Séismes de l’Ubaye 1959 (A.H.P.)


Séisme du 5 avril 1959 :

Ce fort séisme d’une magnitude 5.5, s’est produit le dimanche 5 avril à 10 h 48 TU soit à 11 h 48 heure locale. Ce tremblement de terre survenu sans activité sismique prémonitoire, a atteint dans sa zone épicentrale, une intensité de VII-VIII sur l’échelle Européenne EMS 98 sur la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye, notamment dans les hameaux de Grande Sérenne et Petite Sérenne, mais aussi à Fouillouze et à Mélezen. L’événement s’est produit juste à la sortie de la messe et a provoqué d’importants dommages immobiliers et plus de 200 millions de francs de dégâts. Les témoignages recueillis à l’époque évoquèrent avant la secousse, un fort vrombissement.

JPEG - 144.9 ko
Saint-Paul-sur-Ubaye
(Photo : André Laurenti)

Les effets en Ubaye
L’épicentre de ce séisme a été localisé à un kilomètre au sud-est du hameau de Grande Serenne.
Les lignes téléphoniques et électriques furent coupées, mais ont été rapidement réparées. En ce qui concerne l’eau, partout elle a été distribuée et elle a bien été troublée pendant 2 ou 3 heures après le séisme, mais elle n’a pas été coupée [1].

PNG - 260.5 ko
Chapelle Saint-Antoine
Au hameau de Saint-Antoine situé entre Serenne et la Barge a souffert du séisme.
(Photo : D.L. journal le Dauphiné Libéré)

Grande et Petite Serenne
Dans ces deux hameaux, les habitations ébranlées menacent de s’écrouler [2]. il y a eu des effondrements de murs pignons, une chapelle a été fortement endommagée et a dû être définitivement démolie par la suite ; et 80 % des cheminées ont été abattues.
La pointe du clocher de la Grande Serenne, est tombée et le plus grand désordre règne à l’intérieur. D’autre part, la maison attenante à l’église appartenant à la commune et mise à la disposition des Ponts et Chaussées, est dangereuse. Elle devra être rasée [1].
Dans ces deux hameaux il a été relevé un nombre important d’immeubles vétustes, ce qui explique probablement la sévérité des dégâts. Quatre immeubles, sinistrés à plus de 80 % ont dû être évacués [1].

JPEG - 64.9 ko
La Grande et Petite Sérenne
L’épicentre était proche de ces deux localités.
(Photo : André Laurenti)
JPEG - 52.7 ko
La Grande Serenne
De nos jours, on peut encore observer le déplacement de la pointe du clocher provoqué par le séisme de 1959.
(Photo : Patrice Tordjman)

Saint-Paul-sur-Ubaye
Sur les 250 maisons que compte le village et les neuf hameaux de cette commune, 227 furent fortement endommagées, dont 60 ont été déclarées inhabitables [3].
Deux enfants ont été grièvement blessés par les chutes de matériaux.
De nombreuses maisons furent lézardées notamment le bureau de poste, la mairie, la gendarmerie, l’école où les voûtes intérieures se sont écroulées [2].
Dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIII siècle), heureusement vide, les dégâts furent spectaculaires, une partie de la voûte s’écroula sur les bancs, plus de 130 m3 de gravats. La plupart des statues tombèrent et se brisèrent. Fort heureusement l’office qui venait de se terminer s’était déroulé dans une chapelle voisine. Dans cette dernière, le curé de la paroisse a vu tomber à côté de lui, une statue dans un nuage de poussière [4].

JPEG - 127.6 ko
Saint-Paul-sur-Ubaye
Le Préfet et le Sous-Prefet regardent le mur endommagé. (Photo : Nice Matin)

Selon le rapport Clerissi sur les dégâts, les plus caractéristiques sont les décollements des murs et en particulier les murs pignon nord-sud, planchers, cloisons abattus, fissurées ; décollement des enduits de plâtre ; toutes les cheminées sont fissurées ou ébranlées 50% des têtes de cheminées constituent un danger. Dans les immeubles construits en voûte, les pieds droits et même les queues de voûte ont souffert dans de grandes proportions et sont lézardé. Par contre, dans la presque totalité des toits les charpentes sont intactes ainsi que les murs de bordure [1].

JPEG - 109.3 ko
Saint-Paul-sur-Ubaye
Autres effets sur le bâti.
(Photo : Nice Matin)

Selon Clerissi Directeur Départemental de l’Urbanisme, les immeubles du chef lieu ont subi 20% de dégâts, ceux de deux hameaux de Serenne 30% à 35% [5].
A la gendarmerie, les dégâts sont importants les réparations provisoires ont été estimées à 1 700 000 fr. Elle est inhabitable car il faut purger toutes les parties qui menacent de s’écrouler. Le bureau de poste municipal a été fortement endommagé [1].
Pour la petite histoire, des pissenlits lavés dans une auge à moitié pleine ont été balancés par dessus bord [6].
La 2CV de M. Pascal instituteur à Revel, stationnée sur la place du village a été écrasée par la chute de la cheminée de l’école et de la poste.

JPEG - 144.4 ko
Saint-Paul-sur-Ubaye
La chute d’une cheminée a écrasé la 2cv de l’instituteur de Revel.
(Photo : Nice Matin)

Fouillouse
De nombreuses maisons se sont lézardées et menacent ruines [2]. Par ailleurs, la voûte du chœur de l’église a été fortement endommagée ainsi que les murs. Cet édifice date de 1549 [1].

JPEG - 124.5 ko
Hameau de Fouillouse
Le mur du cimetière a été endommagé par le séisme.
(Photo : Nice Matin)

Le mur du cimetière s’est partiellement écroulé [1].
Le pont du Chatelet qui relie le village, présente trois lézardes dangereuses dans sa voûte [7].

Fouillouse

Les Gleizolles
L’église de ce hameau datant du XVI siècle, s’est écroulée quelques minutes après la sortie des fidèles. Sinistrée à cent pour cent, elle est inutilisable et menace d’autre part la sécurité publique. Le clocher constitue un danger et il est à abattre [1].
C’est ainsi que la toute petite chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe que l’on peut voir de nos jours, est le reste de cette église détruite par le tremblement de terre, et les habitants ont reconstruit une chapelle qui correspond uniquement au chœur de l’ancienne église.
La maison Montagnier est entièrement détruite [2], autrement plusieurs immeubles ont été endommagés [3].
Il a été également signalé que la montagne a fumé à l’endroit où se détachèrent des blocs de rocher [4].

JPEG - 53.4 ko
La chapelle de Gleizolles
Elle fut reconstruite par les habitants et correspond uniquement au cœur de l’ancienne église.
(Photo : André Laurenti)

Tournoux
Ce hameau a beaucoup souffert [8].

La Condamine Châtelard
Dans ce village tout le monde n’a pas ressenti la secousse, quelques cheminées sont tombées et quelques murs se sont fissurés [8]. Fissures dans les chambres, pas de lézardes extérieures [9].

JPEG - 145.6 ko
La Condamine Châtelard
(Photo : André Laurenti)

Jausiers
L’ancienne école de Magnans a eu sa façade avant complètement détachée des murs maîtres et des plafonds sont en partie tombés. Au chef lieu et dans les hameaux de très nombreuses cheminées ont été détruites causant de graves dégâts aux toitures dans leur chute. L’église du chef lieu et la chapelle des Pénitents ont également souffert. L’immeuble de M. Victor Plaisant est sérieusement endommagé [10]. Par ailleurs, il a été signalé la chute de cheminées, des lézardes et des décollements des plafonds [9].

Meyronnes
Chute de cheminées, fissures aux immeubles [9].

JPEG - 168.6 ko
Commune de Meyronnes
(Photo : André Laurenti)

Barcelonnette
Le frémissement de la terre dura à peine quelques secondes, des cheminées sont tombées dans les rues, des pierres se sont détachées de certains monuments publics, notamment de la tour Cardinali.
Affolés les gens se sont précipités hors de leur maison. Aucun accident de personne ne fut à déplorer [2].
Faucon : il a été signalé la chute de plusieurs cheminées, des fissures aux maisons et à l’église [9].
Fours : chute de cheminées en mauvais état [9].
A Uvernet fissure dans le mur de l’église idem à Saint-Pons [9].

JPEG - 174.9 ko
Ville de Barcelonnette
(Photo : André Laurenti)

Les effets dans les Hautes Alpes
Le séisme a été ressenti dans presque la totalité du territoire des Hautes Alpes. La secousse a été particulièrement violente dans le triangle Guillestre, Montdauphin et Plan de Phasy.
A Gap le phénomène fut vibrer les vitres et les meubles dans plusieurs quartiers. A Grenoble des portes se sont soudain ouvertes, des lustres se sont balancés, des vases de fleurs sont tombés de leurs consoles [11].

Ceillac
Commencement de panique pendant la messe, dans l’église, de grands tableaux se sont décrochés et des plâtres sont tombés. A l’extérieur, sur la façade des plaques de crépis se détachèrent [4]. On déplore également quelques cheminées endommagées tout comme à Vars et Saint-Marcellin [4]. Aussi des chutes de briques dans beaucoup d’immeubles [9].

Château-Ville Vieille
Chute de tuiles et de cheminées, lézardes à quelques immeubles, chute de la cheminée de l’école du hameau de Meyriès [9].

Saint-Véran
Le tremblement de terre s’est produit pendant l’office. Il y eut un moment d’effroi vite dissipé. Là aussi quelques dégâts légers sont à noter [4]. Elargissement de fissures à la voûte de l’église [9].

Sur la montée du col de Vars, plusieurs demeures de Mélézen sont entièrement sinistrées [1].

_Vars
Des cheminées sont tombées, des murs abattus, plusieurs maisons lézardées par le séisme du 19 mars 1935 ont été à nouveau endommagées [9].

Par ailleurs, à Aiguilles une voûte et un plafond ont été fissurés, à Chateauroux quelques lézardes et chute de cheminées, aux Orres chute de deux vieilles cheminées, une partie du clocher de la chapelle a été endommagé, à Saint-Sauveur murs lézardés, à Crévoux chute de tuiles et de pierres de cheminées, à Saint Clément murs lézardés à l’école du hameau des Traverses [9].
A Guillestre sonnerie de pendules, chute de blocs sur la RN 202 entre Montgovie et la Maison du Roi. On déplore également de petites fissures à Prunières [9].

Autres effets observés
Il a été constaté la chute de blocs rocheux de 1 à 2 M3 sur la route de Fouillouse, mais très vite l’accès a été rétabli.

PNG - 229.1 ko
Route de Fouillouse
La voie a été coupée par des éboulements au niveau du pont du Chatelet. Le pont qui a été soulevé par le séisme, c’est rassis.
(Photo : Jean Maurin pour le journal le Provençal)

Le chemin de Maurin a été également obstrué par de nombreux blocs vers le tunnel au delà du hameau Saint-Antoine.
Le Méridional du 24 avril 1959 indique que le garde champêtre de Vars a signalé que deux sources du village sont restées troublées pendant 8 jours [12]. Phénomène curieux, la fontaine du hameau Saint-Antoine à 5 km au nord de Saint-Paul-sur-Ubaye serait devenue tiède à la suite des secousses [13]. Cette information est remise en doute dans le journal le Provençal du 28 avril où il est dit que la source est resté froide [14].
Au col de Vars où l’on pratique encore le ski, les pensionnaires du Grand Hôtel sont sortis en hâte. Mais les plus surpris furent les sportifs descendant du remonte pente qui virent deux immenses tourbillons occasionnant d’importantes vagues sur le lac face au refuge Napoléon.
Par ailleurs, des avalanches se sont produites dans la montagne près du sommet du col [4].
Sur la route du Queyras un éboulement aux environs de la maison du Roy s’est produit. Dans la combe du Queyras, des cailloux et de petits blocs de roche se détachèrent de la montagne [4].
Sur les flancs du Parpaillon, les rochers de St. Ours au nord de Meyronne, le Chambeyron, le Souvagea situé au nord de Fouillouse et à Vars, les éboulements ont remué de grandes masses de terre et de rocs [15].

Les éboulements du Péouvou de Serenne (2096 m)
Des éboulements rocheux avec fumées ont été signalés par les habitants. En effet, on pouvait lire dans le journal le Provençal ce que les gens ont pu observer’’ce fut la vision de la montagne fumant légèrement comme si un volcan s’y était brusquement ouvert’’ [4].
Selon le rapport géologique, ces éboulements se sont produits à partir des escarpements très abrupts (calcaires et dolomies triasiques) redressés à la verticale de cette montagne située en rive droite de l’Ubaye. La localisation de ces phénomènes doit s’expliquer par la raideur des versants en ce point, il faut y voir également la proximité de l’épicentre car d’autres abrupts tout aussi susceptibles de produire de tels éboulements n’en ont pas été le siège [16].

Les crevasses des Métairies du Pinet et des Meyres de Bouchiers
Selon le rapport du Professeur Gidon, il s’agissait de crevasses de plusieurs centaines de mètres provoquées sans nul doute par le séisme. Peu profondes, elles résultèrent seulement d’un glissement superficiel des alluvions glaciaires détrempées par la fonte des neiges, par rapport à leur soubassement rocheux. Les dénivellations observées variaient de 0,5 et 1,5 m [15].

Les effets en Italie (Piemont occidental)
En Italie, il y a eu également quelques dégâts légers d’intensité VI dans les localités d’Acceglio de Pleyne et Prazzo Superiore toutes deux situées dans la vallée de la Maïra dans la province de Cuneo.
Du degré V-VI à Pinerolo, du degré V à Macra, Manta, Mondovi Breo, Oncino, Paesana, Paschero, Revello, Rifreddo, Rossana, Vignolo, Villa.
Le séisme a été également ressenti à Cuneo, Genova, Graziani Civalleri et Torino [17].

Un séisme fortement ressenti dans les Alpes-Maritimes

Le ressenti dans ce département semble avoir été moins important que la secousse du 26 février 2012 pourtant moins forte (magnitude 4.5 ml). Cela s’explique par le fait que le séisme de février 2012 trente fois moins puissant, s’est produit à 23h37 heure locale, au moment ou la majorité des personnes était au repos à leur domicile ou prêtes à s’endormir. Celui de 1959 s’étant produit en fin de matinée, au moment où les personnes étaient plutôt à l’extérieur et en activité, il a été moins perçu par la population.
Dans les Alpes-Maritimes, on relève quelques légers dégâts dans le nord du département, il a été signalé des chutes de tuiles et de cheminées, le tintement de sonnettes à Saint-Dalmas le Selvage et la chute d’une dalle de pierre à Saint-Etienne de Tinée [9].
Autrement, il a été fortement ressenti sur l’ensemble du département.
A Menton un témoignage mentionne qu’au 4ème étage d’un immeuble avenue Carnot, l’intensité a été suffisamment forte pour déplacer un bloc note, les clefs introduites dans une serrure d’une armoire balancèrent, le fauteuil de bureau donna une série de secousses horizontales.
Dans un appartement de Juan les Pins les deux portes coulissantes des toilettes ont roulé par à coups et ont trépidé bruyamment.
A Saint-Laurent du Var, à Levens, à l’Escarène, on a également noté la secousse tellurique qui s’en est tenue à des manifestations relativement anodines tandis qu’à Villefranche, Cap d’Ail, Puget Théniers, Saint-Martin Vésubie ou Digne, il n’aurait pas été ressenti. Par contre à Villeneuve Loubet on signale quelques dégâts de peu d’importance [2].

Nice
Il semble dans la capitale azuréenne que ce soit sur la colline de Gairaut en particulier et sur les hauteurs en général que le tremblement de terre a été le mieux perçu. L’horloge de la poste Thiers s’est arrêtée à l’instant précis du phénomène. Ailleurs, des bibelots sont tombés et se sont brisés, des portes se sont ouvertes toutes seules [2].

JPEG - 153.8 ko
Commune de Nice
(Photo : André Laurenti)

Les effets dans le Var et les Bouches du Rhône
Draguignan
Le séisme a été ressenti dans les niveaux supérieurs des immeubles [4].

Brignoles
Deux secousses successives ont été perçues à quelques instants d’intervalle. Dans les cafés et restaurants de nombreux consommateurs ont pu voir leurs verres et leurs assiettes s’entrechoquer. Dans les rues plusieurs personnes ont connu une curieuse impression en sentant le sol vaciller sous leurs pieds. D’une manière générale la seconde secousse a été davantage ressenti dans les 3eme et 4eme étages des immeubles [2].

Toulon
la secousse a été assez sérieuse pour faire vibrer la vaisselle et les verres sur les étagères. Elle a été particulièrement ressentie dans l’avenue Colbert et dans les immeubles du port [4].

Marseille
Il a été ressenti assez nettement sans conséquences sérieuse. Dans un appartement du 4ème étage, rue de la République un habitant a été déséquilibré, le lustre s’est mis à balancer légèrement. Les personnes qui se trouvaient dans la rue ou qui étaient chez eux au rez de chaussée, ne s’aperçurent de rien [9].

Pojets et actions post-séisme
Quelques jours après le séisme, il fut envisagé de reconstruire le hameau de Grande Serenne sur un emplacement qui pourrait se situer dans le périmètre du hameau de Petite Serenne. Le projet consistait en fait à reloger les sinistrés dans de petits pavillons. Il était indiqué aux futurs occupants de réserver dans chaque maison sur le principe de gîtes, une ou deux pièces qui seraient à louer aux touristes. Cette formule permettrait de retenir les jeunes dans la Haute vallée.
Par ailleurs, le comité fut d’accord pour demander au ministère de la construction, un prêt de maisons préfabriquées et des baraquements destinés à reloger les sinistrés en attendant la reconstruction de leurs maisons et d’autre part pour être utilisés comme greniers à fourrage [18].

A Saint-Paul-sur-Ubaye, un généreux donateur mexicain originaire du village a financé une partie de la reconstruction qui s’est effectuée de 1963 à 1969.
Du 10 avril au 10 juin, 75 volontaires donnèrent 510 journées de travail pour remettre en état le village [19].

Enregistrement du séisme Ce séisme a été ressenti à Grenoble (Isère), à Bellegarde (Gard), Forcalquier (A.H.P.), mais aussi à Turin, Gênes, en Italie. La secousse a été enregistrée par les sismographes de Clermont Ferrand, Marseille, Monaco, Paris, Strasbourg, Stuttgart, Tortosa, Trieste, Uppsala, et de nombreuses stations américaines [15].
Le choc principal a été suivi de répliques qui ont duré plusieurs mois. La magnitude de la première à d’ailleurs était suffisamment forte pour que la station sismologique de Canberra en Australie (17 000 km de distance) puisse l’enregistrer.

PNG - 223.5 ko
Carte des intensités
Document réalisé par André Laurenti

Selon le rapport du professeur Maurice Gidon, l’épicentre serait voisin du séisme du 18 juillet 1938. L’hypocentre est relativement faible, elle est de l’ordre de plusieurs kilomètres peut-être plus d’une dizaine.
La grande faille de la Durance aux abords de la Roche de Rame et du Plan de Phasy a été reconnu comme l’épicentre des tremblements de terre des 19 mars 1935 (Imax VII-VIII), 17 décembre 1937 (Imax VI) et 15 février 1938 (Imax VI) [15].

PNG - 186.1 ko
Carte macrosismique
(Réalisée par : André Laurenti)

Remerciements

Au personnel de la Maison de la Vallée notamment au service culture et patrimoine : avenue des Trois Frères Arnaud à Barcelonnette.

Source documentaire :

La carte macrosismique a pu être réalisée à partir d’informations relevées sur le site internet de la base de données historiques nationales présentée par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) :
http://www.sisfrance.net/
- Journal la Provence du mardi 28 février 2012
- Journal le Dauphiné Libéré du mardi 28 février 2012
- Journal l’Astronomie Vol 73 p 232


[1] Journal Nice-Matin du mercredi 8 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[2] Journal Nice-Matin du lundi 6 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[3] Journal Nice-Matin du samedi 11 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[4] Journal le Provençal du lundi 6 avril 1959

[5] Journal le Provençal du mercredi 8 avril 1959

[6] Journal le Provençal du mardi 7 avril 1959

[7] Journal Nice-Matin du mardi 7 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[8] Journal la Marseillaise du 7 avril 1959

[9] Rothe J.P. Dechevoy : La séismicité de la France de 1951 à 1960 - annales 1967 institut physique du globe de Strasbourg - T8

[10] Journal le Dauphiné Libéré du mercredi 8 avril 1959

[11] Journal le Dauphiné Libéré du lundi 6 avril 1959

[12] Journal Le Méridional du 24 avril 1959

[13] Journal Nice-Matin du 24 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[14] Journal le Provençal du 28 avril 1959

[15] Journal la Marseillaise du 8 avril 1959

[16] Gidon Maurice : Rapport géologique sur les causes et les effets de la secousse sismique ressentie le 5 avril 1959 dans la région de Saint-Paul-sur-Ubaye - Grenoble - 13 juin 1959

[17] Catalogo dei forti terremoti in Italia dal 461 a.C. al 1980 - Istituto Nazionale di Geofisica 1995

[18] Journal Nice-Matin du 19 avril 1959 - édition Basses-Alpes - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[19] ROBERTS Tom : Paroles d’urgence - Editions Charles Léopold Mayer AUI - année 1997


Commentaires

l'actualité Azurseisme

8 avril - Séisme de Demonte

Les réseaux régionaux ont détecté le 8 avril 2017 à 9h52 TU soit à 11h52 heure locale, un séisme (...)

23 mars - Conférence sur l’Etna au Haut de Cagnes

"Le Cercle des Amis" du Haut de Cagnes, organise dans ses locaux le vendredi 31 mars à 18h30 une (...)

10 mars - Séisme à Pampelone

Le Bureau Central Sismologique Français de Strasbourg (B.C.S.F.) a détecté un séisme de magnitude (...)

27 février - Restitution et rapport du séisme d’Amatrice

RESTITUTION DU SEISME D’AMATRICE A NICE Suite aux séismes des Apennins, une mission de (...)

4 février - Séisme en Martinique

Un séisme de magnitude 5.7 Mw (source Centre Sismologique Euro-Méditerranéen C.S.E.M.), magnitude (...)