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TSUNAMIS
ET RAZ DE MAREE
HISTORIQUES
DE LA
"Côte
d'Azur à la Riviera di
Ponente"
Tsunami
est un terme japonais qui vient de tsu :port et nami vague ou l'inverse
soit "vague de port"
. Lorsqu'un séisme se produit en mer, les
mouvements verticaux du fond marin engendrés par le
séisme génèrent
simultanément des mouvements d'eau identiques au dessus. Les
masses d'eau mises
en mouvement vont alors se déplacer latéralement
sous la
forme de vagues de grande ampleur qui
vont déferler sur une côte.
Les tsunamis sont principalement associés au jeu des failles
normales et
inverses, quant aux failles décrochantes celles-ci
produisent
très peu de
mouvements verticaux.
Lors d'un violent séisme en mer, ce dernier va
générer un train d'ondes, c'est à
dire une série de vagues qui permet à l'eau de
dissiper
l'énergie reçue. Sa
propagation peu avoir des vitesses de l'ordre de 10 à 100
m/s. En
pleine mer l'effet d'un tsunami est peu spectaculaire, la hauteur des
vagues en
surface se
mesure plutôt en centimètres. Par contre
à
l'approche d'un continent, les
fonds remontent, le tsunami ralentit sa course. Il se crée
un
"embouteillage" des ondes qui va provoquer une augmentation de
l'amplitude et former en arrivant sur la côte un mur d'eau
pouvant atteindre
plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Le tsunami sera
particulièrement meurtrier s'il
s'abat sur un littoral peuplé.
Mais rassurez-vous ce scénario catastrophe ne concerne pas
la
Riviera du
Ponente ni la côte d'Azur, Nice ne risque donc pas
d'être
balayée et engloutie
par des vagues gigantesques. En effet, compte tenu de la topographie
des fonds
marins, de la masse d'eau relativement faible de la
Méditerranée, de la
magnitude moyenne des séismes (6.5 maximum, une valeur
retenue
comme étant le
seuil d'alerte par le réseau de surveillance du Pacifique),
ce
qui donne un mouvement vertical
de faible ampleur, et enfin des enseignements que nous livre
la sismicité historique, les tsunamis engendrés y
sont de
faible amplitude.
Leurs effets destructeurs sur nos côtes sont par
conséquent limités.
Voici réunis les principaux événements
marquants
connus à ce jour, aussi
bien les effets de tsunamis que les raz de marée.
Séismes
Vésubiens :
Dans
la littérature
connue à ce jour,
il n'est pas fait mention de mouvement de mer pour les
séismes
historiques de
1348 - 1489 - 1618 et 1644. Les épicentres de ces quatre
événements étaient
à terre.
Séisme
nissart du 20 juillet 1564 :
Par
contre le séisme
"nissart"
du 20 juillet 1564 en fait état.
En effet ce séisme fut accompagné d'un important
mouvement de mer signalé à
Antibes. D'après
O. Laurenti
(peut-être un
ancêtre de ma famille) il mentionne que la
mer arriva à la manière d'un fleuve, couvre de
nombreuses
boutiques, puis se
retire, laissant le port presque à sec.

Le vieux village d'Antibes et ses remparts
(Photo : André Laurenti)
D'après
Francesco Maggiol
le port de
Villefranche se serait affaissé d'une "pique" une expression
reprise
par de nombreux textes. Selon Ludovic de Lantosque cet affaissement fut
considérable.
L'historien Urbain Bosio dans son ouvrage "La province des
Alpes-Maritimes
(1902) indique qu'à Nice, Villefranche et Monaco, on
constata un
abaissement
sensible du niveau de la mer. Il rajoute enfin qu'il n'y a pas eu de
dommages
sérieux dans la région du littoral..
Il est
bon de noter que les sources de cet auteur sont inconnues.
Toutefois,
il est peu probable que ce séisme
nissart ait généré un tsunami car
l'épicentre se trouvait à terre à
environ une quarantaine de kilomètres de la côte.
Il faut
je pense, attribuer
à ces mouvements de mer des éboulements
sous-marins
engendrés par le séisme.

Représentation
d'un tsunami par le
peintre japonais Hokusaï
(1760-1849)
Séisme
ligure du 23 février 1818 :
Les
annales de chimie et
physique de
l'époque (1818, tome 9) mentionnent qu'à Antibes
au
moment de la secousse, la
mer est venue se briser avec force sur le rivage.
Raz de
marée de décembre
1821 :
Dans
la notice citée
ci-dessous, il est
mentionné l'histoire de la barque de M. Barralis qui
était amarrée sur la
plage et qui fut retrouvée le lendemain dans le jardin de la
maison Serrat. Un
raz de marée l'aurait lancée par dessus le mur.
Séisme
ligure du 26 mai
1831 :
Dans le mémoire de Giuseppe Mercalli
il est
mentionné que dans les
environs d'Arma di Taggia, un instant avant la secousse de ce séisme
de 1831, la mer s'est retirée du rivage
et des bateaux
buttèrent un grand coup comme si la quille avait
touché
le fond.
Raz de
marée du 20 janvier 1855 :
J'ai
découvert au
Musée Masséna une
notice intitulée "Tremblement
de
terre du 29 décembre 1854 comparé à
ceux des
siècles précédents".
Ce document
publié en 1855, a
été réalisé pour
être vendu au profit des pêcheurs qui
ont été victimes d'un raz de marée le
20 janvier
1855. L'auteur
méconnu, précise que les effets sur Antibes
étaient comparables aux
descriptions connues du séisme nissart de 1564. (Voir ci
dessus)
Des recherches aux
Archives
Départementales m'ont
permis de récupérer un article de presse de
l'"Avenir de
Nice" du
dimanche 21 janvier 1855. A la rubrique "Chronique locale" on peut
lire que dans la nuit de vendredi à samedi 20 janvier 1855,
vers
4 h 00 du
matin, un terrible coup de mer a jeté l'épouvante
dans
nos parages. Les vagues
ont envahi presque instantanément le rivage et ont
inondé
la chaussée de la
terrasse et du chemin des Anglais (Promenade des Anglais), des pans de
muraille
ont été renversés, des lambeaux de
route ont
été emportés, le balcon en
pierres de taille d'une des fontaines du boulevard du Midi a
été soulevé et
brisé, l'établissement des bains de la
Méditerranée a été
gravement
endommagé, douze bateaux pêcheurs de Nice
chargés
de filets et d'agrès de
pêche ont été brisés ou
engloutis, trois
bateaux pêcheurs de Villefranche
ont été également perdus.
Il est également précisé que dans le
port il y a
eu un instant où la mer
s'est retirée et les navires ont touché le fond.
Enfin la
croix du port,
plantée lors du Jubilé de 1826, a
été
renversée. Au milieu de cet
événement, ce sont les pêcheurs qui ont
le plus
souffert, c'est la raison
pour laquelle une souscription à été
ouverte en
faveur des sinistrés.
Parmi les personnes qui ont le plus souffert du sinistre maritimes, il
y a
l'ébéniste Montanari : les vagues sont venues se
briser
contre un hangar
situé derrière son magasin et ont
emporté les
meubles et les bois qui s'y
trouvaient.
Ce
raz de marée a peut-être été
provoqué
par un éboulement sous marin, car il
n'est pas noté de séisme en date du 20 janvier
1855.
Il
est bon de signaler que ce raz de marée s'est produit 22
jours
après le
séisme
Ligure de 1854.

Littoral mentonnais
(photo : A.
Laurenti 1993)
Séisme
Ligure du 23 février 1887 :
La
secousse principale a
provoqué tout
le long du littoral des mouvements de la mer d'amplitude variable.
Selon
le journal de Monaco du 1er mars 1887,
à Antibes il a
été
remarqué qu'après la première
secousse, la mer
s'était brusquement retirée,
laissant à sec des bateaux de pêche et des
poissons sur le
sable. Puis un flot
haut de 2 mètres est venu couvrir la plage, redonnant
à
la mer son niveau
habituel.
Une
note de Naudin précise qu'à Antibes, la mer
a tout à coup baissé d'environ 1 m, laissant le
fond
à découvert sur une
étendue plus ou moins grande, suivant la profondeur. Des
navires
qui étaient
à flot dans le port ont touché terre pendant
quelques
instants, puis la mer
est remontée avec une certaine
impétuosité
à son niveau habituel. Ce fait ne
semble pas pouvoir s'expliquer autrement que par un
soulèvement
momentané du
sol.
Dans le Petit Niçois du 28 février 1887, on peut lire que
les eaux du port ont baissé rapidement de près d'un
mètre à tel point que les navires chargés ont
talonné et pris une assez forte inclinaison. Ce
phénomène qui d'ailleurs n'a causé aucune avarie,
s'est produit trois fois dans l'espace d'une demi heure. Cela peut
s'expliquer par les deux répliques qui ont suivi 10 et 20
minutes après le choc principal.
Une chaloupe montée par six matelots, après avoir
remorqué un brick-goelette retournait vers la passe du port
lorsqu'elle a été saisie par un courant d'une telle
violence qu'elle a été rejetée sur le môle du
phare.
Le tsunami a également
été
observé, avec des amplitudes variables à
Nice et Monaco (50 cm), Ospedaletti (1 m), Arma di Taggia, San Remo,
Riva, San
Stefano, Oneglia, Porto Mauricio (60 cm), Diano Marina (30 cm),
Andorra, Alassio
(1 m), Albenga, Loasso, Finalmarina, Savone, et Santa Margharita.
Dans la revue
Astronomie de
l'époque, le
témoignage de personnes se trouvant au Cap Ferrat donne des
précisions
intéressantes : cette mer calme, comme endormie,
alourdie
mais d'une teinte
bleu et jaune ; puis tout à coup elle se retire, et laisse
les
algues, les rocs
à nu sur une longueur de cent mètres ; puis elle
revient
avec une force de
soulèvement qui ne ressemble à aucune vague
Le
mouvement a été inscrit sur les
marégraphes de
Gênes et Nice. Par
ailleurs, l'appareil de Marseille n'a rien enregistré.

Coup de mer en 1989
à Menton
(Photo
: A. Laurenti)
Une
autre indication de la force du tsunami porte
sur les observations de Belloti rapportées par Giuseppe Mercalli et
le professeur Arturo Issel
: après le
tremblement de terre, des poissons morts ont été
trouvés sur les plages de
San Remo, Savona, Nice et Villefranche. Certains de ces poissons
précise
l'auteur, appartiennent à des espèces rares qui
vivent
généralement à des
grandes profondeurs.
De nombreux exemples signalant un niveau bas de la mer laisse envisager
un
soulèvement subit du sol. Plusieurs personnes ont
observé
à Beaulieu et à
Villefranche que certains bateaux touchaient le fond dans des passages
où ils
passaient autrefois.
Près des ports de Savone et Porto Maurizio ainsi que sur le
littoral près de
Ventimille des roches qui n'avaient jamais été vu
auparavant, émergeaient
hors de l'eau. Mercalli
précise qu'à Loano
les pêcheurs affirment qu'il s'est produit un abaissement de
la
mer autour du
môle dont on peut maintenant faire le tour à pied
sec.
A
gênes, un bateau qui avait besoin de
réparations,
se préparait à entrer
dans le bassin de carénage du port, lorsqu'il en
fût
empêché par le retrait
des eaux que l'on reconnut avoir baissé de 35 cm.
Même
abaissement fut
observé dans le port de Savone, plusieurs chalands provenant
de
Marseille
n'ayant pu accoster sur le quai à leur place habituelle.
Autre
fait signalé, le commandant du vapeur
Guadeloupe voyageant de gênes à Marseille
ressentit
à 6 heures du matin deux
fortes secousses, comme si le navire avait touché un
écueil. Le commandant fit
ralentir la machine pour examiner la cale. Vers 8 heures, le navire
ressentit
une autre secousse, mais moins sensible. Ces secousses correspondent
parfaitement à celles du tremblement de terre
Dans
la revue L'Astronomie, Camille Flammarion
indique que des oscillations verticales de bas en haut ont
été ressenties et
que la mer s'est abaissée d'un mètre puis est
revenue. Il
poursuit en
précisant que plusieurs navires ont ressenti la secousse
entre
gênes et
Toulon. Des trépidations mystérieuses ont
précédé la catastrophe.
Dans
les comptes rendus de l'Académie des
Sciences, Bouquet de la Grye décrit le relevé de
la
courbe du marégraphe du
port de Nice. Celle-ci dénote une
surélévation
rapide du sol, suivie d'un
abaissement lent. Au bout de deux heures, le niveau de la mer
paraît être
revenu à son point de départ.
Voici
les instants des diverses phases du
phénomène, ramenés au temps moyen de
Paris :
- Premier arrêt de la courbe 5 h 50 mn
- Commencement du rehaussement rapide du sol 5 h
55 mn
- Premier maximum 6 h 00 mn
- Second maximum 6 h 08 mn
- Retour à l'état antérieur 7 h 10 mn
Le maximum de surélévation du sol a
été de
55 mm.

Coup de mer au droit du
Bastion à
Menton en 1989
(photos : A. Laurenti)
Par
ailleurs le phénomène ne s'est pas
étendu
jusqu'à Marseille, le marégraphe de ce port ne
présentait aucune trace de
surélévation. Toujours dans les Comptes rendus de
l'académie des Sciences, A.
Issel indique ceci :
Le maréographe du port de Gênes a
marqué bien
nettement la première secousse
du 23 et les ondulations de la mer qui en ont été
la
conséquence, mais il n'a
pas indiqué l'exhaussement du fond qui a
été
annoncé par les journaux. Il
est vrai toutefois que les eaux étaient très
basses.
Après la première
secousse, il a été observé le long du
littoral,
surtout à Porto Mauricio,
Diano, Alassio, un retrait de la mer de 1 m environ sur la verticale,
suivi
bientôt d'une vague montante qui a inondé la plage
ordinairement émergée
Selon
E. Charlon, à Porto Mauricio (Impéria)
peu de minute avant la secousse, un petit navire essayait en vain de
sortir du
port, il tournoyait et fut obligé de demander du secours. La
mer
après la 1ère
secousse se serait abaissée de 30 cm.
(Recherche des effets en Corse en cours)
Raz de
marée de 1924 :
Pas
d'information pour le moment
Samedi
20 juin 1970 :
Plusieurs plages inondées et un ponton municipal
détruit
à la suite d'un coup
de mer à Cannes. Ce déchaînement de la
mer serait
dû à une lame
déferlante provoquée par un résidu de
houle. La veille des perturbations orageuses avaient
circulé
en pleine mer.
Une dizaine d'établissements de bains sur la Croisette et
autant
sur la plage
du Midi ont été perturbés.
Quoi qu'il en soit ce phénomène n'a rien avoir
avec un
séisme qui s'est
produit à 100 km au sud de Monaco deux jours plus
tôt.

Coup de mer au droit du Bastion à
Menton en 1989
(photos A. Laurenti)
Raz de
marée de l'aéroport de Nice
16 octobre
1979 :
Il
n'est pas facile d'avoir des
informations sur la catastrophe de l'aéroport de Nice car
les
données sont
conservées secrètes en raison des
retombées
potentielles fortes en matière
d'assurance. A cause du caractère judiciaire de
l'événement, les rapports
effectués ne sont pas consultables durant une période de 100 ans..
Toutefois le projet d'un port de commerce à Saint Laurent du Var pouvant faire courir les mêmes risques sur la rive droite du Var, l'Association des Citoyens Laurentins (A.C.L) a obtenu l'autorisation du procureur de la République Eric de Montgolfier de consulter ce dossier. Pour plus d'infos vous pouvez avoir accès à une partie de ce dossier à partir du lien suivant : Voir les archives de la catastrophe de 1979
Rappel des faits : Quelques jours auparavant, de très fortes pluies s'étaient abattues sur la région. Le 16 octobre 1979 à 13 h 57 une partie de la plate-forme de remblaiement disparaît dans la mer. Neuf personnes qui travaillaient à la construction d'une digue devant abriter un nouveau port de commerce, trouvent la mort.
Quelques minutes plus tard, après une baisse relative du
niveau
de la mer, un
raz de marée submerge le littoral et une vague
estimée
entre 2.5 et 3.5 m de
haut déferle sur la plage de la Salis à Antibes à 14 h 06, tuant une
personne.
Dans la soirée, à 18
h 45, un premier câble sous marins situés
à 75 km
au large, est sectionnés.
Puis à 22 h 50 un second câble est
également
sectionné à 105 km de
distance. Des
travaux de remblayage
avaient
lieu lors de l'accident : le sol était sans arrêt
pilonné et des engins de
compactage tassaient les matériaux. Les
remblais qui devaient constituer la nouvelle digue étaient
posés non loin du
canyon du Var et ce fleuve venait de connaître une crue
importante. Par
ailleurs, des blocs provenant de l'aéroport ont
été repérés 5 km au large
par 1 000m de fond.
L'hypothèse
retenue par la DDE aux termes d'une
enquête, suppose qu'un avalanche sédimentaire sous
marine
d'un volume
d'environ 150 millions de m3 a eu lieu à l'embouchure du
Var.
Celle-ci a
généré un raz de marée dont
les
conséquences furent doubles, effondrement
d'une partie de l"aéroport et raz de marée sur
Antibes.
Le vieil Antibes et ses
remparts avec en arrière
plan le massif du Mercantour
et la cime de l'Argentera à gauche
(Photo André Laurenti)
21 mai
2003 séisme de Boumerdes en
Algérie -
Phénomène marin de tsunami dans le port de la
Figueirette
à Théoule-sur-Mer.
A
Théoule-sur-Mer
plusieurs petits
bateaux ont été couchés par des vagues
plus fortes
que la normale. Selon le
chef du secteur maritime de Théoule, ce
phénomène
s'est produit durant la
nuit du 21 au 22 mai 2003. Il s'est manifesté par
l'arrivée d'un train de
houle de forte ampleur. Il a eu pour effet une montée rapide
et
importante du
niveau de l'eau avec ensuite un retrait provoquant par "effet de
pompe" un assèchement partiel du port. En ce qui concerne le
port de la
Figueirette le niveau de l'eau est descendu d'environ 1.50 m dans
l'ensemble des
bassins, avec de très forts courants entrants et sortants.
Les
dégâts
apparents constatés par l'équipe portuaire
semblent
limités à quelques
bateaux.
A Antibes des plaisanciers ont signalé des vagues
importantes.
Un retrait d'un
mètre aurait été observé
près de
Hyères dans le département du Var.

Petit port de la Figueirette
à
Miramar sur la commune de Théoules
(Photo André Laurenti)
Il a été difficile durant les premiers jours, d'obtenir des informations
précises sur l'heure d'arrivée des vagues.
Malgré
tout, un témoin qui était
présent sur son bateau mercredi 21 mai au soir, a
indiqué
que le port a
commencé à se vider à 22 heures soit 1
h 16
après le séisme.
Avec un peu plus de recul on apprend que les vagues ont atteint les
ïles des Baléares après une propagation d'environ 20
à 30 minutes. Selon les enregistrements par les
marégraphes du SHOM les vagues ont atteint Monaco vers 20 h 30
T.U. soit 1 h 46 après le séisme. Sur les côtes de
la Principauté et de la Ligurie, le tsunami a atteint une
dizaine de centimètres.
Les oscillations consécutives ont duré plus de 24 heures.
Lettre circulaire à tous les
usagés
du port de la Figueirette réalisée
le 22 mai 2003 par le service Maritime
de la ville de Théoule-sur-Mer
(Cliquez dessus pour agrandir)
Mardi
24 août 2004 : raz de marée de
Marseille
Un petit raz de marée s'est produit à
Marseille du
côté de la Pointe Rouge, la mer s'est
retirée
subitement d'une vingtaine de mètres faisant baisser le
niveau
de l'eau d'une cinquantaine de centimètres pendant
près
d'une demie-heure. Un scientifique des marées de Marseille
a expliqué que ce raz de marée a
été
provoqué par un glissement de terrain survenu à
environ
15 km au
large des côtes Marseillaises, celui-ci s'étant
produit
quelques minutes avant la première onde. Il y
a eu plus de peur que de mal.
Conclusion
:
La
littérature locale ne
permet pas de
remonter loin dans le temps. La
fiabilité de
ces données est, à l'exception du
séisme de 1887,
très relative notamment en
ce qui concerne la nature du phénomène
observé.
Au
XIX siècles trois événements se sont
produits dont
deux sont les
conséquences d'un séisme. Il est probable que les
événements sismiques
Ligures de 1831 et 1854 aient engendré
des mouvements de
mer, cependant les
sources documentaires connues n'en font pas état.
Au
cours du XXème siècle, seuls deux raz de
marée
nullement liés à une
activité sismique se sont produits, le premier en 1924 et le
second le 16
octobre 1979. Face
à
l'état actuelle des
connaissances, on peut établir une récurrence de
deux
à trois événements
par siècle, définie sur le créneau des
deux
derniers siècles
Il
serait souhaitable qu'une surveillance de nos
côtes soit mise en place, car de Monaco à
Perpignan, lors
du séisme de
Boumerdes, il a été impossible d'avoir des
informations
précises sur
l'arrivée des vagues et leur ampleur.
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Orientation
bibliographique
Le
risque sismique dans le sud-est de la France
Mythe ou réalité
Bertrand Fenet - juillet 1984 (Edisud)
Génération de tsunamis projet scientifique
collectif promotion X2001
J. Barral, T. Prevost, F. Yang, N. Massart, V. Schmitt, E. Ollinger,
P.-Y.
Laligand.
La Nature revue des sciences XVème année 1887
premier semestre
M. Bouquet de la Grye - p.143
La Nature revue des sciences XVème année 1887
premier semestre
M. A. Forel - p.235
La Nature revue des sciences XVème année 1887
premier semestre
M. Maxime Hélène - p.280 - 281
La Science Illustrée N°9 du 28 janvier 1888
M. Louis Figuier p. 129 - 130 - 131
Revue Scientifique T XIII, 1er
semestre 1887 "Le tremblement de terre à Menton"
M. G. Daremberg p. 338 - 339
L'Astronomie "Les tremblements de terre et
leurs causes"
M. Camille Flammarion p. 123 à 142
"Il terremoto del 1887 in liguria" par
Arturio Issel - Société Géologique de
France
Terremoti della Liguria e del Piemonte - mémoire de Giuseppe
Mercalli - Naple
1897 (pages 109 à 111)
Les tremblements de terre par M. F. Fouqué -
Année 1888
C.R. Académie des Sciences T105 - 1887 Note sur
le tremblement de terre du 23 février à Nice par
M
Bouquet de la Grye p. 202 -
203
Notice intitulée "Tremblement de terre du 29
décembre
1854 comparé à
ceux des siècles précédents". Année
1855 Musée Masséna
The Ligurian earthquake of february 23, 1887
Par MM. G. Capponi, M. Cattaneo, F. Merlanti
(Société
Géologique de France)
Doc n° 59 du BRGM
"Les tremblements de terre en France" Mémoire du BRGM
n°96
année
1979
"Le séisme nissart de 1564" par B. Cadiot sous la direction
de
Jean
Vogt
Journal le Petit Niçois du 28 février 1887
Urbain Bosio "La Province des
Alpes-Maritimes" Nice 1902
L'Avenir
de Nice du 26 janvier 1855 (A.D.A.M.)
Nice-Matin
du samedi 20 juin 1970 (A.D.A.M.)
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