où tout un ensemble de villas, habitées ou en construction, se sont écroulées.

Ailleurs on déplore 7 morts et 261 blessés à Tizi Ouzou au sud-est de l’épicentre ; 2 morts et 127 blessés à Bouira au sud-est ; 2 morts et 3 blessés à Béjaia à l’est ; 2 morts et 709 blessés à Blida au sud-ouest et 121 blessés à Médea.

Les zones les plus touchées se situent dans la plupart des 37 communes de cette wilaya, le long de la nationale 5, qui part d’Alger vers Tizi-Ouzou à l’est. Voici d’ailleurs la liste des communes sinistrées : Zones déclarées sinistrées par arrêté interministériel du 24 mai 2003

Wilaya de Boumerdes
Les communes de Boumerdès, Corso, Tidjalabine, Zemmouri, Bordj Menaiel, Djinet, Legata, Boudouaou, Ouled Hadadj, Boudouaou El Bahri, Dellys, Benchhoud, Sidi-Daoud, Baghlia, Thénia, Béni Amrane, Isser, Si Mustapha, Timezirt, Ouled Moussa, Hammadi, Khemis El Khechna, Naceria et Keddara.

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Effets du séisme
Détail d’un mille feuilles à Boumerdes.
(Photo : Guy Besacier)
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Effets du séisme
Autres dégâts à Boumerdes
(Photo : Guy Besacier)

Wilaya d’Alger
Les communes de Rouiba, Réghaïa, Heuraoua, Aïn Taya, Bordj el-Bahri, Bordj el-Kiffan, et partie des communes de Dar el-Beida, Mohamadia, Bab Ezzouar, El Marsa, baraki, Eucalyptus, Sidi Moussa, Birtouta, Hussein Dey, Belouizded, Maqharia, Kouba, Gué de Constantine, Saoula, Birkhadem, Draria, El Harrach, Bourouba, Badjarah et Oued Smar.

Wilaya de Tizi-Ouzou
Les communes de Sidi Naâmane, Tigzirt et Tadmaït. Zones déclarées sinistrées par arrêté interministériel du 24 mai 2003

A l’est de l’épicentre, on déplore des dégâts légers à Tigzirt en Kabylie. A l’ouest d’Alger, les villages de Douéra - Zeralda - Staouéli - Cheraga et Bouzaréah ont été épargnés, il a été observé des chutes de tuiles et quelques fissures. En résumé, l’Ouest Algérien n’a pas été touché.

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Carte macrosismique
Cette carte tente une approche sur les effets provoqués par le séisme du 21 mai 2003. Carte proposée par André Laurenti réalisée d’après les témoignages transmis sur "azurseisme"

Les effets dans la capitale

Dans la capitale les quartiers les plus touchés sont ceux de " Belcourt où plusieurs maisons se sont effondrées, du Ruisseau, de Bab El Oued, de Birkhadem et du boulevard des Martyrs ". A la Place du 1er mai, des pans de mur de vieilles bâtisses se sont écroulés On cite également des quartiers complètement sinistrés, des rues comme Nacéra-Nounou, Mohamed Bouchenafa ou encore Rigoudi pour ne citer que celles-ci. Dans la banlieue, des immeubles se sont effondrés notamment à Bab Ezzouari et Ain Taya. Autrement Hydra, Salembier, Saint-Eugène n’ont pas été affectés

Tsunami

Les habitants du port de pêche de Bouharoun ont pu observer au moment du séisme, un retrait brutal de la mer, celle-ci est revenue dix minutes plus tard. Peu après la secousse principale, la mer s’est complètement retirée du port, par l’entrée de la passe. L’eau est partie 200 mètres plus loin", a raconté un vieil habitant. Si la localité de Bouharoun est habituée aux secousses telluriques, personne ne se souvient avoir vu pareil phénomène. Le village, bâti autour d’un bassin où sont amarrés quelques chalutiers rouillés, se trouve à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest d’Alger, une zone épargnée par le tremblement de terre. Un habitant de la bourgade décrit que l’eau, après s’être vidée du port, protégé par une digue, est revenue peu à peu dans le quart d’heure qui a suivi. Mais elle n’a pas retrouvé son niveau habituel. Une ligne noire, tout le long du bassin, marque l’ancien niveau de flottaison. Certains ont vu des rochers émerger. Les pêcheurs se sont précipités vers leurs embarcations, qui étaient posées sur le fond, inclinées. Sur 200 kilomètres de rivage autour d’Alger, des témoignages font état de mouvements similaires de la mer. Il y a eu donc, un recul de l’eau, suivi d’un petit raz de marée de part et d’autre de la Méditerranée, celui-ci ne semble pas avoir provoqué de dégâts sur le littoral Algérien. A Aïn Taya il a été observé une émergence plus importante d’un îlot célèbre.

Selon Nabil, Ingénieur informaticien habitant à Bab el Oued, plusieurs témoins oculaires ont affirmé avoir vu la mer reculer d’environ 150 mètres Des pêcheurs à la ligne ont vu des poissons hors de l’eau et des rochers habituellement immergés Le retour de la mer s’est opéré modérément, mais pas complètement, car il manque environ une distance de 10 à 15 m. ce qui veut dire que la mer a reculé d’une quinzaine de mètres environ. Ce phénomène représente une aubaine pour les habitants de Bab el Oued qui bénéficient maintenant d’une plage sableuse.

Un séisme ressenti sur des distances considérables

Le séisme a été ressenti à Constantine, à 430 km à l’est d’Alger et également sur la côte méditerranéenne espagnole dans les provinces d’Alicante, Valence, Almeria, à Lerida (nord-est) et enfin dans celle de Badajoz (sud-ouest). Il a aussi été ressenti à Gênes en Italie. Par ailleurs un petit tsunami avec des vagues d’un mètre et demi en moyenne, a touché l’archipel des Baléares (îles de Minorque, Majorque et Ibiza), endommageant plus de 180 bateaux, certains même ont été coulés.

La Côte d’Azur
Le tremblement de terre d’Algérie a aussi été ressenti par quelques personnes sur la Côte d’Azur, à Nice, à Cap d’Ail, à Monaco et à Menton. A Toulon dans le département du Var, des personnes demeurant dans les étages élevés des immeubles, auraient ressenti une légère secousse. Le Réseau National de Strasbourg a reçu au total 24 témoignages provenant de la frange côtière.

Phénomène marin de tsunami dans le port de la Figueirette à Théoule-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes

A Théoule-sur-Mer plusieurs petits bateaux ont été couchés par des vagues plus fortes que la normale. Selon le chef du secteur maritime de Théoule, ce phénomène s’est produit durant la nuit du 21 au 22 mai 2003. Il s’est manifesté par l’arrivée d’un train de houle de forte ampleur. Il a eu pour effet une montée rapide et importante du niveau de l’eau avec ensuite un retrait provoquant par "effet de pompe" un assèchement partiel du port. En ce qui concerne le port de la Figueirette le niveau de l’eau est descendu d’environ 1.50 m dans l’ensemble des bassins, avec de très forts courants entrants et sortants. Les dégâts apparents constatés par l’équipe portuaire semblent limités à quelques bateaux. A Antibes des plaisanciers ont signalé des vagues importantes. Un retrait d’un mètre aurait été observé près de Hyères dans le département du Var. Il est difficile d’obtenir des informations précises sur l’heure d’arrivée des vagues. Malgré tout, un témoin qui était présent sur son bateau mercredi 21 mai au soir, a indiqué que le port a commencé à se vider à 22 heures soit 1 h 16 après le séisme, ce qui donnerait pour une distance de 785 km environ, une progression de l’ordre de 10,33 km / mn soit environ 172 m/s. Par ailleurs, les marégraphes d’Ajaccio et Monaco ont enregistré des perturbations dues à l’onde de choc à partir de 20 h 00 et 20 h 20.

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Port de la Figueirette
Ce petit port de plaisance se situe à Miramar, sur la commune de Théoules
(Photo : André Laurenti)

Principauté de Monaco
Ce séisme a bien été ressenti par un grand nombre d’habitants de la Principauté de Monaco. Le bureau de la Direction de l’Environnement de l’Urbanisme et de la Construction, a enregistré certes, la secousse principale mais aussi une dizaine de répliques qui ont déclenché le système d’alarme sismique. La secousse principale a été enregistré à 18 h 53 soit 9 minutes après le tremblement de terre. Quant à la vitesse atteinte, enregistrée par le capteur, elle a été de 10-9m/s.

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Signal du séisme à Monaco
Le séisme a été enregistré par le système d’alerte sismique de la Principauté de Monaco
(Direction de l’Environnement de l’Urbanisme et de la Construction)

Une communication difficile

Le câble téléphonique qui relie l’Europe à l’Algérie a été sectionné probablement par des éboulements sous-marin liés au séisme, une ligne de secours via le Maroc a été installée pour pallier la défaillance de ce câble de télécommunications sous-marin. Pendant de nombreux jours, il a été difficile de joindre l’Algérie à partir de l’étranger le rétablissement des communications s’est fait de manière progressive. Les lignes téléphoniques ont été également perturbées dans le centre du pays.

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Tectonique

Le séisme s’est produit à la zone frontière entre la plaque tectonique eurasienne et la plaque africaine, "dans une région où la plaque africaine bouge vers le nord-ouest, contre la plaque eurasienne, à une vitesse de quelques millimètres par an. Le déplacement relatif de la plaque crée un environnement tectonique propice à des tremblements de terre de magnitudes élevées provoqués par une faille de chevauchement

Bref rappel historique

L’Algérie a déjà été frappée par de nombreux séismes destructeurs. Le 10 octobre 1980, la ville d’El Asnam devenue Chelif de nos jours, a été fortement endommagée par un séisme d’une magnitude de 7,1 qui a fait au moins 5.000 morts. Cette région est située à environ 220 km à l’ouest de l’épicentre du séisme de mercredi. La même localité d’El Asnam, alors appelée Orléansville, avait déjà été durement frappée le 9 septembre 1954 par un séisme d’une magnitude de 6,7 qui avait fait plus de 1.000 morts. Le 29 octobre 1989, un séisme d’une magnitude de 5,9 avait frappé à environ 110 km à l’ouest de la même ville, tuant une trentaine de personnes.


Tableau des répliques

La secousse principale s’est produite à 18 h 44 (temps universel) 19 h 44 (heure locale) et a été suivie par de nombreuses répliques dont voici les principales dans la liste ci-dessous. Ce tableau n’est pas exhaustif, les données proviennent de trois sources différentes. Tout d’abord du Réseau National de Surveillance Sismique de Strasbourg (RéNaSS), ensuite celui du Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (C.S.E.M.) et enfin du Centre algérien de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysiques (C.R.A.A.G.). Seules les magnitudes élevées figurent sur ce tableau.

DateHeure T.U.LocalisationLatitudeLongitudeProfondeurMagnitude
01 21/05/03 18 h 44 Nord-Est d’Alger 36.90 3.71 10 km 6.3 - 6.7 - 6.8
02 21/05/03 18 h 51 Nord-Est d’Alger 36.98 3.78 10 km 5.7
03 21/05/03 19 h 02 Nord-Est d’Alger 36.92 3.85 10 km 3.8 - 5.2 - 4.8
04 21/05/03 19 h 13 Nord-Est d’Alger 36.93 4.26 10 km 4.5
05 21/05/03 19 h 18 Nord-Est d’Alger 36.93 3.70 10 km 5.0
06 21/05/03 19 h 29 Nord-Est d’Alger 37.02 3.80 10 km 5.0
07 21/05/03 19 h 37 Nord-Est d’Alger 36.92 3.65 10 km 5.0
08 21/05/03 20 h 07 Nord-Est d’Alger 36.94 3.60 10 km 4.4
09 21/05/03 20 h 30 Nord-Est d’Alger 37.12 3.52 10 km 5.2
10 21/05/03 20 h 52 Nord-Est d’Alger 37.00 3.75 10 km 5.2
11 21/05/03 21 h 02 Nord-Est d’Alger 36.84 3.78 10 km 4.5
12 21/05/03 21 h 11 Nord-Est d’Alger 36.83 3.78 10 km 5.0
13 21/05/03 22 h 04 Nord-Est d’Alger 37.10 3.80 10 km 3.9 - 5.0 - 5.0
14 21/05/03 22 h 18 Nord-Est d’Alger 36.77 3.65 10 km 4.2
15 21/05/03 23 h 08 Nord-Est d’Alger 36.86 3.71 10 km 5.0
16 21/05/03 23 h 18 Nord-Est d’Alger 36.87 3.90 10 km 4.0 - 4.4
17 21/05/03 23 h 23 Nord-Est d’Alger 36.97 3.53 10 km 4.1 - 4.7 - 4.3
18 21/05/03 23 h 48 Nord-Est d’Alger 37.08 3.87 10 km 4.6
19 22/05/03 00 h 10 Nord-Est d’Alger 36.67 4.06 10 km 4.5
20 22/05/03 00 h 50 Nord-Est d’Alger 37.28 3.73 10 km 4.5
21 22/05/03 01 h 39 Nord-Est d’Alger 36,73 3.66 10 km 4.1 - 4.4 - 4.1
22 22/05/03 01 h 55 Nord-Est d’Alger 36.99 4.00 10 km 4.6
23 22/05/03 02 h 59 Nord-Est d’Alger 36.99 4.00 10 km 4.2
24 22/05/03 03 h 14 Nord-Est d’Alger 36.91 3.68 10 km 5.3 - 5.5 - 5.2
25 22/05/03 04 h 29 Nord-Est d’Alger 36.71 3.76 10 km 4.2
26 22/05/03 05 h 28 Nord-Est d’Alger 36.71 3.76 10 km 4.0
27 22/05/03 06 h 27 Nord-Est d’Alger 36.86 4.26 10 km 4.4 - 4.2
28 22/05/03 11 h 11 Nord-Est d’Alger 36.93 3.92 10 km 4.0 - 4.8 - 4.1
29 22/05/03 12 h 51 Nord-Est d’Alger 36.77 3.66 10 km 3.8 - 4.4 - 4.2
30 22/05/03 13 h 57 Nord-Est d’Alger 36.87 4.02 10 km 4.5 - 4.9 - 4.6
31 22/05/03 14 h 25 Nord-Est d’Alger 36.87 4.02 10 km 5.1
32 23/05/03 00 h 08 Nord-Est d’Alger 36.53 3.88 10 km 3.8 - 4.4 - 4.2
33 23/05/03 00 h 09 Nord-Est d’Alger 37.81 3.77 10 km 5.4
34 24/05/03 03 h 10 Nord-Est d’Alger 36.31 4.20 10 km 4.0 - 5.3 - 3.9
35 24/05/03 15 h 51 Nord-Est d’Alger 36.24 3.96 10 km 4.1 - 5.3 - 5.5
36 24/05/03 19 h 21 Nord-Est d’Alger 37.89 4.01 10 km 4.1 - 5.6 - 4.4
37 25/05/03 00 h 05 Nord-Est d’Alger 37.84 3.73 10 km 3.8 - 5.5 - 3.8
38 26/05/03 16 h 01 Nord-Est d’Alger 37.97 4.07 10 km 4.2 - 5.0
39 26/05/03 20 h 31 Nord-Est d’Alger 36.12 3.98 10 km 4.1 - 5.7
40 27/05/03 17 h 11 Nord-Est d’Alger 37.05 3.94 10 km 5.8 - 5.5 - 5.7
41 27/05/03 17 h 33 Nord-Est d’Alger 37.93 3.74 10 km 5.4
42 28/05/03 06 h 58 Nord-Est d’Alger 37.78 3.91 10 km 5.2 - 4.7
43 28/05/03 19 h 05 Nord-Est d’Alger 37.72 3.79 10 km 4.1 - 5.0
44 29/05/03 01 h 55 Nord-Est d’Alger 37.78 3.74 10 km 4.1
45 29/05/03 02 h 15 Nord-Est d’Alger 37.74 3.46 10 km 5.8 - 5.0 - 4.4
46 29/05/03 02 h 18 Nord-Est d’Alger 37.74 3.46 10 km 3.7
47 29/05/03 02 h 21 Nord-Est d’Alger 37.74 3.46 10 km 4.2
48 29/05/03 03 h 01 Nord-Est d’Alger 37.74 3.46 10 km 4.1
49 29/05/03 21 h 43 Nord-Est d’Alger 37.75 3.87 10 km 4.1
50 31/05/03 11 h 44 Nord-Est d’Alger 37.75 3.87 10 km 3.7 - 3.5

Informations contacts

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Pour ce qui concerne la localité de Boumerdès, vous pouvez obtenir des informations intéressantes grâce au site internet officiel de la ville : http://www.boumerdes.com/


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