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LES SEISMES 
DU XXème ET XXIème SIECLES

 


Vendredi 19 juillet 1963 :

Le séisme local  le plus important du siècle écoulé fut enregistré le vendredi 19 juillet 1963. Un premier séisme précurseur s'est produit à 5 h 45' 28" (T.U.), il dura environ 34 secondes et atteignit une magnitude de 5.6 à 5.7 sur l’échelle de Richter. Le choc principal a eu lieu à 5 h 46' 05" et fut encore plus fort avec des valeurs de 5.9 à 6. L’épicentre était situé en mer, à 80 km au large de San Remo. L’hypocentre a été déterminé entre 5 et 10 km de profondeur(1).
Ce séisme a été largement ressenti des Alpes-Maritimes à l’Hérault jusque dans la plaine du Roussillon ainsi qu’en Italie du Nord et en Corse.
A Menton de légers dégâts ont été observés avec quelques vitres brisées, mais aussi l’éclatement d’un réservoir d’eau sur le toit d’une villa située boulevard Garavan, des fissures de plafond et de petites lézardes dans les murs (2). On déplora également dans cette localité, des chutes de plâtre tout comme à Cagnes-sur-Mer et à Nice (3). 
Ce séisme a eu comme intensité sur l'échelle MSK VI à Bastia et Calvi
5.5 à Cagnes-sur-Mer, Menton, Grasse, Roquefort les Pins, Gorbio, Bendejun, Gréolières, Saint-Laurent du Var et Tourrette Levens. 
V à Cannes, Nice, Antibes et Peille.
Cet événement a été suivi de réplique dont la plus forte s'est produite le 27 juillet à 5 h 58' 52" (T.U.) et a donné comme intensité VI à Imperia et Albenga, 4.5 à la Bollène Vésubie et IV à Monaco Nice et Valdeblore.

Seisme1963.jpg (16679 octets)
Carte des intensités

Orientation bibliographique :

1 - Capponi G. Eva C. Merlanti F : "Il terremoto del 23 febbraio 1887 in liguria occidentale". Accademia ligure di scienze e lettere vol XXXVII, 1980. Laboratoire de Monaco

2 - Nice-Matin du samedi 20 juillet 1963 "La terre a tremblé sur le littoral méditerranéen ainsi qu'en Italie et en Corse". 18ème année n° 5821 (service documentation de Nice-Matin).

3 - Le risque sismique dans le sud-est de la France : ouvrage sous la direction de Bertrand Fenet, Editions Edisud, 1981.

Base de données historiques nationales du Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM)
http://www.sisfrance.net/ 

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Mardi 26 décembre 1989 :

A 19 h 59 GMT soit à 20 h 59 heure locale une secousse tellurique d’une magnitude de 4.5 sur l’échelle de Richter fut ressentie sur tout le littoral jusqu’à Marseille. L’épicentre a été localisé à 25 km au sud de Monaco. Aucun dégât ne fut déploré (1).

Sources documentaires
1 - Nice-Matin du jeudi 28 décembre 1989 "Les leçons d'une secousse" édition Antibes-Cagnes-Vence
2- Réseau National Sismique de Strasbourg

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Dimanche 15 avril 1990 :

A 7 h 50 GMT soit à 9 h 50 heure locale, une secousse tellurique d’une magnitude 4.2 fait à nouveau frissonner la Côte d'Azur. L’épicentre se situait en mer à environ 20 km au large de San Remo (1).

Sources documentaires

1 - Nice-Matin du mardi 17 avril 1990 "légère secousse tellurique de Nice à Menton"
2 - Réseau National Sismique de Strasbourg

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Vendredi 21 avril 1995 :

A 08 h 02 GMT soit à 10 h 02 heure locale, un séisme de magnitude 4.7 provoque l’évacuation de plusieurs bâtiments à Nice, Menton et Monaco. La secousse a été ressentie sur tout le littoral de Savone à Marseille. L’épicentre se trouvait à 15 km au sud-ouest de Vintimille et à 10 km au sud-est de Menton. Quant au foyer il a été localisé à 13 km de profondeur sur la faille qui démarque le canyon de la Roya.
Quelques dégâts minimes ont pu être observé. Le secteur le plus affecté a été le village d’Airole en Italie, dans la vallée de la Roya. La mairie et l’église ont été légèrement fissurées et à un kilomètre du village au dessus de la route qui mène à Collabasse ( rive droite de la Roya), l’auvent de la chapelle San Bernardo s’est effondré. A Menton un bruit rappelant celui d’une déflagration a été perçu par de nombreux habitants. Par contre le phénomène n’a pas été ressenti en Corse.
Au lendemain de cette secousse l’observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer a immergé un capteur au dessus de la faille active. Cette expérience a permis de relever une centaine de réplique en dix jours (1).

     Roya1                       Roya2      
La secousse du 21 avril 1995 a été suffisamment forte pour faire basculer l'auvent
de la chapelle San Bernardo (vallée de la Roya)
( Photos : André LAURENTI )


Sources documentaires

1 - Nice-Matin du samedi 13 mai 1995 "une centaine de répliques au séisme du 21 avril 1995" Article de Thierry Rivière.
2- Réseau National Sismique de Strasbourg

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Jeudi 26 juin 1997 :

A 06 h 08 GMT soit à  8 h 08 heure locale, une secousse d’une magnitude 3.8 s’est produite dans la partie moyenne de la vallée de la Vésubie, le bas de la Tinée et dans la Bévéra.
A Lantosque, Clans, la Bollène-Vésubie, Roquebillière, le Moulinet et Sospel, le réveil a été brutal. Un peu partout la secousse a provoqué quelques mouvements de panique. Aucun dégât n'a été signalé dans la zone épicentrale. Celle-ci semblait se situer entre la Bollène et Lantosque.
Comme pour la secousse de 1995, les habitants de la Bollène Vésubie évoquèrent le bruit d’une explosion précédent la secousse. Par ailleurs, à Pont de Clans, Villars, St-Martin-Vésubie ou même au Col de Turini, la plupart des gens n’ont rien remarqué.

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Lundi 1er novembre 1999 :

A 18h22 une secousse d’une magnitude 3.3 sur l’échelle de Richter a eu lieu à 11 km au Nord Est de Nice. Le standard du Centre Opérationnel d’Incendie et de Secours (C.O.D.I.S.) a été submergé d’appels provenant des habitants situés sur les collines Nord de Nice, dans le quartier de l’Ariane et jusqu’à Cap d’Ail et Monaco. Mais c’est bien dans la vallée du Paillon entre la Trinité et Blausasc, que l’impact a été le plus fortement perçu par la population.
A Drap, sur le chemin Grec au Sud du village, des dizaines de personnes d’un lotissement d’une quinzaine de villas, sont sorties dans la rue. Même situation à la Trinité et à Contes où les habitants de certains secteurs du village ont entendu une double déflagration qui a précédé la secousse. Ce séisme a inquiété aussi les monégasques ou de nombreux appels ont été reçus chez les Sapeurs Pompiers, à la sûreté publique et au palais du gouvernement.


FaillePeille.jpg (15324 octets)Peille.jpg (21852 octets)Peille1.jpg (20398 octets)

A gauche : le vallon de la Launa avec le chevauchement du jurassique de la cime du Rastel 
qui descend vers le village de Peillon
Centre et droite : Village de Peille et les escarpements calcaires jurassiques
(Photos : André Laurenti)

Un séisme intéressant pour les chercheurs.

Ce séisme dit de Peille a été très bien entouré et parfaitement enregistré par 20 stations des réseaux sismologiques et accélérométriques locaux dont voici le détail :
ReNaSS 5 stations, TGRS 3 stations, RAP 6 stations, 4 stations du CETE Méditerranée installées temporairement dans la ville de Nice ont aussi été utilisées,1 station du laboratoire de Géophysique du C.E.A. (LDG) et enfin 1 station appartenant à la principauté de Monaco. Le réseau pédagogique Aster implanté dans 5 collèges du département a également bien enregistré ce séisme.
Le déploiement du Réseau Accélérométrique Permanent (R.A.P.) installé depuis peu sur la ville de Nice, a permis de mesurer l’accélération du sol, ce qui représente une véritable première pour les scientifiques locaux.
En effet ce petit séisme est une aubaine pour les spécialistes qui ont pu le localiser assez précisément (2 km d’incertitude) et attribuer cet événement au mouvement d’un segment de faille d’environ 600m de longueur. Il a été localisée à une faible profondeur, deux à quatre kilomètres environ, c'est la raison pour laquelle il a été aussi fortement ressenti. Le jeu de cette faille a eu lieu dans une direction et un sens compatible avec le mouvement décrochant sénestre de la faille Peille Laghet que l’on peut d’ailleurs voir en surface sur le terrain. La rupture sur le plan de faille a duré 0,1 seconde.
Ces données extrêmement précieuses permettront de simuler les effets d’un tremblement de terre d’une magnitude 5 en zone urbaine. Les chercheurs espèrent à terme pouvoir obtenir plus amples informations sur la structure interne de sol.

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Séisme du lundi 21 août 2000 :

Une forte secousse s’est produite dans la zone sud-est du Piémont en Italie sur les collines de Montferrato, compris dans un triangle qui a pour sommets les villes d’Asti, d’Alessandria et d’Acqui Terme.
Ce séisme a été évalué à VII sur l’échelle d’intensité de Mercalli et à 4.8  de magnitude sur celle de Richter.
Il n’y a pas eu de victime mais une bonne centaine d’édifices publics et privés ont été fissurés de façon plus ou moins grave principalement dans les localités de Bruno, Casorzo, Castello di Annone, Solero, Felizzano et Castellazzo Bormida.
Des familles ont été évacuées à Calliano, Asti, Nizza Monferrato et Incisa.
L’onde de ce tremblement de terre a été ressentie jusque sur la Côte d’Azur. Une centaine d’appels sont parvenus au Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (C.O.D.I.S.) et dans différents centres de secours.
A Nice, ce sont surtout les habitants de Nice Nord et du quartier Saint-Roch qui ont le plus ressenti l’événement, à Monaco se sont ceux  du quartier de Fontvieille. A Cagnes-sur-Mer, quelques habitants demeurant dans les niveaux supérieurs des immeubles situés à proximité du cours d’eau le Malvan boulevard Maréchal Juin, ont ressenti la secousse. L’une des personnes a observé un léger balancement d’un halogène servant de décoration et sur lequel une plante en pot était posée.
Par ailleurs deux secousses avaient été relevées le matin même à 7h25 et à 7h35 par le Réseau National de Surveillance Sismique (Re.Na.S.S.) avec une magnitude de 2.9 et 2.4 sur l’échelle de Richter.

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Crise sismique de mardi 19 décembre 2000

Une crise sismique a tiré de leur sommeil de nombreux habitants de la région niçoise dans la nuit de lundi à mardi.
En effet, il était 1h52 heure locale lorsqu’une secousse très brève d’une magnitude 2.8 a été ressentie par de nombreuses personnes. Ce soubresaut a été précédé par six autres événements qui sont passés presque inaperçus, pour la plupart, d’une magnitude de 2.1 à 2.3 et dont la toute première a eu lieu à 1h17.
Peu après 1h 52, deux autres secousses ont eu lieu à 2h 03 d’une magnitude 2.0 et à 2h 26 d’une magnitude 2.5.
Ces premières ondes ont été principalement perçues dans les localités de Blausasc, de Peille et aussi en Principauté de Monaco.

signal19122000.jpg (32832 octets)
Signal enregistré par le
service de l'environnement de Monaco

Mais c’est dans l’après-midi du mardi 19 décembre 2000 à 15h20, que la secousse la plus forte a été enregistrée. D’une magnitude plus élevée de l’ordre de 3.5, ce séisme a très légèrement été supérieur à celui du 1er novembre 1999 situé lui aussi dans la même zone.
Cet essaim localisé dans les environs du village de Blausasc était de faible profondeur. Après la lecture et l’analyse des relevés de tous les capteurs déployés dans le secteur, il a pu être situé d’une manière précise par les chercheurs de Géosciences Azur.
Ce dernier événement a bien été ressenti dans les agglomérations de Blausasc, Peille, Contes, Eze, la Turbie et aussi dans la vallée du Paillon à Drap, la Trinité à Nice, également dans la principauté de Monaco où le standard téléphonique du laboratoire de sismologie a été saturé avec plus de 1000 appels. Le personnel n’a pas pu répondre à tous les appels.
Une nouvelle secousse a eu lieu le mercredi 20 à 6h 45, la magnitude était de 3,0.

Miroir 
Miroir de faille au dessus du jardin exotique de Monaco 
(photo : André Laurenti)

Un précédent dans la région

Une crise comme celle-ci a connu un précédent dans la région puisqu’un essaim sismique a été enregistré d’octobre 1983 à janvier 1984 dans la vallée de la Roya. Ce fut au total une soixantaine de petits séismes qui furent localisés. Les premières secousses de magnitude inférieure à 2.5 se produisirent dans le secteur de Sospel le long du décrochement Monaco-Sospel-Breil. L’activité s’est ensuite déplacée vers Breil et Saorge où deux secousses ont dépassé la magnitude 3. Puis, une période paroxysmique de l’activité s’est produite dans le secteur de Saorge. C’est là que s’est déroulé l’essentiel de l’activité, plus précisément dans la zone de convergence des deux décrochements, celui.de Saorge Taggia et celui de Saorge Sospel.

Identification de la faille responsable

Cette mini crise s’inscrit au cœur d’un réseau qui fut en opération durant deux mois, dans le cadre de la campagne "SALAM" réalisée conjointement par le Centre d'Etudes Techniques de l'Equipement (C.E.T.E.) et l'UMR. Le déploiement depuis le 16 octobre 2000 d’une vingtaine de stations dans le secteur réduit compris entre Nice, Menton Sospel et Coaraze et dont le but visait à approfondir ensemble les connaissances sur l'aléa régional, a permis une exploitation plus précise des relevés de cette crise mais aussi d’identifier les failles actives de ce secteur.
Au moment de la crise des capteurs supplémentaires ont été mis en place dans la zone concernée afin de renforcer ceux déjà existant et d’augmenter les chances d’une localisation précise. Lorsque la crise est survenue Le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement (C.E.T.E.) a mobilisé l'autre partie de son réseau portable pour le déployer sur la ville de Nice . La plupart des données ont ensuite été traitées et exploitées par l'UMR.

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Séisme du dimanche 25 février 2001

Coïncidence

Dans le folklore japonais, le monstrueux Namazu, poisson-chat censé vivre sous l’Archipel, est tenu responsable des tremblements de terre à chaque fois qu’il remue la queue. A Nice il n’y a pas de Namazu mais on pourrait peut-être imaginer que le Roi Carnaval ne supporte pas de partir en fumée. En effet, curieusement l’histoire nous apprend que le tremblement de terre de 1644 a eu lieu le 15 février, celui de 1818 c’est produit le 23 février, 23 février aussi pour le séisme Ligure de 1887 et enfin le tout dernier a été enregistré le dimanche 25 février 2001 avec une différence par rapport aux précédents, celui-ci n’a pas fait de dégât, ouf !
 Il ne faut pas pour autant appréhender le prochain carnaval en traitant "sa Majesté" d’oiseau de mauvaise augure, mais il faut voir cela plutôt comme une pure coïncidence.


Le séisme :

Dimanche 25 février 2001 à 19h34 heure locale, un séisme parmi les plus importants de ces dernières années en France métropolitaine a été largement ressenti sur toute la région et a sensibilisé 1 950 000 habitants.
D’une magnitude 4.6, l’épicentre a été localisé en mer à 43°51’ de latitude Nord et à 7°48’ de longitude Est, soit relativement proche de la côte à environ 29 kilomètres au Sud Sud-Est de Nice et à une profondeur de 7,5 km.
L'accident tectonique s'est produit au pied de la marge Ligure, au nord de la vallée sous-marine du fleuve Var, sur une faille active connue par les chercheurs et sous une tranche d'eau de 2000 m. Les fonds marins au large de Nice se présentent en effet comme un plateau en pente qui se termine par une importante falaise. C'est au bas de cette falaise qu'il y a eu "friction."
Ce phénomène bien compris par les spécialistes correspond à un mouvement en faille inverse sous l'effet d'une compression tectonique de direction nord-ouest - sud-est. Le mécanisme de ce séisme est pratiquement identique à celui du 26 décembre 1989. Il n'a donc rien d'exceptionnel et à ce degré de magnitude, la récurrence est de l'ordre de cinq à six ans.


Carte252001.JPG (48298 octets)
Carte sismotectonique de la mer Ligure
Failles et diapirs d’après Chaumillon (1994)

Les effets :

L'onde de choc a été perceptible dans tout le sud-est de la France jusqu'aux Bouches du Rhône en passant par le Var plus spécialement dans le secteur de Draguignan, à Saint-Raphaël, Saint Tropez et Sainte Maxime. La secousse a aussi été ressenti dans une moindre mesure à Hyères et dans quelques quartiers de Toulon.
A Cannes, elle a été plus particulièrement perçue du côté de la Bocca, de Ranguin et du Cannet. A Tende et à Sospel, des témoins ont vu leurs meubles bouger de quelques centimètres. D'autres témoignages similaires ont été recueillis à Vence, à Bézaudun, mais aussi au sud de Grasse plus particulièrement à Plascassier, Plan de Grasse jusqu'à Mouans-Sartoux et Mougins.
Ce séisme a mis en émoi l'ensemble de la population du département des Alpes-Maritimes. Il a inquiété de nombreux habitants du sud des départements du Var et des Alpes de Haute-Provence.
L'intensité maximale observée de V a été atteinte dans les Alpes-Maritimes à Nice, Castellar, Falicon, La Trinité; dans les Alpes de Haute-Provence à Allons, dans le Var à Châteaudouble et à Trans en Provence, dans le Vaucluse à Gignac.
Dans la vallée de la Tinée aucun des villages entre Roure et Tournefort n'a perçu la secousse. Seule la commune d'Isola semble avoir observé largement la secousse (intensité IV). La vallée du Var, au sud-ouest de celle de la Tinée, a ressenti les effets de la secousse de façon assez nette (intensité de III à IV)
Plus loin encore, elle a été perçue au 15 ème étage d'un immeuble de Grenoble. Ceci correspond à une amplification sur sol alluvionnaire. A Nice il a été mesuré sur les sols rocheux du Mont Boron une atténuation de 400% environ par rapport aux sols alluvionnaires du jardin Alsace Lorraine.

signal25fev2001.jpg (41772 octets)
Signal enregistré par le
service de l'environnement de Monaco

Bruits entendus :

Le bruit a été signalé dans 112 communes. Pour certains la secousse fut précédée par un grondement sourd semblable au passage d'un camion, d'un avion de chasse, d'un souffle violent ou encore au passage d'un métro.

Des coupures d'électricité ont été signalées au Cannet (10 mn) sur l'ensemble d'un quartier, et à Nice une baisse sensible de l'énergie électrique (1 à 2 secondes) sans coupure.

Ce séisme a été suivi quelques heures plus tard, par deux répliques de magnitude 2,3 à 19 h 53 et 21 h 33 heure locale. Tourette-sur-Loup est la seule commune à avoir signalé la première réplique. Une troisième a eu lieu le 1er mars à 01 h 53mn.

L'ensemble des réseaux déployés à terre  est malheureusement trop éloigné de la zone épicentrale, il n’a pas pu fournir des renseignements précis. C’est la raison pour laquelle cinq O.B.S. (Océan Bottom Séismometers) : stations sismologiques marines ont été acheminées en deux heures de temps sur le site. Elles ont été embarquées à Nice à bord de Téthys II un navire appartenant au C.N.R.S. et géré par l'institut national des sciences de l'univers. Il s'agit d'un matériel confectionné par l'institut de recherche pour le développement, avec le partenariat de l'institut universitaire du Texas et le laboratoire Géosciences Azur. Ces types de stations sont uniques en France et sont stockées au laboratoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer. Ces appareils coûtent la bagatelle de 22 800 euros pièce et ont la capacité de descendre jusqu'à 8 000 mètres de profondeur. Ces bulles permettront une étude plus précise des répliques de faible magnitude et pourront également identifier d'une manière plus fine la faille active.

Les leçons d’une secousse

Lors d’un tremblement de terre, les consignes de sécurité précisent bien surtout de ne pas téléphoner inutilement, sauf pour signaler les urgences médicales ou un incendie, ceci pour ne pas encombrer les lignes et gêner l’organisation des secours.
L’exemple du 25 février 2001 met le doigt sur le véritable déficit évident d'informations vers le grand public. Beaucoup de personnes ont reconnu ne pas connaître les gestes ou attitudes à adopter lors d'un tel événement.
Pourtant un plan d’urgence départemental séismes a été institué le 21 janvier 1994 par la préfecture; il est spécifique au département des Alpes-Maritimes et c’est précisément dans celui-ci que figurent les consignes de sécurité. Cependant la diffusion de ce dossier a été faite auprès de toutes les instances dirigeantes des Alpes-Maritimes, mais n’est malheureusement jamais remonté jusqu’à la population. Aujourd’hui ce dossier n’ayant pas subit de mise à jour, est complètement dépassé.
Ainsi lors du séisme, les casernes de pompiers ont été submergées d’appels par des personnes légitimement inquiètes qui avaient, soit besoin d’être rassurés, soit pour raconter ce qu’elles avaient ressenti.
Appeler les pompiers dans ce cas, s’avère inutile car ils ne pourront rien vous dire de plus, en revanche cela peut être dangereux car vous risquez de mettre en péril la vie de quelqu’un qui n’arrive pas à joindre les secours.
Il est clair qu’à chaque fois la même question vient hanter les esprits, ce séisme peut-il être annonciateur d’un tremblement de terre plus important ? Selon les spécialistes la question ne peut malheureusement jamais être élucidée à l’avance : les deux cas de figure sont possibles. Lors de la crise sismique qui a frappé la région d’Assise en Italie en Septembre 1997, un premier tremblement de terre de magnitude 5.7 a été suivi le lendemain par un séisme plus fort de magnitude 5.9. En revanche, les récents événements de 1989, 1995 et celui de 25 février 2001 qui ont été ressentis dans les Alpes-Maritimes étaient des secousses isolées suivies par des répliques de magnitude bien inférieure pratiquement imperceptible à l’homme.
A l’occasion de la secousse du 25 février dernier, les médias n’ont pas cherché à calmer les esprits bien au contraire ils n’ont fait qu’amplifier l’effet de panique sur les téléphones. La secousse survenue quelques dizaine de minutes avant les informations a été une aubaine pour les journalistes. Elle a fait incontestablement la une des journaux télévisés de 20h et des chaînes de radios.
Cependant il faut savoir une chose, les données de ce genre de séisme sont transmises en temps réel au centre national à l'Institut de Physique du Globe de Strasbourg. une alerte est aussitôt déclenchée et l’information sur la localisation, la profondeur, et la magnitude, est alors envoyée aux autorités locales ; la Préfecture, la Protection Civile, la communauté scientifique régionale et aux médias. Mais pour cela, il faut bien entendu le temps aux personnels d’astreinte d’analyser les données.
Hors les médias n’avaient pas encore d’informations suffisantes à l’heure du 20h, c’est la raison pour laquelle l’annonce brutale et sans précision a semé une totale confusion. Les téléspectateurs qui étaient encore sous le choc des images des tremblements de terre du Salvador et de l’Inde, ont tout de suite imaginé le pire pour la Côte d’Azur et ont cherché à joindre à tout prix des proches ou des amis. Résultat le réseau a été complètement saturé pendant près d’une heure. Que se serait-il passé s’il y avait eu des dégâts ?

On en revient une fois de plus à l’absence de campagnes de sensibilisation, en fait les décisions se prennent bien loin de la zone concernée, à Paris dans une zone asismique. Si la capitale se trouvait dans une zone sismique, les choses seraient probablement différentes. Certes 43 morts en presque un siècle au cours du tremblement de terre de Lambesc, contre 8000 tués chaque année sur les routes, ça ne plaide pas en faveur de la prévention des séismes.
Alors, comme il est de tradition en France attendons que la catastrophe arrive pour ensuite réagir.

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Séisme du mercredi 14 mars 2001

Une nouvelle secousse s’est produite le Mercredi 14 mars 2001  à 8h09 heure locale, en mer Ligure à 35 km au large de la localité de San Stefano al Mare. Ce séisme d’une magnitude de 3.9 sur l’échelle de Richter a été situé à 43° 567 de latitude Nord et de 8° 122 de longitude Est à une profondeur de 18km.
Cette recrudescence d’activité depuis quelques mois fait l’objet de toute l’attention des spécialistes

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Séisme du lundi 1er septembre 2003

Un petit séisme d'une magnitude 3.5 a été enregistré à 19 h 28 (GMT) soit à 21 h 28 heure locale. L'épicentre se trouvait entre Valdieri, Entracque, Limone et Moiola,  par 44.22 de latitude nord et 7.43 de longitude est, avec une profondeur de 5 km environ. 
Ce séisme a été bien ressenti sur le versant italien du Mercantour, par les habitants de Valdieri et d' Entracque où les gens sont sortis dans la rue. Dans ce dernier village, la secousse a provoqué la rupture d'une petite centrale de compression de gaz suivie par une dangereuse fuite de combustible. Les trépidations du sol ont été également ressenties à Borgo San Dalmazzo et à Cuneo. Coté français, le séisme a été perçu par les habitants d'Isola, du Boréon, de Saint-Dalmas de Tende et surtout de Tende.
Deux autres secousses se sont produites les 09 et 22 août  et ont été également ressenties par quelques habitants de  la vallée de Gesso, proche de Valdieri. Lors de l'événement du 22 août, deux déflagrations successives ont été entendues.

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Séisme du lundi 23 février 2004

Un séisme d'une magnitude locale de 2.6 s'est produit à 15 h 08 heure locale. L'épicentre a été localisé à 3.5 km au nord du village d'Utelle et à 5 km à l'est de la Tour-sur-Tinée.
Cet événement a été très bien enregistré par la plupart des stations du réseau.
Localisation :  43° 55' 48"  de latitude nord et 7° 13' 48" de longitude est
A Utelle la secousse a été ressentie par plusieurs personnes. Des ouvriers qui se trouvaient sur un échafaudage ont du se tenir.
Selon des témoignages recueillis, c'est dans un quartier de la Tour-sur-Tinée situé au col de l'Abeille, à 4 km de l'épicentre, au droit de la route qui mène aux Granges de la Brasque, que le séisme a été davantage ressenti :

- Nous avons senti le toit de la maison faire l'accordéon.

Un bruit très court comme si un énorme rocher était tombé à 50 m de la maison a été immédiatement suivit par une secousse de 2 secondes environ.
Ces descriptions correspondent bien à un événement très proche : avec une durée du mouvement très court et une amplitude forte.

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Le séisme du vendredi 25 novembre 2005


Ce séisme a été bien ressenti dans le secteur d'Entrevaux. Selon les données du ReNaSS, ce petit séisme d'une magnitude 2.6 s'est produit à 22 h 34 TU soit à 23 h 34 heure locale, à 3 km environ au nord-ouest d'Entrevaux. D'après le message reçu d'un collègue qui réside à 1.5 km au nord-ouest d'Entrevaux, cet événement a été ressenti par les habitants. On en parlait le lendemain dans les bistrots d'Entrevaux. Selon les témoignages recueillis par le correspondant, il y a eu comme une déflagration et un mouvement très bref.
Cet évènement a été davantage ressenti dans le petit village de Saint-Benoit (A.H.P.) Selon la presse locale de dimanche 27 novembre, un habitant de ce village a fait la déclaration suivante :
"Tout a vibré dans la maison, je suis sorti en pleine nuit dans le jardin car j'ai cru qu'une maison voisine venait d'exploser".
Ces impressions étaient partagées par d'autres habitants, tous tirés de leur sommeil.
Ce séisme a aussi été perçu dans les quartiers d'Annot et de Castellet  les Sausses dans la vallée du Var mais plus faiblement.

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Séisme de mardi 20 décembre 2005

Selon les données du ReNaSS, un séisme d'une magnitude 3.5 s'est produit dans la nuit à 23 h 57 T.U. soit à 00 h 57 heure locale dans les gorges du Cians. L'épicentre a été localisé à environ 5 km au sud de Beuil, à 4.5 km au nord-ouest de Pierlas et à 6.5 km au nord du village de Rigaud.

Voir le signal enregistré par le réseau "aster azur" 

Il est à noter qu'un petit événement s'est produit la veille, le 19 décembre à 20 h 49 T.U. soit à 21 h 49 heure locale, l'épicentre était à environ 2 km au nord-est de la station de Valberg et à 3 km au nord-ouest de Beuil.
Selon le site Sismalp une secousse a bien eu lieu le 21 décembre 2005 à 01 h 22 TU soit à 02 h 22 heure locale, puis une autre le jeudi 22 décembre 2005 à 13 h 47 T.U. soit à 14 h 45 heure locale. Les enregistrements de ces deux évènements confirment bien les propos de Monsieur Guichard ci-dessous.

Renseignement pris mercredi 21 décembre en matinée auprès de la gendarmerie de Puget Théniers aucun appel n'a été reçu.
Dans la presse locale du jeudi 22 décembre on pouvait lire ceci : les habitants de la station de Valberg se sont réveillés en sursaut "pendant deux bonnes secondes, ça s'est mis à trembler de partout, avec surtout un bruit sourd, comme une explosion".
Le Député Maire Charles Ange Ginesy résident au huitième étage de l'immeuble Plaza a observé le déplacement de quelques tableaux.
A l'extérieur, plusieurs alarmes se sont déclenchées et les pompiers ont reçu 18 appels.

Beuil

Village de Beuil situé à la sortie et au nord des gorges du Cians
(Photo : André Laurenti)


Selon un appel téléphonique d'un correspondant, de nombreuses personnes sont sorties à l'extérieur des maisons et des objets sont tombés à Valberg. Il signale aussi la chute de meuble dans un appartement situé au dessus de la route d'accès à la station, au quartier des Launes. Les habitants proches du lac de Beuil auraient ressenti très nettement la secousse.

La chute de meubles et d'objets a été confirmée par le gardien de l'immeuble "le Palace" situé sur un mamelon au quartier des Launes.  Ces faits ont été constatés exclusivement au dernier étage de cet immeuble, c'est  à dire au quatrième.

Monsieur Guichard demeurant à proximité de l'Ecole de Neige de Valberg précise qu'au moment du choc principal il a entendu comme un bruit de tonnerre venant du sud-est qui l'a soudain réveillé lui et sa femme, sans toutefois noter de secousse. Le même bruit moins fort s'est reproduit 15 à 20 mn plus tard puis à nouveau vers 2 h 28. Il signale également avoir entendu comme un bruit de tonnerre lointain la veille, c'est à dire lundi 19 au soir entre 21 h 00 et 22 h 00. Sa femme aurait aussi entendu lundi après midi un grondement lointain se répercuter dans les montagnes.
Monsieur Guichard confirme avoir entendu parler dans le voisinage de chutes d'objets en équilibre à la station même.
Selon la même source, la secousse n'a pas été ressenti à Roubion, faiblement à Péone et pratiquement pas à l'ouest de Valberg au niveau de la route qui descend vers Guillaume (R.D.28).

Voici un autre témoignage intéressant d'un couple résident à Combarionne à l'entrée de Valberg qui a été réveillé en sursaut. "Nous avions l'impression qu'une voiture était entrée dans le mur de la maison, le lit a bougé comme si on tordait les pieds du lit et qu'on le secouait, les vitres de la fenêtre ont vibré et tout cela dans une sorte de grondement comme à la fin d'un orage, suivi d'un immense silence. J'ai regardé le radio réveil il était 0h58.Un bibelot situé dans la chambre de notre fille est tombé dans son lit. C'est la première secousse aussi importante que j'ai ressenti depuis 45 ans et honnêtement j'ai eu peur. Je n'ai pas réussi à me rendormir tout de suite, à 2h23 je pense qu'il y a eu encore une légère secousse mais imperceptible cette fois, mais j'ai senti une très légère vibration très courte."

La postière du village de Beuil précise que ce séisme a été ressenti dans le village de Beuil mais plus particulièrement au quartier des Launes (qui dépend de cette commune), elle a dit également avoir également entendu une déflagration la veille le 19 décembre vers 22 h 00.

Dans le village de Rigaud situé a environ 5 km au sud de l'épicentre le séisme n'a pas été ressenti.

L'Office de Tourisme du village de Roubion fait savoir qu'après avoir interrogé plusieurs personnes du village, aucune n'a ressenti un quelconque tremblement.

En fonction des renseignements obtenus, Il semble que la zone  intéressée par cet événement reste très réduite, ce qui laisse supposer que l'hypocentre de ce séisme était très proche de la surface. 

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Séisme de samedi 02 septembre 2006


Le Réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS) a enregistré, le samedi 2 septembre 2006 à 01 h 21 T.U. soit à 3 h 21 (heure locale) un séisme de magnitude 4,2. Cet événement a été très bien enregsitré sur toutes les stations de la région ainsi que celle du Haut de Cagnes où la valeur a d'ailleurs été relativement importante.
Pour plus de détails voir la page suivante :
Séisme du 02 septembre 2006

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Séisme du mardi 24 octobre 2006

Le Réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS) a enregistre le mardi 24 octobre 2006 à 17 h 31 T.U. soit à 19 h 31 heure locale   un séisme de magnitude 3.6. L'épicentre a été placé à la frontière franco-italienne à 5.5 km  au sud-est de Breil-sur-Roya, quant à la magnitude elle a été augmentée à 3.8 par d'autres institutions.
Pour plus de détails voir la page suivante :
Séisme du 24 octobre 2006

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Séisme du 24 février 2007
Le réseau National de Surveillance Sismique (ReNaSS) a enregistré à 22 h 09 T.U soit à 23 h 09 heure locale un petit séisme de magnitude 2.0. L'épicentre a été localisé à proximité de la station de Valberg, à 2,5 km au nord-est de Péone. Un tel événement par sa faible magnitude ne devrait pas être ressenti par la population. Or ce n'est pas toujours le cas pour les séismes qui se produisent dans les environs de Valberg, il semblerait que ce soit une particularité de ce secteur (voir séisme du 20 décembre 2005). La raison peut s'expliquer par la présence de foyers situés très proches de la surface du sol, c'est la raison pour laquelle ils sont ressentis par la population mais sur un secteur extrèmement limité.
Selon la presse des personnes ont tout de même eu le temps de se sentir secoués plus particulièrement dans les étages des habitations. Toutefois cette secousse n'a pas été ressentie dans toute la station de Valberg.
Cet événement a été ressenti à l'entrée de la station au hameau de Combarionne. Un témoignage donne les précisions suivantes : Nous regardions la télévision et le lit a tremblé quelques fractions de seconde. Mon mari qui était à l'étage d'en dessous à l'ordinateur, n'a rien ressenti sauf qu'il s'est étonné qu'on déplace le lit.

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