Séisme d'Al Hoceima au Maroc 

Mardi 24 février 2004

--------------------------------------------------------------

TABLEAU DES REPLIQUES



Le séisme s'est produit mardi 24 février 2004 dans la province d'Al Hoceima (nord-est) à 02 h 27 GMT du matin et aurait fait 628 morts plus de 926 blessés et 15 230 sans abri selon un dernier bilan. Ce tremblement de terre aurait causé l'effondrement de 2 539 maisons dont 2498 en milieu rural.
Le séisme s'est ainsi vu attribuer une magnitude énergétique de (Mw)  6,5 et une magnitude locale de (Ml) 6.3 (voir tableau des répliques).
L'épicentre était à terre à proximité d'Aït-Kamra.

LES EFFETS DU SEISME :
D'importants dégâts ont été relevés à Imzouren, Aït Kamara et Tamassint proches de la ville portuaire d'Al Hoceima, ces lieux ont une population respective de 25 000, 6 000 et 6 000 habitants. 
La ville d'Al Hoceima (100 000 habitants) a été le théâtre de nombreuses scènes de panique. Les dégâts se résument à plusieurs immeubles fissurés, il n'y a pas eu de victime.  
Les victimes ont été enregistrées dans les localités rurales avoisinant la ville côtière d'Al Hoceima. Les habitations de 13 douars de la commune construites en majorité en pisé ont été fortement endommagées. Les maisons ont été à 90 % détruites et de nombreuses personnes ont trouvé la mort. 
On déplore une dizaine de victime à Aït Said, 3 morts et 60 maisons détruites à Zaouat Sidi Youssef, des dégâts sans précision à Beni Bouayach, à Izafzafron, à Imrabten, à Beni Abdallah, à Aït Youssef Ouali, à Aït Abdelaziz et à Aït Daoud. Tous ces douars situés dans les montagnes sont difficiles d'accès.  
Les localités d'Imzouren et d'Aït-Kamra (140 victimes) ont été déclarées "zones sinistrées". 
A Imzouren, les destructions sont visibles dès l'entrée de cette localité. Une quarantaine habitations d'un ou deux étages se sont effondrées. La plupart de ces immeubles se sont écroulés comme des châteaux de cartes

La secousse a également été ressentie dans le détroit de Gibraltar, à Fès, à Taza, et à Tanger, où des habitants inquiets sont descendus dormir dans la rue, et enfin à Rabat, (500 km au sud-ouest d'Al-Hoceima) et à Melilla l'enclave espagnole située à l'est d'Al-Hoceima.

Des répliques ont aggravé les mouvements de panique dans la région. Les habitants refusent de rentrer chez eux et ont décidé de camper dans les rues et les jardins publics. Ces nouvelles secousses ont provoqué l'effondrement de deux logements dans la localité d'Imzouren (16km au sud d'Al Hoceima) et tué une personne.

Le Maroc situé sur une zone de fracture, a déjà subi des tremblements de terre meurtriers. Dans cette région instable, les séismes sont provoqués par la montée de la plaque africaine vers la plaque européenne.
Les chaînes de l'Atlas poursuivent ainsi leurs mouvements de chevauchement et de temps en temps, les énormes tensions accumulées se libèrent sous la forme d'un tremblements de terre.

BREF RAPPEL HISTORIQUE
Le dernier séisme le plus violent qui a touché le Maroc remonte à mai 1994 avec une magnitude de 5,7.
Autrement celui du 29 février 1960 détruisit la ville d'Agadir sur la cote Atlantique, faisant 12.000 morts (elle l'avait déjà été en 1731).

- 21/22 janvier 1909: un séisme détruit la région de Tétouan (côte nord), faisant une centaine de victimes

- 4 janvier 1929: un séisme cause des dégâts à Fès et Outat el-Hadj 

- 28 février 1969: un séisme ressenti dans presque tout le pays est plus particulièrement meurtrier sur le littoral atlantique, faisant une dizaine de morts et 200 blessés

- 23 octobre 1992: un séisme de magnitude 5,2 fait deux morts dans la région de Rissani dans l'Atlas. Une semaine plus tard, pareil séisme dans la même région fait 45 blessés et des dégâts.

- 28 juin 2001: une secousse tellurique de magnitude 5,2 est enregistrée dans plusieurs villes de la côte occidentale sans faire de dégâts matériels ni de victimes

- 27 mai 2003: un séisme de magnitude 3,6 est enregistré dans la province de Khénifra (200km à l'est de Rabat), sans faire de victimes ou de dégâts. 

RETOUR PAGE D'ACCUEIL

Contrat Creative Commons
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.