![]() LE SEISME LIGURE DU MERCREDI 23 FEVRIER 1887
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les
détails de ce séisme, commune par commune
ALPES-MARITIMES
Cliquez sur les liens des tableaux ci-dessous ITALIE - LIGURIE en travaux L'événement
:
Le
mercredi 23 février 1887
un tremblement
de terre d’intensité maximale de X provoqua
d’importants dégâts et fit de nombreuses
victimes principalement en Italie mais aussi
quelques unes en France. Le foyer était situé en
mer probablement
au
large entre Diano
Marina et
Imperia.
Selon Arturo Issel, l'aire
sismique principale, limitée au territoire
sur lequel le tremblement de terre fut désastreux, c'est
à dire sur lequel on
peut observer la ruine totale ou presque de quelques
édifices, a une figure irrégulière
comparable à un triangle équilatéral.
L'angle le plus aiguë, serait Albissola Marine,
le second, moins aiguë, serait Nizza et le
troisième obtus, dans la vallée de la
Tinée au dessus de Clans.
Carte des
courbes d'intensités décroissantes On déplora 635 victimes sur la Riviera italienne et un total de 555 blessés. Dans les Alpes-Maritimes on dénombra huit morts répartis de la manière suivante : Castillon 2 morts et 20 blessés ; La Bollène-Vésubie 2 morts et 15 blessés : Bar-sur-Loup 2 morts et 3 blessés : Nice 2 morts et 13 blessés. Dans les Alpes de Haute-Provence le séisme fit 1 victime dans la localité de Saint-Pierre d'Entrevaux. La première secousse destructrice se produisit à 6 h 20, suivie d’une seconde dix minutes plus tard à 6 h 30, puis d’une troisième moins violente à 6 h 40. Quant à la quatrième, très vive, elle a eu lieu à 8 h 50 et poursuivit son travail de démolition.
Oscillation
des appareils magnétiques de l'observatoire de Greenwich
La
situation en Ligurie : Lors
de ce
séisme, l’état
du bâti a été en fait, l’une
des principales
causes de destructions. En Ligurie les précédents
événements de 1818 – 1831 et 1854 ont
malgré tout
contribué à une mise en état de
vulnérabilité successive des constructions. Cette
situation fut aggravée par la grande pauvreté
économique qui régnait à ce moment
là sur
le pays.
La zone de dégâts s'est concentrée sur la frange littorale et 'est propagée sur le pays montagneux qui va du col d'Altare au-dessus de Savona à Millesimo, Mondovi et aux régions limitrophes. La secousse a été forte, mais sans dommage important dans les provinces de Coni, d'Alexandrie et de Turin. Elle a été plus légère dans le plaines et dans les vallées de la province de Novare et en Lombardie, faible ailleurs en Italie. Les
effets dans les Alpes-Maritimes:
Effets du
séisme dans les Les quartiers situés en bordure de cours d’eau sur des terrains alluvionnaires, ont connu d’importants dégâts à Nice et à Menton, liés probablement au phénomène de liquéfaction du sol. A Nice,
à l'intérieur
d'un périmètre comprenant le quartier de St.
Etienne et
le sud de la Gare depuis le vallon de Magnan, jusqu'à
l'avenue
de la Gare (bd Jean Médecin), 18 maisons furent
évacuées pour d'importantes
réparations. Dans le
quartier situé entre la voie ferrée, le boulevard
Carabacel, l'avenue de la Gare et le Paillon, 14 habitations subirent
le même sort pour les même raisons. Entre le
Paillon, la
route de Turin, le boulevard de Riquier et la mer, 15 immeubles
connaîtront un traitement analogue. A
Menton,
le quartier Partouneaux,
ceux de la gare, de Saint-Benoit, les bords du Carei et du Borrigo ont
subi d’importants dommages. Certaines rues furent
sillonnées de
crevasses et les bordures de trottoirs séparées
de la
chaussée. En revanche le quartier de la Madone a
été le moins affecté.
Rue
Partouneaux à Menton lors du séisme et de nos
jours Au
village
de
Bonson
qui surplombe la
vallée de Var, un quartier entier
dénommé la Tour
et comprenant quatorze maisons, s’écroula
subitement.
Situation du
quartier de la "Tour" à Bonson Au
Broc, le
village par lui-même a peu souffert, seuls les quartiers
environnants des Fougassières, des Carlons, de la Germaine
et
de la Clave subirent de gros dégâts. Au Clos
Martel, huit
maisons et un bastidon composant le quartier des Soutrans furent
fortement endommagés, 16 personnes se trouvèrent
sans
abri.
Les
mouvements de terrain :
Les éboulements ont été
relativement nombreux
un peu partout dans le département.
Un éboulement se produisit sur la route du col de Braus, entre l’Escarène et Sospel sur une distance d’environ 1 600 m. Sur la même route, au-dessus de Touët de l’Escarène la chaussée s’effondra sur 50 m dans les lacets qui mènent au col. Entre Rourebel et Saint-Antonin, des blocs énormes obstruèrent le chemin vicinal. A
Séranon des rochers se détachèrent
subitement de
la montagne, probablement celle du Baous Roux.
Entre les
localités de Séranon et Caille on retrouve dans
le
paysage, les rochers
A
Villefranche,
un
éboulement important eut lieu au Pont de l’Arma
interrompant la
RN7. Le chemin conduisant à la Madone Noire, fut fortement
ébranlé et au-dessus du tunnel de la S.N.C.F. au
lieu-dit "Malariba", une crevasse de 15 cm parcourut le mur dans la
direction est-ouest.
Villefranche
: au premier plan le lieu-dit "Malariba" D’autres éboulements se produisirent dans les environs de Sospel mais l’imprécision des faits ne permet pas de situer l’événement. La montagne du Barbonnet au-dessus de Sospel fut fendue sur toute sa hauteur par des fissures perpendiculaires au nord magnétique. Elles mesuraient 3 mm au col St. Jean et 1 cm aux lacets les plus hauts. A
Menton,
la propriété
cultivée de M. Buscio, située au quartier
Guglione, subit
d’importants dégâts. Des gros blocs de
pierre se
détachèrent du haut de la colline et
détruisirent
une vingtaine de murs en pierre sèche, arrachant oliviers et
citronniers au passage.
Tsunami
: La
secousse
majeure a provoqué
des mouvements de mer d’amplitude variable à
Villefranche,
Menton, Nice et Antibes, celles-ci n’ont pas
dépassé un
mètre.
A Antibes la mer a baissé d’un mètre pour remonter presque à la hauteur du quai. A Marseille, le marégraphe n'indiqua aucune agitation de la mer mais les ondulations allant d'est en ouest, furent ressenties et de brusques trépidations s'accompagnèrent de mugissements souterrains.
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