Effets sur Nice


Développement de Nice

Nice et ses luxuriantes plaines du Paillon et du Var ont aujourd’hui cédé la place à la ville et une urbanisation plutôt anarchique notamment dans la vallée du Var.
Lors du tremblement de terre, ce sont surtout les quartiers de Saint-Etienne (actuellement Vernier), Thiers, rue de France, l’avenue de la Gare (actuellement Bd Jean Médecin), les rues adjacentes, constituant la nouvelle ville, qui ont le plus souffert. Avec le rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 et la mise en service de la Gare Nice-Ville en 1865, l’ensemble de ces quartiers ont connu un développement fulgurant. Ils se sont principalement développés sur un bassin de remplissage sédimentaire constitué par des dépôts provenant du Paillon et des nombreux vallons descendant des collines.

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Plan de Nice (1872)
Ce plan publié en 1872, donne une idée de l’urbanisation de la nouvelle ville entre le Paillon et la station ferroviaire

NICE
Superficie : 7 192 ha - Alt. : 10 m.
Latitude : 43° 42’ 12" Nord - Longitude : 7° 15’ 59" Est
Population : 77 478 habitants en 1886 – 340 017 habitants en 2017
Intercommunalité : Métropole Nice Côte d’Azur

Cadastre de 1871
Section : C3 Saint Roch et Lazaret, section de Saint-Roch,
Section : A1 Nice Est, section de Riquier, 1872
Section : A2 Nice Est, section de Riquier, 1872
Section : B1 Nice Est, section du Port,
Section : B2 Nice Est, section du Port, 1872
Section : C Nice Est, section de Saint-Augustin, Feuille unique 1872
Section : D Nice Est, section de Sainte-Réparate, Feuille unique 1870 Section :E Nice Est, section du Cours, Feuille unique 1870
Section : A1 Nice Ouest, section de Carabacel, 1872
Section : B Nice Ouest, section de Beaulieu, Feuille unique
Section : C Nice Ouest, section de Saint-Jean-Baptiste, Feuille unique
Section : D Nice Ouest, section de la Buffa, Feuille unique 1870
Section : E1 Nice Ouest, section de Camp Long, 1872
Section : E2 Nice Ouest, section de Camp Long, 1872
Section : C3 Saint Roch et Lazaret, section de Saint-Roch,
Section : G5 Magnan et Saint Etienne, section de Saint-Etienne,

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Jounal le "Petit Niçois"
L’évènement a eu une résonance médiatique à l’échelle européenne

Tremblement de terre : les impressions

"Le mercredi des Cendres a bien failli être celui des décombres" [1], indiquera la presse locale.
"Ce fut d’abord comme un frémissement lointain auquel on attachait peu d’importance, puis le bruit s’amplifia avec une extrême rapidité. Il était très particulier" racontera un témoin, "mais faute de comparaison meilleure, on pourra dire qu’il rappelait celui d’une grosse voiture lancée à une vitesse de plus en plus grande, il acquit bientôt une intensité épouvantable évoquant les éclats du tonnerre" [2].
D’autres personnes compareront le bruit à un roulement sourd de canons traînés sur le pavé, ou au passage d’un train sur un pont métallique. Bref, à 5 h 50 un terrible tremblement de terre secoue la cité du carnaval. "Tout craque, les murs, les meubles, les cloches tintent, les chiens hurlent à la mort" [3].
C’est un déchirement total. Les gens se précipitent aussitôt dans les rues en criant. "Des femmes à peine vêtues, pleurent serrant dans leurs bras leur enfant arraché en toute hâte du lit. On cherche ses parents, ses amis". Soudain à 6 h 05 une secousse légère affole encore plus la population. "Des femmes s’évanouissent, les bambins pleurent", le spectacle est effroyable, hallucinant. Dans le jour qui naît, la désolation s’offre aux regards. On abandonne résolument les habitations pour atteindre au plus vite les moindres espaces découverts : plage, campagnes, squares, avenues... En peu de temps, Nice a l’aspect d’un véritable bivouac d’une armée de campagne. En effet des campements se sont édifiés sur le boulevard de Cimiez. Les gens ont descendu les berceaux, des lits, des matelas, des chaises, des coussins, des couvertures. Certains emplacements sont occupés par des familles entières accompagnées de leurs enfants transits de froid, apeurés de voir l’affolement des parents. Sur la place Masséna aussi on apporte des chaises. Les femmes en haillons se mêlent à celles en robes de chambre à peluches les yeux cernés d’insomnie", quant aux hommes, certains sont en caleçon et en pantoufles [4].

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Nice
Scène à Nice au moment des premières secousses
(Croquis d’après Clair Guyot pour le journal l’Illustration)

A la gare de nombreux touristes essayent de s’enfuir, les gens se précipitent et se massent avec des malles, des colis mais les guichets sont désormais fermés. Par mesure de sécurité les trains ne circulent plus jusqu’à nouvel ordre. En attendant "la compagnie PLM met gracieusement des wagons à la disposition du public ainsi que des bouillottes" [5].

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Quartier Vernier à Nice
Campement en plein air dans le quartier Saint-Etienne
(Recueil sur le tremblement de terre de 1887 - Paris Libraire Editeur - BNF Gallica)

Les effets

Quartier du Vieux Nice
Dans le Vieux Nice, les dégâts sont peu nombreux. Seul "le clocher de l’église St. Augustin près de la caserne d’infanterie, a été démantelée" [6].
La chute de matériaux a blessé grièvement un passant à la jambe, M. Charles Blanchi qui devra plus tard être amputé. Une autre personne M. Delfino Dalmasso a été légèrement blessée [7].
Deux autres blessés aux jambes sont à déplorer à la rue Pairolière également par la chute d’objets. Dans la rue St Joseph, une maison est crevassée sur toute sa hauteur. Les occupants ont immédiatement évacué l’immeuble. Paradoxalement la tour St. Jacques, place St. François a été épargnée. Au château de Nice, un vieux pan de mur s’est écroulé. Rue Pontin, au troisième étage de la maison Giraud, une partie d’un mur menace ruine [8].
C’est à peu près tout ce que l’on déplore dans le secteur de la vieille ville, les secousses n’ont eu que des effets très doux, dira-t-on, où les maisons serrées et collées les unes contre les autres, offrent plus de résistance aux oscillations.

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Commune de Nice
Quartier vieille ville au premier plan
(Photo : André Laurenti)

Quartier du Port
Dans ce quartier, le four d’un boulanger près du pont Garibaldi est partiellement détruit [9].
Au n°13 de la rue Cassini, une femme de 28 ans malade depuis plusieurs jours, a été prise d’une congestion cérébrale, elle est morte de frayeur [10].
La préoccupation essentielle des gens est de s’assurer un abri pour la nuit. Aussi de nombreuses personnes se rendent au port dans l’espoir de trouver sur des navires, refuge et sérénité. Le "Persévérant" et le Spahis" sont pris d’assaut. Les cabines se négocient jusqu’à 40 F la nuit, landaus et voitures se louent à prix d’or. Face à la demande importante, les enchères grimpent encore plus, certaines locations atteindront 150 F la nuitée. D’un côté plus humain, le capitaine du chaland "Bonnardel" hébergera gratuitement 80 personnes durant deux nuits. Lors de la secousse, le niveau de la mer a subi le contrecoup des trépidations. Dans le nouveau bassin du port, le niveau de l’eau est monté brutalement de 50 cm pour en baisser d’autant. Par ailleurs, ce phénomène observé par plusieurs personnes, a gravement endommagé des embarcations qui ont chassé sur leurs amarres. Non loin de là, sur le nouvelle route de Villefranche (Basse Corniche), Monsieur Frédéric Roux âgé de vingt-cinq ans, cuisinier au petit séminaire, se rasait la barbe quand la secousse l’a surpris. Il s’est fortement entaillé le cou [11].

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Quartier du Port
(Photo : André Laurenti)

Selon la presse, le quartier du Port et du Vieux Nice que l’on vient de voir, sont sans comparaison avec la nouvelle ville "il n’est pas de maison qui ne soit visiblement crevassée et détériorée. Le nombre de façades lézardées, des balustrades et des cheminées tombées, des persiennes décrochées, des moulures disparues, des plafonds écroulés, est incalculable" [12].

Quartier Saint-Etienne (quartier Vernier)
Saint-Etienne compte parmi les quartiers les plus éprouvés. Juste en face l’église, la grande maison du curé Camous servant d’école maternelle communale, a eu l’aile droite complètement effondrée sur quatre niveaux. Les premières impressions des riverains convergent vers un sentiment de stupéfaction. Des vêtements pendent accrochés à des poutrelles brisées [13].
Les pompiers épaulés par les militaires, fouillent les énormes quantités de décombres. Ce n’est qu’au bout de 2 h 30 que les secouristes finissent par dégager le corps inanimé de la directrice d’école Mme Cheylon âgée de 45 ans. Elle était originaire d’Avignon et comme si elle pressentait la triste fin qui l’attendait, elle avait demandé, trois jours auparavant, à l’inspecteur d’académie, l’autorisation d’aller à Marseille [14].

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Quartier Saint-Etienne
L’école maternelle communale du quartier Saint-Etienne en partie effondrée.

En face, l’église est lézardée de toutes parts, le clocher ne tient debout que par miracle, une large crevasse le coupe obliquement en deux parties [15].
Un cordon de gendarmes et de policiers empêche l’approche jugée comme étant dangereuse. A côté de l’église, les trois et quatrième étages de la maison Bensa se sont effondrés. L’une des deux personnes qui l’habitaient, n’était pas chez elle, l’autre M. Vivaudo employé aux tramways, a pu se sauver sain et sauf. Deux habitations situées sur l’avenue de l’Exposition (rue du Rocher) sont en partie détruites, Monsieur Pugnaire qui occupait le deuxième étage de l’une d’elles, a été légèrement blessé à la jambe. Juste à coté, une partie de la toiture et du troisième étage de la maison Garrach, s’est écroulée [16].

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Effets du séisme sur Nice
Autres dégâts dans le quartier Saint-Etienne à gauche et bd Gambetta à droite avec l’effondrement d’un mur pignon sur la villa Nathal.

Quartier Vernier
La panique est aussi grande dans la rue Dalbray où de nombreuses maisons n’ont plus ni cheminée, ni muret de terrasse. L’une d’elles n’a plus de cloison, une autre est dépourvue de toiture, certaines menacent ruine. Les habitants du quartier ont tous déserté les immeubles [17].


Quartier Thiers
Tous les plafonds de la villa Beauséjour rue Verdi sont tombés [18].
Au n°7 de la rue Paganini, un mur pignon s’est écroulé sur une habitation moins haute, traversant le toit, les combles et atteignant la Comtesse Lisa Araldi qui était couchée au dans son appartement au 3ème étage. Elle a été hospitalisée dans un état grave, souffrant d’une fracture à la jambe droite et d’importantes contusions au visage. Dans le passage Martin, la maison Isnard a eu la toiture effondrée et tous les meubles brisés. Dans le même passage la maison Icart a eu l’intérieur démoli. Les villas Vaissier, Mariscart et Conte de la rue Hérold, ont eu les murs lézardés et les corniches détruites. Quant à celle de Dane, un mur menace de tomber. En face la gare, on déplore des dégâts à l’hôtel pension de Genève. La rue Saint-Etienne (av. Georges Clémenceau depuis l’av. Thiers et rue Alphonse Karr jusqu’au Bd Victor Hugo) a été fortement éprouvée. La villa Belmare n’a plus ni balcon, ni corniche. Au n°49, une maison menace ruine, elle a été entièrement abandonnée par ces occupants. Au 36, les murs de la villa Olympia se sont crevassés et représentent un danger permanent. La façade du 37 menace de tomber. Au n°40 la maison Goduchet est complètement en ruine, il en est de même pour celle de Caravel au 52. Au n°45, un mur de la maison Meiffret menace ruine [19].
Les villas, Mimosas, Talon, Vérola, Fouque, Ravel, Garacci et Pitaluga sont inhabitables [20].
La maison Manéglia est toute démantibulée et décrépie [21].
Dans la rue Delphine (Rue Durante) les villas Taffe, Lachaud, Pessat et Saint-Joseph ont été crevassées. Dans cette même rue le troisième étage de la villa Tordo présente de grands dangers.

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Quartier Thiers
Avenue de la Gare avec l’église Notre Dame
(Carte postale : source Geneanet)

Quartier Médecin
Au n°18 de la rue d’Angleterre, une maison s’est entièrement crevassée. Un peu plus loin au n°29, une partie de la toiture et d’un mur pignon de l’immeuble Béranger, se sont effondrés sur l’habitation voisine endommageant le toit et blessant aux pieds et à la tête, la concierge Mme Piana Marie [22].
Au n°19 de la rue Adélaïde (Paul Déroulède), tout un pan de mur est tombé sur le toit inférieur de la maison Luccio au n°17. Celui-ci provoqua l’effondrement partiel du 3ème et du 2ème étage. La famille Girard était couchée à ce moment là, seul M. Girard entraîné avec les gravats, a été grièvement blessé. Un enfant a subi également quelques légères blessures. Quant aux autres occupants, ils en furent quitte pour une grande frayeur. A tous les étages le mobilier a été dévasté [23] [24].
Toujours dans la même rue, la maison Roux est en partie écroulée [25].
Le plafond d’une autre demeure s’est écroulé. Les occupants se sont enfuis éperdue abandonnant au milieu des décombres, une pauvre vieille malade. Celle-ci a été peu après secourue et sauvée par Monsieur l’abbé, vicaire à l’église Notre-Dame [26].
L’église allemande (temple luthérien) située dans la rue d’Augsbourg (rue Melchior de Vogué) menace ruine. Au n°9 de la rue de Russie, une maison est pratiquement inhabitable [27].
Sur l’avenue de la Gare (Bd Jean Médecin) une dizaine de bâtiments ont été fortement ébranlés surtout dans les étages supérieurs [28].
Les plafonds du restaurant français sont tombés ainsi que les glaces intérieures [29].
La maison Warrik a été fortement compromise aux étages supérieurs. Dans la rue d’Italie la villa Magnan a été crevassée [30].
Il en est de même pour la maison Sémaria rue de la Paix (av. Georges Clémenceau entre la rue Paganini et l’av. Jean Médecin) [31]. Au n°7 de la rue Paradis, le cinquième étage d’une habitation menace de tomber [32].
A la rue Cotta (rue Maréchal Joffre) le crédit foncier a eu le toit détérioré [33].
Sur la place Masséna, des corniches et des balustres ont été précipitées au sol. Elles ont d’ailleurs failli atteindre un garçon du restaurant Victoria qui rentrait chez lui. Non loin d’ici, la toiture de la maison Vogade s’est partiellement effondrée [34].
L’hôtel des Empereurs sur le boulevard Dubouchage [35], plusieurs maisons de l’avenue Notre Dame et de la rue Lamartine donnent également des inquiétudes et pourraient courir de grands dangers au cas où une nouvelle secousse viendrait à se produire [36].

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Avenue de la Gare
(D’après carte postale)

Quartier Rue de France
Sur le boulevard Gambetta, toute la façade ouest de la villa "Saïda" s’est écroulée sur la villa Nathal qui a été complètement défoncée. Plusieurs personnes se trouvaient à l’intérieur au moment du séisme, il y avait Mme Lafond, sa fille et deux domestiques. Mme Lafond a été complètement ensevelie sous les gravats, quant à sa fille Lucie réveillée en sursaut par le fracas abominable se trouvait cerné dans sa chambre, d’un côté par les décombres, de l’autre par un large trou béant au milieu du plancher. Les deux bonnes couchées au rez-de-chaussée, eurent le courage de monter. Elles essayèrent d’enfoncer la porte mais ne purent y parvenir à cause des gravats. Il fallut le concours d’une troisième personne pour arriver à l’ouvrir. On posa une planche sur le trou du plancher et on opéra le sauvetage de Mlle Lafond qui souffrait d’une plaie au front blessée par la chute d’une pierre. Puis se fut autour de la mère, on la retira de dessous les décombres dans un état critique [37].
Son corps est couvert de contusions et c’est par miracle qu’elle n’ait point été tuée. Un peu plus loin, une autre Mlle Laffont a voulu dans son affolement, sauter du premier étage. Dans sa chute elle se blessa légèrement à la tête. Par ailleurs "Madame Musinoff a été touchée sans gravité à la tête par la chute de plâtre [38].
A proximité, dans la maison de M. Coppon toute la cuisine du premier étage a été démolie. M. Ashway fils du consul américain à Nice, qui était couché au moment de la catastrophe, a été gravement blessé au visage par la chute de gravats. A côté, dans la maison de M. Coppon, toute la cuisine du premier étage a été démolie. Toujours dans le bd Victor Hugo, la villa Cardon est menacée par un mur en ruine. Au bd Gambetta une fillette de 14 ans a été touchée à la tête par des chutes de matériaux, alors qu’elle était sur un balcon. Par ailleurs deux personnes ont sauté par la fenêtre du rez-de-chaussée. L’une d’elle, une jeune fille, est tombée sur la tête au sous-sol [39].
Au n°30 de la rue de France, on déplore une maison inhabitable. Dans la villa Usquia rue Meyerbeer, le séisme a provoqué un massacre au niveau de la verrerie et des faïences [40]. A la rue Maccarani une maison a perdu sa toiture et l’escalier a été emporté [41].

Selon le rapport de visite établi par chaque sous commission, et transmis par la mairie à la presse ; les experts ont visité un grand nombre de maisons qui nécessitent des réparations. Cette visite a eu lieu dans un périmètre qui comprend l’avenue Gambetta à l’ouest, la Gare au nord, l’avenue de la Gare (Av. Jean Médecin) à l’est et la mer au sud, soit les quartiers Thiers et Rue de France dans leur intégralité, puis la partie ouest du quartier Médecin à partir de l’avenue. La commission a recensé 18 maisons comportant des dégâts nécessitant de grosses réparations et pour lesquelles les locataires ont été invités à évacuer [42].

Remarque
En 1887 ce quartier était développé le long de la rue de France au delà le bâti était clairsemé.

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Hôtel Négresco
Quartier rue de France.
(Photo : André Laurenti)

Quartier Carabacel
Rue Gioffredo le petit magasin de menuiserie attenant à la maison Bermond a été entièrement démoli par la chute d’une corniche de cette maison [43]. Non loin de là, au n°20 de la rue Valperga, le bâtiment Eyguesier a été décollé de celui attenant [44].
Dans le lit du Paillon au-dessus du Pont Vieux, au droit du lycée Masséna, un large puits plein d’eau tiède s’est creusé au moment du séisme. Sur le quai Saint-Jean Baptiste (avenue Félix Faure et St. Jean Baptiste) proche du grand café, la partie d’une corniche d’un immeuble a été détruite.

Un autre rapport de visite a été établi par une deuxième sous commission, celle-ci a visité les immeubles situés dans un périmètre qui comprend la voie de chemin de fer au nord, av. Desambrois et bd Carabacel à l’est, le Paillon au sud, soit le quartier Carabacel dans son entier et la partie est du quartier Médecin à partir de son avenue . Les experts ont signalé 14 maisons dont les travaux nécessitent l’évacuation d’une partie de la maison ou des appartements. Autrement, ils ont visité un grand nombre de maisons où ils ont trouvé des fissures sans importance [45].

Remarque
En 1887 ce quartier était bien développé depuis le Paillon jusqu’au boulevard Dubouchage et le long de l’avenue de la Gare.

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Quartier Carabacel en rive droite du Paillon
Vue prise depuis la tour Saint-François
(Carte postale : source Geneanet)

Quartier de Cimiez
Sur la route de Saint-Pons (avenue Maréchal Lyautey), le toit de l’hospice des vieillards s’est effondré blessant deux personnes [46].
Dans le secteur, six maisons sont déclarées comme étant inhabitables. Dans la montée de Cimiez, la conciergerie du couvent Sainte Ursule a été la proie des flammes. La famille et ses neuf enfants en furent quitte pour camper en plein air [47].
Sur le quai place d’Armes (avenue Gallieni), la maison Bermond du dentiste Clément a eu les planchers crevassés. Avenue de l’Arbre Inférieur quatre ou cinq maisons furent lézardées et nécessitèrent de grandes réparations [48].

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Hospice Saint-Pons
Le toit de l’hospice des vieillards s’est effondré

Quartier Pasteur
A Saint Pons en contrebas de la colline de Cimiez, les maisons Scoffier François, Régis Antoine, Gauthier Antoine, Chaudol, Faraut et Merengo Barthélemy ont été affreusement lézardées et nécessiteront de grandes réparations.

Remarque

Les dégâts de ces deux quartiers semblent se situer en bordure du Paillon.


Quartier Riquier
A l’usine à gaz, un gazomètre a été crevé et les cheminées de l’usine ont été ébranlées. L’une d’elles s’est à moitié écroulée [49].
Prés de la gare de Riquier Madame Dalmas qui à quatre heures du matin venait d’accoucher, a vu le toit de sa chambre s’écrouler sur son lit. Elle a réussi à se sauver indemne avec ses deux enfants. A la rue St. Roch et au boulevard de Riquier on déplore la chute de nombreuses cheminées et corniches [50].

La troisième sous-commission vérifiait le secteur compris entre le Paillon, la route de Turin, le boulevard de Riquier et la mer soit les quartiers de Riquier et du Port. Les experts ont noté spécialement 15 maisons dont une partie est à évacuer pour réparations urgentes. On ignore cependant la répartition de ces dégâts sachant qu’aucun texte ne mentionne de dégâts dans le quartier du Port [51].

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Quartier Riquier
Carte postale ancienne

Voici d’autres détails sur des quartiers divers.

Quartier Gambetta
Rue St Philippe, les murs de la terrasse et les cheminées de la villa des Colonnes sont tombées et la maison menace ruine.

Quartier Saint-Barthélemy
La maison Gastaud, fortement endommagée, est devenue inhabitable [52].
Celle de Bensa s’est écroulée. Les occupants, un couple de cultivateurs argentins, ont été blessés et se trouvèrent sans abri et sans ressources [53].

Quartier du Ray
Madame Dalmas dormait à l’étage supérieur, lorsque soudain le plancher de la chambre s’effondra à l’exception fort heureusement, de la partie qui supportait le lit. Elle vit un vide s’ouvrir instantanément devant elle [54].

Quartier de Rimier
Trois maisons ont été affreusement lézardées et nécessiteront de grandes réparations [55].

Quartier Saint-Sylvestre
La maison Dalmas s’écroula laissant sans ressources et sans abri, la famille Navello dont la mère était enceinte de six mois [56].

Observatoire du Mont Gros
L’Observatoire du Mont Gros édifié dans un parc de 35 ha, sur une ligne de crête à 375 m d’altitude, était visible de tous les points de Nice. Il était par son emplacement remarquable, un but de promenade de hivernants. La puissance des instruments qui s’y trouvaient, faisait de ce site, le plus beau et le plus visité d’Europe.

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Observatoire de Nice
L’observatoire fut inauguré en 1887
(Photo : André Laurenti)

Henri Perrotin, astronome à l’Observatoire, a ressenti le tremblement de terre. Il résidait dans un des pavillons de cette toute récente installation, dont il venait de prendre la direction.
Henri Perrotin était éveillé avant le commencement de la secousse, il a pu en observer toutes les péripéties. Faible d’abord, elle alla en augmentant avec une étonnante rapidité. Il voulut se lever, mais il ne pouvait pas tenir debout : le plancher oscillait de l’est à l’ouest, d’une façon extraordinaire. Ces oscillations, d’une assez longue période, étaient accompagnées de trépidations d’une violence inouïe, de très courte durée, mais d’une amplitude assez grande. Le tout avec un bruit continu très intense, pareil à celui du passage d’un train sur un pont de fer. On entendait des craquements provenant sans doute de la désagrégation des matériaux du sol et des murs des habitations, ainsi que des bruits métalliques très caractéristiques. A l’Observatoire, il s’est produit quelques légères lézardes dans l’étage supérieur, au-dessus des portes et des fenêtres ; mais les instruments n’ont pas souffert : les horloges et pendules se sont simplement arrêtées [57].

Une quatrième sous-commission s’est occupée de la "banlieue", ils ont signalé un grand nombre de maisons mal construites dont les murs ont assez souffert pour exiger une démolition. Malheureusement les lieux exacts ne sont pas précisés [58].


Dans l’état établi par la Préfecture, présentant par commune le nombre de maisons endommagées, il est mentionné pour Nice Ouest 427 perdants et 21 maisons en partie détruites - pour Nice Est, 253 perdants et 16 maisons en partie détruites [59].

Par ailleurs, selon la répartition de l’emprunt départemental pour la réparation ou la reconstruction des édifices publics, il a été attribuée la somme de 38 000 fr. [60].

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Carte macrosismique
Évaluation des intensités sur la commune de Nice à partir de l’échelle EMS 98
(Carte réalisée par André Laurenti)

Le nombre de victimes
A l’époque, on attachait peu d’importance au nombre de blessés, difficile à comptabiliser. Parmi les blessés figurait la Comtesse Lisa Araldi gravement atteinte par l’effondrement d’un mur pignon sur son toit rue Paganini. Dans la presse du 26 mars 1887, on apprend qu’elle a succombé à l’hôpital Saint-Roch des suites de ses graves blessures [61]. On retiendra donc un bilan de 3 morts et 16 blessés pour la ville de Nice.

Lieu Morts Blessés Causes Sources
Rue Pairolière (vieux Nice) 0 2 chute matériaux Le Petit Niçois 24 février 1887
Rue Cassini (le Port) 1 0 Morte de frayeur Le Petit Niçois 24 février 1887
Route de Villefranche (le Port) 0 1 Entaille au cou Le Petit Niçois 24 février 1887
Quartier St. Etienne (Le Piol) 1 0 Effondrement logement Le Petit Niçois 24 février 1887
Av. de l’Exposition (rue du Rocher) 0 1 Effondrement logement Le Petit Niçois 24 février 1887
Rue Paganini 1 0 Chute mur pignon Le Petit Niçois 24 février 1887
Rue d’Angleterre 0 1 Effondrement Le Petit Niçois 24 février 1887
Rue Adélaïde (Rue Paul Déroulède 0 2 Effondrement Le Petit Niçois 24 février 1887
Boulevard Gambetta 0 2 Effondrement Le Petit Niçois 4 mars 1887
Boulevard Gambetta 0 1 Panique L’Éclaireur 24 février 1887
Boulevard Gambetta 0 1 Chute de gravats Le Petit Niçois 24 février 1887
Boulevard Victor Hugo 0 1 chute de plâtre L’Éclaireur 24 février 1887
Cimiez Hospice des Vieillards 0 2 Effondrement du toit L’Éclaireur 24 février 1887
Quartier St. Barthélemy 0 2 Effondrement Le Petit Niçois 25 février 1887

Des études pilotes sur Nice
Depuis 1993, plusieurs études pilotes ont été conduites pour élaborer progressivement un "scénario sismique" sur Nice. Parmi ces projets antérieurs l’étude de microzonage sismique dont le projet GEMITIS et en parallèle à un projet européen RISK-UE destiné à l’élaboration d’une méthodologie de scénario sismique adaptée au contexte euro-méditerranéen. Et enfin, la toute dernière étude matérialisant la fin du projet est le programme "GEMGEP", lancé à l’initiative du Conseil Général des Ponts et Chaussées et de son instance spécifique dédiée à la prévention du risque sismique en France, le GEPP avec les concours financiers de l’administration centrale (Equipement, Ecologie) et de la municipalité niçoise. Un projet qui entend offrir une synthèse des principaux résultats ainsi obtenus.
L’installation temporaire de stations sismologiques déployées en différents points de la ville à l’occasion de ce programme a permis de quantifier précisément les amplifications liées au remplissage sédimentaire des vallées centrales sur lesquelles se sont édifiés les nouveaux quartiers à partir de 1860. Puis, les campagnes de mesures de bruit de fond en réseau, ont permis de donner la profondeur du rocher comprise entre 70 et 75 mètres.
Selon cette même étude, le risque de liquéfaction du sol n’apparaît pas comme majeur à cet endroit de la ville d’après la simulation d’un séisme identique à celui de 1887 mais plus proche de Nice, localisé à 30 km au sud/sud-est de la ville [62].
On peut donc envisager que lors du séisme Ligure les ondes se sont trouvées piégées dans le bassin du fait du contraste d’impédance entre les couches sédimentaires et le rocher. Les ondes ont été amplifiées et leur durée allongée, provoquant de nombreux dégâts.
A la nature du sol vient s’ajouter également un problème de construction. En effet, un bon nombre d’édifices de ces quartiers ont été réalisés avec une grande économie car bâti pour la plupart dans un but spéculatif.

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Rapport final GEMGEP
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Rapport final GEMGEP

Toutes ces investigations menées depuis 1993, ont abouti à la réalisation d’un Plan de Prévention du Risque Sismique nouvelle génération qui a été approuvé en janvier 2019.


Source documentaire

- Bourrier Michel et Colletta Gérard "Chronologie illustrée de l’histoire du Comté de Nice - Serre Editeur

- Levret Agnès Grunthal G : Cahier du Centre Européen de Géodynamique et de Séismologie – volume 19 – l’Echelle Macrosismique Européenne – année 2001


[1] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[2] Meunier Stanislas : "Tremblement de terre du 23 février à Nice". Volume 104 des comptes rendus de l’Académie des Sciences p. 611

[3] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[4] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[5] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[6] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[7] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[8] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[9] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[10] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[11] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[12] L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[13] L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[14] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[15] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 4 mars 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[16] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[17] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[18] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. Des A. M.

[19] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[20] Le Phare du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 n° 5 809 24ème année. Fonds Louis Cappatti pro 139 - Bibliothèque des Chevaliers de Cessole - Musée Masséna

[21] L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[22] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[23] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[24] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[25] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 4 mars 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[26] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[27] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[28] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 3 mars 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[29] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[30] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[31] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[32] Le Phare du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 n° 5 809 24ème année. Fonds Louis Cappatti pro 139 - Bibliothèque des Chevaliers de Cessole - Musée Masséna

[33] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[34] Le Littoral illustré : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[35] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 4 mars 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[36] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[37] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 4 mars 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[38] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[39] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[40] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[41] Le Phare du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 n° 5 809 24ème année. Fonds Louis Cappatti pro 139 - Bibliothèque des Chevaliers de Cessole - Musée Masséna

[42] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 1er mars 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[43] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[44] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[45] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 1er mars 1887 - Arch. Dép. Des A. M.

[46] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[47] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 26 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[48] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[49] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[50] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[51] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 1er mars 1887 - Arch. Dép. Des A. M.

[52] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 24 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[53] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[54] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[55] Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 - Arch. Départ. des Alpes-Maritimes

[56] Le Phare du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 n° 5 809 24ème année. Fonds Louis Cappatti pro 139 - Bibliothèque des Chevaliers de Cessole - Musée Masséna

[57] L’année scientifique et industrielle par Louis Figuier - trente unième année 1887

[58] L’Éclaireur du Littoral : Extrait du journal du 1er mars 1887 - Arch. Dép. des A. M.

[59] État présentant par communes le nombre de maisons détruites, très endommagées et partiellement détruites - Arch. Dép. des A. M

[60] Le Petit Niçois : extrait du journal du 23 août 1887 - Archives Départementale des Alpes-Maritimes

[61] L’Éclaireur 26 mars 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[62] Le risque sismique à Nice - rapports final GEMGEP - 7 avril 2005


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