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LES
SEISMES Vendredi 19 juillet 1963 : Le
séisme local le plus important du
siècle
écoulé
fut enregistré le vendredi 19 juillet 1963. Un premier
séisme
précurseur s'est produit à 5 h 45' 28" (T.U.), il
dura environ 34 secondes et atteignit une magnitude de 5.6 à
5.7 sur l’échelle de Richter. Le choc principal a
eu lieu à 5 h 46'
05" et fut encore plus fort avec
des valeurs de 5.9 à 6. L’épicentre
était situé
en mer, à 80 km au large de San Remo. L’hypocentre
a été
déterminé entre 5 et 10 km de profondeur(1). Orientation
bibliographique : Base de données
historiques nationales du Bureau
de Recherche Géologique et Minière (BRGM) ---------------------------------------------------------- Mardi 26 décembre
1989 : A
19 h 59 GMT soit à 20 h 59 heure locale une secousse
tellurique d’une magnitude de
4.5 sur l’échelle
de Richter fut ressentie sur tout le littoral
jusqu’à Marseille.
L’épicentre a été
localisé à 25 km au
sud de Monaco. Aucun dégât ne fut
déploré (1).
Sources documentaires ------------------------------------------------------------- A
7 h 50 GMT soit à 9 h 50 heure locale, une secousse
tellurique d’une magnitude
4.2 fait à
nouveau frissonner la Côte d'Azur.
L’épicentre se situait
en mer à environ 20 km au large de San Remo (1).
Sources documentaires 1 - Nice-Matin du mardi 17
avril 1990 "légère
secousse tellurique de Nice à Menton" --------------------------------------------------------------- A
08 h 02 GMT soit à 10 h 02 heure locale, un
séisme de magnitude 4.7 provoque
l’évacuation
de plusieurs bâtiments à Nice, Menton et Monaco.
La secousse
a été ressentie sur tout le littoral de Savone
à Marseille.
L’épicentre se trouvait à 15 km au
sud-ouest de Vintimille
et à 10 km au sud-est de Menton. Quant au foyer il a
été
localisé à 13 km de profondeur sur la faille qui
démarque
le canyon de la Roya.
Quelques dégâts minimes ont pu être observé. Le secteur le plus affecté a été le village d’Airole en Italie, dans la vallée de la Roya. La mairie et l’église ont été légèrement fissurées et à un kilomètre du village au dessus de la route qui mène à Collabasse ( rive droite de la Roya), l’auvent de la chapelle San Bernardo s’est effondré. A Menton un bruit rappelant celui d’une déflagration a été perçu par de nombreux habitants. Par contre le phénomène n’a pas été ressenti en Corse. Au lendemain de cette secousse l’observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer a immergé un capteur au dessus de la faille active. Cette expérience a permis de relever une centaine de réplique en dix jours (1).
Sources documentaires 1 - Nice-Matin du samedi
13 mai 1995 "une centaine de répliques au séisme
du 21 avril 1995"
Article de Thierry Rivière. ---------------------------------------------------------- A
06 h 08 GMT soit à 8 h 08 heure locale, une
secousse d’une magnitude 3.8 s’est produite dans la
partie moyenne de la vallée de la Vésubie, le bas
de la Tinée
et dans la Bévéra.
A Lantosque, Clans, la Bollène-Vésubie, Roquebillière, le Moulinet et Sospel, le réveil a été brutal. Un peu partout la secousse a provoqué quelques mouvements de panique. Aucun dégât n'a été signalé dans la zone épicentrale. Celle-ci semblait se situer entre la Bollène et Lantosque. Comme pour la secousse de 1995, les habitants de la Bollène Vésubie évoquèrent le bruit d’une explosion précédent la secousse. Par ailleurs, à Pont de Clans, Villars, St-Martin-Vésubie ou même au Col de Turini, la plupart des gens n’ont rien remarqué. ----------------------------------------------------------- A
18h22 une secousse d’une magnitude 3.3 sur
l’échelle de
Richter a eu lieu à 11 km au Nord Est de Nice. Le standard
du Centre
Opérationnel d’Incendie et de Secours (C.O.D.I.S.)
a été
submergé d’appels provenant des habitants
situés sur les
collines Nord de Nice, dans le quartier de l’Ariane et
jusqu’à Cap
d’Ail et Monaco. Mais c’est bien dans la
vallée du Paillon entre
la Trinité et Blausasc, que l’impact a
été le plus
fortement perçu par la population.
A Drap, sur le chemin Grec au Sud du village, des dizaines de personnes d’un lotissement d’une quinzaine de villas, sont sorties dans la rue. Même situation à la Trinité et à Contes où les habitants de certains secteurs du village ont entendu une double déflagration qui a précédé la secousse. Ce séisme a inquiété aussi les monégasques ou de nombreux appels ont été reçus chez les Sapeurs Pompiers, à la sûreté publique et au palais du gouvernement. A
gauche : le vallon de la Launa avec le chevauchement du jurassique de
la cime du
Rastel Un
séisme intéressant pour les chercheurs. Ce
séisme dit de
Peille a été très bien
entouré et
parfaitement enregistré par 20 stations des
réseaux sismologiques et
accélérométriques locaux dont voici le
détail :
ReNaSS 5 stations, TGRS 3 stations, RAP 6 stations, 4 stations du CETE Méditerranée installées temporairement dans la ville de Nice ont aussi été utilisées,1 station du laboratoire de Géophysique du C.E.A. (LDG) et enfin 1 station appartenant à la principauté de Monaco. Le réseau pédagogique Aster implanté dans 5 collèges du département a également bien enregistré ce séisme. Le déploiement du Réseau Accélérométrique Permanent (R.A.P.) installé depuis peu sur la ville de Nice, a permis de mesurer l’accélération du sol, ce qui représente une véritable première pour les scientifiques locaux. En effet ce petit séisme est une aubaine pour les spécialistes qui ont pu le localiser assez précisément (2 km d’incertitude) et attribuer cet événement au mouvement d’un segment de faille d’environ 600m de longueur. Il a été localisée à une faible profondeur, deux à quatre kilomètres environ, c'est la raison pour laquelle il a été aussi fortement ressenti. Le jeu de cette faille a eu lieu dans une direction et un sens compatible avec le mouvement décrochant sénestre de la faille Peille Laghet que l’on peut d’ailleurs voir en surface sur le terrain. La rupture sur le plan de faille a duré 0,1 seconde. Ces données extrêmement précieuses permettront de simuler les effets d’un tremblement de terre d’une magnitude 5 en zone urbaine. Les chercheurs espèrent à terme pouvoir obtenir plus amples informations sur la structure interne de sol. ---------------------------------------------------------- Séisme du lundi
21 août 2000 : Une
forte secousse s’est produite dans la zone sud-est du
Piémont
en Italie sur les collines de Montferrato, compris dans un triangle qui
a pour sommets les villes d’Asti, d’Alessandria et
d’Acqui Terme.
Ce séisme a été évalué à VII sur l’échelle d’intensité de Mercalli et à 4.8 de magnitude sur celle de Richter. Il n’y a pas eu de victime mais une bonne centaine d’édifices publics et privés ont été fissurés de façon plus ou moins grave principalement dans les localités de Bruno, Casorzo, Castello di Annone, Solero, Felizzano et Castellazzo Bormida. Des familles ont été évacuées à Calliano, Asti, Nizza Monferrato et Incisa. L’onde de ce tremblement de terre a été ressentie jusque sur la Côte d’Azur. Une centaine d’appels sont parvenus au Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (C.O.D.I.S.) et dans différents centres de secours. A Nice, ce sont surtout les habitants de Nice Nord et du quartier Saint-Roch qui ont le plus ressenti l’événement, à Monaco se sont ceux du quartier de Fontvieille. A Cagnes-sur-Mer, quelques habitants demeurant dans les niveaux supérieurs des immeubles situés à proximité du cours d’eau le Malvan boulevard Maréchal Juin, ont ressenti la secousse. L’une des personnes a observé un léger balancement d’un halogène servant de décoration et sur lequel une plante en pot était posée. Par ailleurs deux secousses avaient été relevées le matin même à 7h25 et à 7h35 par le Réseau National de Surveillance Sismique (Re.Na.S.S.) avec une magnitude de 2.9 et 2.4 sur l’échelle de Richter. ------------------------------------------------------------ Crise sismique de mardi 19
décembre 2000 Une
crise sismique a tiré de leur sommeil de nombreux
habitants
de la région niçoise dans la nuit de lundi
à mardi.
En effet, il était 1h52 heure locale lorsqu’une secousse très brève d’une magnitude 2.8 a été ressentie par de nombreuses personnes. Ce soubresaut a été précédé par six autres événements qui sont passés presque inaperçus, pour la plupart, d’une magnitude de 2.1 à 2.3 et dont la toute première a eu lieu à 1h17. Peu après 1h 52, deux autres secousses ont eu lieu à 2h 03 d’une magnitude 2.0 et à 2h 26 d’une magnitude 2.5. Ces premières ondes ont été principalement perçues dans les localités de Blausasc, de Peille et aussi en Principauté de Monaco.
Mais
c’est dans l’après-midi du mardi 19
décembre
2000 à 15h20, que la secousse la plus forte a
été
enregistrée. D’une magnitude plus
élevée de l’ordre
de 3.5, ce séisme a très
légèrement été
supérieur à celui du 1er novembre 1999
situé lui aussi
dans la même zone.
Cet essaim localisé dans les environs du village de Blausasc était de faible profondeur. Après la lecture et l’analyse des relevés de tous les capteurs déployés dans le secteur, il a pu être situé d’une manière précise par les chercheurs de Géosciences Azur. Ce dernier événement a bien été ressenti dans les agglomérations de Blausasc, Peille, Contes, Eze, la Turbie et aussi dans la vallée du Paillon à Drap, la Trinité à Nice, également dans la principauté de Monaco où le standard téléphonique du laboratoire de sismologie a été saturé avec plus de 1000 appels. Le personnel n’a pas pu répondre à tous les appels. Une nouvelle secousse a eu lieu le mercredi 20 à 6h 45, la magnitude était de 3,0.
Un
précédent dans la
région Une
crise comme celle-ci a connu un précédent
dans
la région puisqu’un essaim sismique a
été enregistré
d’octobre 1983 à janvier 1984 dans la
vallée de la Roya.
Ce fut au total une soixantaine de petits séismes qui furent
localisés.
Les premières secousses de magnitude inférieure
à
2.5 se produisirent dans le secteur de Sospel le long du
décrochement
Monaco-Sospel-Breil. L’activité s’est
ensuite déplacée
vers Breil et Saorge où deux secousses ont
dépassé
la magnitude 3. Puis, une période paroxysmique de
l’activité
s’est produite dans le secteur de Saorge. C’est
là que s’est déroulé
l’essentiel de l’activité, plus
précisément dans la
zone de convergence des deux décrochements, celui.de Saorge
Taggia
et celui de Saorge Sospel.
Identification de la faille
responsable Cette
mini crise s’inscrit au cœur d’un
réseau qui fut en
opération durant deux mois, dans le cadre de la campagne
"SALAM" réalisée conjointement par le Centre
d'Etudes
Techniques de l'Equipement (C.E.T.E.) et l'UMR. Le
déploiement
depuis le 16 octobre 2000 d’une vingtaine de stations dans le
secteur réduit
compris entre Nice, Menton Sospel et Coaraze et dont le but visait
à approfondir ensemble les connaissances sur
l'aléa
régional, a permis une exploitation
plus précise des relevés de cette crise mais
aussi d’identifier
les failles actives de ce secteur.
Au moment de la crise des capteurs supplémentaires ont été mis en place dans la zone concernée afin de renforcer ceux déjà existant et d’augmenter les chances d’une localisation précise. Lorsque la crise est survenue Le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement (C.E.T.E.) a mobilisé l'autre partie de son réseau portable pour le déployer sur la ville de Nice . La plupart des données ont ensuite été traitées et exploitées par l'UMR. ________________________________ Séisme du dimanche 25 février 2001 Coïncidence
Dans
le folklore japonais, le monstrueux Namazu, poisson-chat
censé
vivre sous l’Archipel, est tenu responsable des tremblements
de terre à
chaque fois qu’il remue la queue. A Nice il n’y a
pas de Namazu mais on
pourrait peut-être imaginer que le Roi Carnaval ne supporte
pas de
partir en fumée. En effet, curieusement l’histoire
nous apprend
que le tremblement de terre de 1644 a eu lieu le 15 février,
celui
de 1818 c’est produit le 23 février, 23
février aussi pour
le séisme Ligure de 1887 et enfin le tout dernier a
été
enregistré le dimanche 25 février 2001 avec une
différence
par rapport aux précédents, celui-ci
n’a pas fait de dégât,
ouf !
Il ne faut pas pour autant appréhender le prochain carnaval en traitant "sa Majesté" d’oiseau de mauvaise augure, mais il faut voir cela plutôt comme une pure coïncidence.
Dimanche
25 février 2001 à 19h34 heure locale, un
séisme parmi les plus
importants de ces dernières années en France
métropolitaine a été largement
ressenti sur toute la région et a sensibilisé 1
950 000 habitants.
D’une magnitude 4.6, l’épicentre a été localisé en mer à 43°51’ de latitude Nord et à 7°48’ de longitude Est, soit relativement proche de la côte à environ 29 kilomètres au Sud Sud-Est de Nice et à une profondeur de 7,5 km. L'accident tectonique s'est produit au pied de la marge Ligure, au nord de la vallée sous-marine du fleuve Var, sur une faille active connue par les chercheurs et sous une tranche d'eau de 2000 m. Les fonds marins au large de Nice se présentent en effet comme un plateau en pente qui se termine par une importante falaise. C'est au bas de cette falaise qu'il y a eu "friction." Ce phénomène bien compris par les spécialistes correspond à un mouvement en faille inverse sous l'effet d'une compression tectonique de direction nord-ouest - sud-est. Le mécanisme de ce séisme est pratiquement identique à celui du 26 décembre 1989. Il n'a donc rien d'exceptionnel et à ce degré de magnitude, la récurrence est de l'ordre de cinq à six ans.
Les
effets : L'onde
de
choc a été perceptible dans tout le
sud-est de la France jusqu'aux Bouches du Rhône en passant
par le Var plus
spécialement dans le secteur de Draguignan, à
Saint-Raphaël, Saint Tropez et
Sainte Maxime. La secousse a aussi été ressenti
dans une moindre mesure à
Hyères et dans quelques quartiers de Toulon.
A Cannes, elle a été plus particulièrement perçue du côté de la Bocca, de Ranguin et du Cannet. A Tende et à Sospel, des témoins ont vu leurs meubles bouger de quelques centimètres. D'autres témoignages similaires ont été recueillis à Vence, à Bézaudun, mais aussi au sud de Grasse plus particulièrement à Plascassier, Plan de Grasse jusqu'à Mouans-Sartoux et Mougins. Ce séisme a mis en émoi l'ensemble de la population du département des Alpes-Maritimes. Il a inquiété de nombreux habitants du sud des départements du Var et des Alpes de Haute-Provence. L'intensité maximale observée de V a été atteinte dans les Alpes-Maritimes à Nice, Castellar, Falicon, La Trinité; dans les Alpes de Haute-Provence à Allons, dans le Var à Châteaudouble et à Trans en Provence, dans le Vaucluse à Gignac. Dans la vallée de la Tinée aucun des villages entre Roure et Tournefort n'a perçu la secousse. Seule la commune d'Isola semble avoir observé largement la secousse (intensité IV). La vallée du Var, au sud-ouest de celle de la Tinée, a ressenti les effets de la secousse de façon assez nette (intensité de III à IV) Plus loin encore, elle a été perçue au 15 ème étage d'un immeuble de Grenoble. Ceci correspond à une amplification sur sol alluvionnaire. A Nice il a été mesuré sur les sols rocheux du Mont Boron une atténuation de 400% environ par rapport aux sols alluvionnaires du jardin Alsace Lorraine.
Bruits
entendus : Le
bruit a
été signalé dans 112 communes. Pour
certains la secousse fut précédée par
un grondement sourd semblable au
passage d'un camion, d'un avion de chasse, d'un souffle violent ou
encore au
passage d'un métro.
Des coupures d'électricité ont été signalées au Cannet (10 mn) sur l'ensemble d'un quartier, et à Nice une baisse sensible de l'énergie électrique (1 à 2 secondes) sans coupure. Ce séisme a été suivi quelques heures plus tard, par deux répliques de magnitude 2,3 à 19 h 53 et 21 h 33 heure locale. Tourette-sur-Loup est la seule commune à avoir signalé la première réplique. Une troisième a eu lieu le 1er mars à 01 h 53mn. L'ensemble des réseaux déployés à terre est malheureusement trop éloigné de la zone épicentrale, il n’a pas pu fournir des renseignements précis. C’est la raison pour laquelle cinq O.B.S. (Océan Bottom Séismometers) : stations sismologiques marines ont été acheminées en deux heures de temps sur le site. Elles ont été embarquées à Nice à bord de Téthys II un navire appartenant au C.N.R.S. et géré par l'institut national des sciences de l'univers. Il s'agit d'un matériel confectionné par l'institut de recherche pour le développement, avec le partenariat de l'institut universitaire du Texas et le laboratoire Géosciences Azur. Ces types de stations sont uniques en France et sont stockées au laboratoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer. Ces appareils coûtent la bagatelle de 22 800 euros pièce et ont la capacité de descendre jusqu'à 8 000 mètres de profondeur. Ces bulles permettront une étude plus précise des répliques de faible magnitude et pourront également identifier d'une manière plus fine la faille active. Les
leçons d’une secousse Lors
d’un tremblement de terre, les consignes de
sécurité précisent bien surtout de ne
pas téléphoner inutilement, sauf pour
signaler les urgences médicales ou un incendie, ceci pour ne
pas encombrer les
lignes et gêner l’organisation des secours.
L’exemple du 25 février 2001 met le doigt sur le véritable déficit évident d'informations vers le grand public. Beaucoup de personnes ont reconnu ne pas connaître les gestes ou attitudes à adopter lors d'un tel événement. Pourtant un plan d’urgence départemental séismes a été institué le 21 janvier 1994 par la préfecture; il est spécifique au département des Alpes-Maritimes et c’est précisément dans celui-ci que figurent les consignes de sécurité. Cependant la diffusion de ce dossier a été faite auprès de toutes les instances dirigeantes des Alpes-Maritimes, mais n’est malheureusement jamais remonté jusqu’à la population. Aujourd’hui ce dossier n’ayant pas subit de mise à jour, est complètement dépassé. Ainsi lors du séisme, les casernes de pompiers ont été submergées d’appels par des personnes légitimement inquiètes qui avaient, soit besoin d’être rassurés, soit pour raconter ce qu’elles avaient ressenti. Appeler les pompiers dans ce cas, s’avère inutile car ils ne pourront rien vous dire de plus, en revanche cela peut être dangereux car vous risquez de mettre en péril la vie de quelqu’un qui n’arrive pas à joindre les secours. Il est clair qu’à chaque fois la même question vient hanter les esprits, ce séisme peut-il être annonciateur d’un tremblement de terre plus important ? Selon les spécialistes la question ne peut malheureusement jamais être élucidée à l’avance : les deux cas de figure sont possibles. Lors de la crise sismique qui a frappé la région d’Assise en Italie en Septembre 1997, un premier tremblement de terre de magnitude 5.7 a été suivi le lendemain par un séisme plus fort de magnitude 5.9. En revanche, les récents événements de 1989, 1995 et celui de 25 février 2001 qui ont été ressentis dans les Alpes-Maritimes étaient des secousses isolées suivies par des répliques de magnitude bien inférieure pratiquement imperceptible à l’homme. A l’occasion de la secousse du 25 février dernier, les médias n’ont pas cherché à calmer les esprits bien au contraire ils n’ont fait qu’amplifier l’effet de panique sur les téléphones. La secousse survenue quelques dizaine de minutes avant les informations a été une aubaine pour les journalistes. Elle a fait incontestablement la une des journaux télévisés de 20h et des chaînes de radios. Cependant il faut savoir une chose, les données de ce genre de séisme sont transmises en temps réel au centre national à l'Institut de Physique du Globe de Strasbourg. une alerte est aussitôt déclenchée et l’information sur la localisation, la profondeur, et la magnitude, est alors envoyée aux autorités locales ; la Préfecture, la Protection Civile, la communauté scientifique régionale et aux médias. Mais pour cela, il faut bien entendu le temps aux personnels d’astreinte d’analyser les données. Hors les médias n’avaient pas encore d’informations suffisantes à l’heure du 20h, c’est la raison pour laquelle l’annonce brutale et sans précision a semé une totale confusion. Les téléspectateurs qui étaient encore sous le choc des images des tremblements de terre du Salvador et de l’Inde, ont tout de suite imaginé le pire pour la Côte d’Azur et ont cherché à joindre à tout prix des proches ou des amis. Résultat le réseau a été complètement saturé pendant près d’une heure. Que se serait-il passé s’il y avait eu des dégâts ? On
en revient une fois de plus à
l’absence de campagnes
de sensibilisation, en fait les décisions se prennent bien
loin de la zone
concernée, à Paris dans une zone asismique. Si la
capitale se trouvait dans
une zone sismique, les choses seraient probablement
différentes. Certes 43
morts en presque un siècle au cours du tremblement de terre
de Lambesc, contre
8000 tués chaque année sur les routes,
ça ne plaide pas en faveur de la
prévention des séismes. -----------------------------------------------------------------
Une
nouvelle secousse s’est produite le Mercredi 14 mars
2001
à 8h09 heure locale, en mer Ligure à 35 km au
large de la
localité de San Stefano al Mare. Ce séisme
d’une magnitude
de 3.9 sur l’échelle de Richter a
été situé
à 43° 567 de latitude Nord et de 8° 122 de
longitude Est
à une profondeur de 18km.
Cette recrudescence d’activité depuis quelques mois fait l’objet de toute l’attention des spécialistes --------------------------------------------------------
Un
petit séisme d'une magnitude 3.5 a
été enregistré à 19 h 28
(GMT) soit
à 21 h 28 heure locale. L'épicentre se trouvait
entre Valdieri, Entracque,
Limone et Moiola, par 44.22 de latitude nord et 7.43 de
longitude est,
avec une profondeur de 5 km environ.
Ce séisme a été bien ressenti sur le versant italien du Mercantour, par les habitants de Valdieri et d' Entracque où les gens sont sortis dans la rue. Dans ce dernier village, la secousse a provoqué la rupture d'une petite centrale de compression de gaz suivie par une dangereuse fuite de combustible. Les trépidations du sol ont été également ressenties à Borgo San Dalmazzo et à Cuneo. Coté français, le séisme a été perçu par les habitants d'Isola, du Boréon, de Saint-Dalmas de Tende et surtout de Tende. Deux autres secousses se sont produites les 09 et 22 août et ont été également ressenties par quelques habitants de la vallée de Gesso, proche de Valdieri. Lors de l'événement du 22 août, deux déflagrations successives ont été entendues. -------------------------------------------------------------
Un
séisme d'une magnitude locale de 2.6 s'est
produit à 15 h 08 heure locale. L'épicentre a
été localisé à 3.5 km au
nord du village d'Utelle et à 5 km à l'est de la
Tour-sur-Tinée.
Cet événement a été très bien enregistré par la plupart des stations du réseau. Localisation : 43° 55' 48" de latitude nord et 7° 13' 48" de longitude est A Utelle la secousse a été ressentie par plusieurs personnes. Des ouvriers qui se trouvaient sur un échafaudage ont du se tenir. Selon des témoignages recueillis, c'est dans un quartier de la Tour-sur-Tinée situé au col de l'Abeille, à 4 km de l'épicentre, au droit de la route qui mène aux Granges de la Brasque, que le séisme a été davantage ressenti : - Nous avons senti le toit de la maison faire l'accordéon. Un bruit très court comme si un énorme rocher était tombé à 50 m de la maison a été immédiatement suivit par une secousse de 2 secondes environ. Ces descriptions correspondent bien à un événement très proche : avec une durée du mouvement très court et une amplitude forte. ----------------------------------------------------------
Ce séisme a
été bien ressenti dans le
secteur d'Entrevaux. Selon
les données du ReNaSS, ce petit séisme d'une
magnitude
2.6 s'est produit à 22 h 34 TU soit à 23 h 34
heure locale, à 3 km environ au
nord-ouest d'Entrevaux. D'après le message reçu
d'un
collègue qui réside à 1.5 km au
nord-ouest
d'Entrevaux, cet événement a
été ressenti
par les habitants. On en parlait le lendemain dans les bistrots
d'Entrevaux. Selon les témoignages recueillis par le
correspondant, il y a eu comme une déflagration et un
mouvement
très bref.
Cet évènement a été davantage ressenti dans le petit village de Saint-Benoit (A.H.P.) Selon la presse locale de dimanche 27 novembre, un habitant de ce village a fait la déclaration suivante : "Tout a vibré dans la maison, je suis sorti en pleine nuit dans le jardin car j'ai cru qu'une maison voisine venait d'exploser". Ces impressions étaient partagées par d'autres habitants, tous tirés de leur sommeil. Ce séisme a aussi été perçu dans les quartiers d'Annot et de Castellet les Sausses dans la vallée du Var mais plus faiblement. ---------------------------------------------------
Selon
les données du ReNaSS, un séisme d'une magnitude
3.5
s'est produit dans la nuit à 23 h 57 T.U. soit à
00 h 57
heure locale dans les gorges du Cians. L'épicentre a
été localisé à environ 5 km
au sud de
Beuil, à 4.5 km au nord-ouest de Pierlas et à 6.5
km au
nord du village de Rigaud. Il
est à noter qu'un petit événement
s'est produit
la veille, le 19 décembre à 20 h 49 T.U.
soit à 21 h 49 heure locale, l'épicentre
était à environ 2 km au
nord-est de la
station de Valberg et à 3 km au nord-ouest de Beuil. Renseignement
pris mercredi 21 décembre en matinée
auprès de la gendarmerie
de
Puget Théniers aucun appel n'a été
reçu.
Selon un appel
téléphonique d'un correspondant, de
nombreuses personnes sont sorties à
l'extérieur des maisons et des objets sont tombés
à Valberg. Il signale aussi la chute de meuble dans un
appartement situé au dessus de la route d'accès
à
la station, au quartier des Launes. Les habitants proches du lac de
Beuil auraient ressenti très nettement la secousse.
La chute de meubles et d'objets a été confirmée par le gardien de l'immeuble "le Palace" situé sur un mamelon au quartier des Launes. Ces faits ont été constatés exclusivement au dernier étage de cet immeuble, c'est à dire au quatrième. Monsieur
Guichard demeurant à proximité de l'Ecole de
Neige de
Valberg précise qu'au moment du choc principal il a entendu
comme un bruit de tonnerre venant du sud-est qui l'a soudain
réveillé lui
et sa femme, sans toutefois noter de secousse. Le même bruit
moins fort s'est reproduit 15 à 20 mn plus tard puis
à
nouveau vers 2 h 28. Il signale également avoir entendu
comme un
bruit de tonnerre lointain la veille, c'est à dire lundi 19
au
soir entre 21 h 00 et 22 h 00. Sa femme aurait aussi entendu lundi
après midi un grondement lointain se répercuter
dans les
montagnes. Voici un autre
témoignage
intéressant d'un couple résident à
Combarionne
à l'entrée de Valberg qui a
été
réveillé en sursaut. "Nous
avions l'impression qu'une voiture
était entrée dans
le mur de la maison, le lit a bougé comme si on tordait les
pieds du lit et qu'on le secouait, les vitres de la fenêtre
ont
vibré et tout cela dans une sorte de grondement comme
à
la fin d'un orage, suivi d'un immense silence. J'ai regardé
le
radio réveil il était 0h58.Un bibelot
situé dans la chambre de notre fille est tombé
dans son lit. C'est
la première secousse aussi importante que j'ai ressenti
depuis
45 ans et honnêtement j'ai eu peur. Je n'ai pas
réussi
à me rendormir tout de suite, à 2h23 je pense
qu'il y a
eu encore une légère secousse mais imperceptible
cette
fois, mais j'ai senti une très légère
vibration
très courte."
La postière du village de Beuil précise que ce séisme a été ressenti dans le village de Beuil mais plus particulièrement au quartier des Launes (qui dépend de cette commune), elle a dit également avoir également entendu une déflagration la veille le 19 décembre vers 22 h 00. Dans
le village de
Rigaud situé a environ 5 km au sud de l'épicentre
le
séisme n'a pas été ressenti. L'Office de Tourisme du village de Roubion fait savoir qu'après avoir interrogé plusieurs personnes du village, aucune n'a ressenti un quelconque tremblement. En fonction des renseignements obtenus, Il semble que la zone intéressée par cet événement reste très réduite, ce qui laisse supposer que l'hypocentre de ce séisme était très proche de la surface. -------------------------------------------------------------
Séisme de samedi 02 septembre 2006 Le
Réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS) a
enregistré, le samedi 2 septembre 2006 à 01 h 21
T.U. soit à 3 h 21 (heure locale)
un séisme de magnitude 4,2. Cet
événement a été
très bien
enregsitré sur toutes les stations de la région
ainsi que
celle du Haut de Cagnes où la valeur a d'ailleurs
été relativement importante.
Séisme
du 02 septembre 2006Pour plus de détails voir la page suivante : -----------------------------------------------------------------
Séisme du mardi 24
octobre 2006Le Réseau National de
Surveillance Sismique (ReNaSS) a enregistre le mardi 24 octobre 2006 à 17 h 31 T.U. soit
à 19 h 31 heure locale
un séisme de magnitude 3.6. L'épicentre a
été placé à la
frontière franco-italienne à 5.5 km au
sud-est de
Breil-sur-Roya, quant à la magnitude elle a
été augmentée à 3.8 par
d'autres institutions.
Pour plus de détails voir la page suivante : Séisme du 24 octobre 2006 ------------------------------------------------------------------
Séisme du 24
février 2007Le réseau National de
Surveillance Sismique (ReNaSS) a
enregistré à 22 h 09 T.U soit à 23 h
09 heure
locale un petit séisme de magnitude 2.0.
L'épicentre a
été localisé à
proximité de la
station de Valberg, à 2,5 km au nord-est de
Péone. Un tel événement par sa faible
magnitude ne devrait pas être ressenti par la population. Or
ce
n'est pas toujours le cas pour les séismes qui se produisent
dans les environs de Valberg, il semblerait que ce soit une
particularité de ce secteur (voir séisme du 20
décembre 2005). La raison peut s'expliquer par la
présence de foyers situés
très proches de la surface du sol, c'est la raison pour
laquelle
ils sont ressentis par la population mais sur un secteur
extrèmement limité.
Séisme du 04 juillet 2010Selon la presse des personnes ont tout de même eu le temps de se sentir secoués plus particulièrement dans les étages des habitations. Toutefois cette secousse n'a pas été ressentie dans toute la station de Valberg. Cet événement a été ressenti à l'entrée de la station au hameau de Combarionne. Un témoignage donne les précisions suivantes : Nous regardions la télévision et le lit a tremblé quelques fractions de seconde. Mon mari qui était à l'étage d'en dessous à l'ordinateur, n'a rien ressenti sauf qu'il s'est étonné qu'on déplace le lit. ------------------------------------------------------------------
Le Réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS) a enregistré dimanche 04 juillet, un séisme d'une magnitude locale de 3.7 à 16h34 TU soit à 18h34 heure locale. L'épicentre a été localisé en mer à 31 km environ au sud-sud-est d'Imperia en Ligurie occidentale. Sur la côte Ligure ce séisme a été ressenti par les habitants des communes de d'Imperia, de Diano Marina, de Cervo et de Savone. De nombreux appels ont été reçus dans les centres de secours de Varazze, Savone, Noli, Albenga et Savone. Des contrôles ont été effectués par le département de la Protection Civile, il n'a été relevé aucun dégât. Ce séisme a été enregistré par 21 stations du réseau sismique national italien (I.N.G.V.). ------------------------------------------------------------------
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