Effets sur le village de Clans


Présentation

Le tremblement de terre du 23 février 1887 représente le plus fort séisme connu survenu en Ligurie, tout proche du département des Alpes-Maritimes. Cet événement majeur est remarquable par la quantité de documents disponibles aussi bien en France qu’en Italie.
Ce séisme a impacté sévèrement Clans faisant de ce village le plus affecté parmi l’ensemble des communes de la vallée de la Tinée dans laquelle il se situe. L’exploitation des archives disponibles a permis de mettre en lumière les effets de ce séisme sur cette commune, enrichissant par la même occasion les connaissances de cet événement de référence.

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Commune de Clans
Le village de Clans est situé à 641 m d’altitude, sur les hauteurs de la rivière Tinée.
(Photo : André Laurenti)

Situation du village

Superficie : 3 779 ha - Alt. : 641 m
Latitude : 43° 59’ 44" Nord – Longitude : 07° 08’ 54" Est
Population : 749 habitants en 1877 - 582 habitants en 2013 Etat des logements en 1999 : 521 dont 234 principaux – 221 secondaires – 66 vacants – avant 1949 nb. 128

Le village de Clans est situé à environ 55 km au nord de Nice, dans la vallée de la moyenne Tinée (Alpes-Maritimes). Le bourg est implanté à 641 mètres d’altitude sur une crête bien exposée au soleil. Cette vaste commune de 3 779 hectares est occupée presque en totalité par des forêts de résineux, des pâturages d’été, des rochers et des ravins. Située au centre d’un cirque préalpin, elle est dominée à l’est par les monts Mangiarde (alt. 1623 m) et Tournairet (alt. 2086 m) ; au nord-ouest par le mont Chalancha (alt. 2051 m), le Caïre Gros, le point culminant (alt. 2087 m), la pointe de Sérenton (alt. 1830 m) et enfin la tête de la Lare (alt. 1012 m). Tous ces sommets bordent le profond vallon de Monar et s’abaissent de l’est vers l’ouest, jusqu’au lit de la Tinée. Les hameaux de Pont de Clans et du Bancairon, au bord de la Tinée, font partie de la commune de Clans.

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Village de Clans
L’habitat de Clans se concentre sur une crète.
(Photo : André Laurenti)

Documents utiles

_ Vue aérienne actuelle par Google
Cadastre Napoléonien de 1867
Section G1 : cote 25FI 042/1/G1
Section G2 : cote 25FI 042/1/G2

Les effets des tremblements de terre historiques

Dans la littérature connu à ce jour, on apprend que le village a subi des destructions notables lors du séisme "nissart" du 20 juillet 1564 :
Selon Francesco Blancardi, 14 maisons furent renversées (« a Clans aver gettato a terra quattordici case »), un grand nombre d’habitants ainsi que du bétail furent écrasés sous les décombres.
Concernant les autres événements sismiques qui ont marqué les années 1494 - 1618 et 1644, aucun texte ne fait mention de Clans, mais cela ne veut pas dire que ces séismes n’ont eu aucun effet sur cette commune.
En revanche, c’est finalement le séisme ligure du 23 février 1887 qui fournit le plus de détails sur d’importants dommages relevés sur la commune de Clans. La sévérité des dégâts interpelle d’autant plus que ce village se situe à environ 100 km de l’épicentre. Il était donc utile d’approfondir les investigations pour à la fois localiser les dégâts dans le village et tenter d’en connaître les causes.

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Village de Clans
Place de la Ferraye
(Photo : André Laurenti)

Lu dans la presse

La presse locale de l’époque permet d’avoir une idée sur la situation dans le village, elle indique que "le séisme a causé de grands dommages sans toutefois faire de victimes... Clans est dans un état déplorable, plusieurs maisons sont tombées, les autres sont ébranlées et hors d’état d’être habitées. Les rues sont impraticables et tous les habitants ont décampé et dressé leurs cuisines soit dans les champs ou dans des granges à foin". [1]
"La rue Droite présente un aspect navrant, on y voit la maison de Mme Ciais écroulée, ainsi que les maisons de MM. Galèfre, Féraudi etc… Au quartier du Bari, la moitié des maisons est par terre". [2]
Des récits de sauvetage sont aussi évoqués : M. Régis Célestin, après de grands efforts, est parvenu à retirer de dessous les décombres du troisième étage de sa maison, le nommé Graglia François, son domestique, âgé de 16 ans. [1]
Autre intervention rapportée dans la presse, celui de "Mlle Melan, l’institutrice de l’école enfantine de Clans" [1] Dans un autre journal l’information est complétée par le fait qu’une partie de la maison d’école des filles s’est effondrée. [3] Un autre article précise que l’alcôve dans laquelle l’institutrice était couchée au deuxième étage est restée à peu près intacte, tandis que l’escalier et les gros murs de la maison s’écroulaient tout autour. C’est en passant par une maison voisine qu’elle a pu être secourue.
On apprend aussi dans cet article, l’existence à Clans de blessés dans un état assez grave, mais leur nombre n’est pas connu. [4]

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Village de Clans
Montée de l’Adrech, avec à l’angle, un passage étroit qui a été fermé.
(Photo : André Laurenti)

Rapport de gendarmerie
La brigade de gendarmerie de Saint-Sauveur s’est rendue sur les lieux vers 9 h, le matin même du séisme. Ils ont été prévenus par le garde champêtre qu’un tremblement de terre avait ébranlé presque toutes les maisons et que 8 minutes après, une réplique les avait toutes anéanties.
Un appel général des personnes habitant les maisons écroulées a permis de constater aucun accident de personne et que les pertes n’étaient que purement matérielles.
Ils ont ensuite relevé les noms des propriétaires dont les maisons étaient complètement anéanties et les noms de ceux dont la toiture s’était effondrée. Cette liste s’élève à 25 personnes à laquelle il faut ajouter les deux maisons d’école filles et garçons.
Une autre liste de 6 personnes concerne des écuries écroulées. Les bestiaux qui se trouvaient dans l’écurie de M. Millon Prosper tels qu’une vache, 3 moutons et une chèvre, ont été ensevelis sous les décombres. [5]

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Village de Clans
Rue du Puy.
(Photo : André Laurenti)

Situation dressée par le Maire du village
Environ 15 jours après le séisme, le Maire de Clans M. Steve, a adressé au Préfet des Alpes-Maritimes un rapport sur les interventions et mesures adoptées dans sa commune après la catastrophe. Il précise que "l’étaiement des maisons menaçant ruine est terminé et que la démolition des maisons menaçant la sécurité publique a été commencée le 8 mars 1887. Quant aux mesures pour assurer un refuge à la population, cela n’a pas été nécessaire car, dès le 24 février, ladite population s’est réfugiée dans les granges éparpillées autour du village..." [6]
Le Maire a procédé avec M. Abauzit conducteur des Ponts et Chaussées, à une visite minutieuse de tous les immeubles de Clans, sans exception, depuis la cave jusqu’à la toiture. Une estimation aussi exacte que possible des dommages a été établie, elle s’éleva à 157 260 fr. [6] Quant aux dégâts, l’agglomération de Clans comprend environ 350 immeubles soit des maisons d’habitation, soit des bâtiments ruraux, le bilan est le suivant :
Maisons ou bâtiments ruraux démolis ou à démolir 68
A démolir en partie 52
Ayant besoin de réparations importantes 37
Ayant besoin de réparations moins importantes 44. [6] Ainsi 201 bâtiments ont subi des dégâts plus ou moins sévères, soit plus de 57% des constructions du village.

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Construction de Clans
Type d’appareillage des murs du bâti ancien en moellons non équarris. On peut remarquer les claveaux descendus, une pathologie d’origine sismique.
(Photo : André Laurenti)

Identification des pertes
La découverte aux Archives [7] d’une liste des pertes par propriété a facilité la tâche et a permis d’identifier les parcelles affectées par le tremblement de terre et d’affiner le résultat par rapport à l’état dressé par le Maire.
Cet état non daté, désigne les immeubles endommagés auxquels ont été associés les numéros de parcelles cadastrales correspondant et également la nature des dégâts. Les indicateurs utilisés pour classifier les dommages sont de trois types :
- Totalement démoli
- Partiellement démoli
- Endommagé
Ce document de dix pages n’apporte aucune autre précision sur les dégâts et aucune indication sur les niveaux des bâtiments qui ont été endommagés.

Les pertes financières
Le montant des pertes est dressé sur quatre colonnes comportant quatre catégories.
-La première catégorie concerne les habitants dont la perte jette dans une extrême détresse.
-La seconde vise les personnes conservant quelques ressources et qui pourraient, avec un peu d’aide, leur permettre de se relever.
-La troisième concerne les habitants qui ont subi des pertes, mais qui peuvent supporter.
-La quatrième correspond aux personnes fortunées.
Le nombre de perdants s’élève à 171 personnes et se répartit dans les catégories suivantes : 143 en catégorie un, 24 en catégorie deux, 3 en catégorie trois et 1 en catégorie 4.
Ainsi le montant des pertes s’est élevé à 136 040 Fr et le montant des secours accordés n’a été que de 51 226 Fr, légèrement inférieur à la moitié des pertes estimées pour chaque personne.
Ce présent état ne tient pas compte des bâtiments communaux endommagés. Un décompte des travaux émanant de la Préfecture, en date du 22 février 1892, accorde une subvention de 4120 Fr pour recourir à la dépense relative aux réparations du presbytère, de l’église et de l’école endommagés par le tremblement de terre. [7]

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Rues de Clans
A gauche la place de la Ferraye et à droite la rue Droite.
(Photos : André Laurenti)

Repérage des pertes matérielles sur cadastre

La commune de Clans située dans le territoire du Comté de Nice, a été rattachée à la France en 1860, le cadastre est donc plus tardif et date de 1867, il reflète au mieux l’état du bâti au moment du séisme et servira de base pour localiser les effets du tremblement de terre.
L’état des pertes établi par la Préfecture n’indique pas les différentes sections cadastrales (23 planches au total), mais la totalité des parcelles ont pu être identifiées sur deux planches. La première correspond logiquement au village (section G1) et la seconde jouxtant la précédente, représente les terres de culture en terrasse toutes proches du lieu habité et comportant de nombreux murs de soutènement (section G2).
Les 171 parcelles une fois reportées sur le cadastre, permet d’obtenir le bilan suivant :
- 25 constructions totalement démolies
- 36 constructions partiellement démolies
- 56 constructions endommagées
- 9 parcelles non bâties du village, dont les pertes non précisées, doivent correspondre soit à des murs de clôture ou bien des escaliers extérieurs menant aux appartements.
- 45 autres parcelles se rattacheraient à la feuille G2 du cadastre et correspondraient aux lieux-dits suivants : la Colle, Tues, St. Michel, Ortebottin et Barri. [7]

Après vérification sur le cadastre de 1867, le nombre exact de parcelles bâties figurant sur la planche G1 s’élève à 330. Le nombre de parcelles bâties affectées par le séisme s’élève à 117 parcelles, soit 35,45 % du village, un état plus précis que celui communiqué par le maire de l’époque et pour lequel des précisions manquaient.

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Commune de Clans
Effets du séisme de 1887 sur le village. Document réalisé à partir du cadastre de 1867.
(Plan établi par : André Laurenti)

La collégiale Sainte-Marie
Cet édifice a été reconstruit en partie en 1572, puis entre 1680 et 1684 et, enfin, restauré en 1784 après une destruction due à la foudre. La collégiale a été édifiée sur des fondations encore plus anciennes. Elle est citée dès 1066 dont il reste l’abside qui servit pendant un moment de sacristie à la future Sainte-Marie, et enfin la partie inférieure du clocher actuel. [8]
La Collégiale a été classée à l’inventaire des monuments historiques le 3 janvier 2000.
Lors du séisme de 1887, la presse indique que "la voûte de l’église a été toute endommagée et une des clefs (tirant) sous la voûte, d’une épaisseur d’un décimètre de circonférence, a été brisée". [1]

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Collégiale Sainte-Marie
Cette église est citée en 1066 dont il reste l’abside et une partie du clocher.
(Photo : André Laurenti)

De nombreuses chapelles

Il existe de nombreuses chapelles autour du village, mais on ne possède pas d’information sur d’éventuels dommages causés par le séisme.

La chapelle Saint-Antoine-Ermite

Elle se situe avant l’arrivée au village, proche de la mairie. Elle a été édifiée pour protéger le village de la peste de 1467 et placée à la rencontre des vieux chemins muletiers qui menaient l’un à Nice, l’autre à la Provence. Le petit porche qui la précède a été ajouté vers 1890. [8]
Cette chapelle sentinelle a été classée à l’inventaire des monuments historiques le 8 octobre 1942.

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Chapelle Saint-Antoine-Ermite
Elle se situe près de la mairie.
(Photo : André Laurenti)

Chapelle Saint-Michel

Elle se situe sur la route de la forêt à l’est du village. Son chevet a été peint par Andrea da Cella vers 1515. L’édifice a été classé à l’inventaire des monuments historiques en même temps que la Collégiale, le 3 janvier 2000.

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Chapelle Saint-Michel
(Photo : André Laurenti)

Chapelle Saint-Sébastien

Elle se trouve sur un promontoire, au dessus de la route qui monte au village depuis la Tinée. Ce lieu aurait accueilli un habitat fortifié, au lieu-dit Poët ou Puget de Garnier, dont les archives mentionnent l’existence entre 1151 et 1388.

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Chapelle Saint-Sébastien
(Photo : André Laurenti)

Evolution du bâti

Comme dans les villages avoisinants, Clans présente une certaine similitude dans le choix du site, de son relief et du développement de l’urbanisme. L’habitat est groupé et étagé sur crête dominante détachée du versant de la vallée. Les maisons sont réparties en ordre linéaire, parallèles aux courbes de niveaux.
Depuis le tremblement de terre, on peut constater que le tissu urbain a dans l’ensemble, parfaitement bien été conservé. Quelques bâtiments ont disparu (en jaune sur le plan), mais cela n’a pas généré de vide dans les linéaires de façades. Il faut rester vigilant au manque d’entretien, aux bâtiments en ruine, susceptibles d’augmenter la vulnérabilité de tout un ensemble de maisons.
Depuis 1887, les nouvelles constructions se sont développées en périphérie du centre ancien.

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Commune de Clans
Evolution du village depuis 1887.
(carte réalisé par : André Laurenti)

Le plan suivant montre un état des lieux du village, avec les différentes hauteurs de chaque bâtiment.

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Situation du bâti actuel
(Plan réalisé par : André Laurenti)

Classe de vulnérabilité A
La pierre utilisée dans la construction était extraite localement Elle est peu équarrie et hourdée au mortier de chaux. Ainsi, un mur présente la juxtaposition d’éléments de différentes tailles.
Les toitures étaient couvertes de tuiles rondes en argile, cuites dans des fours rustiques.
Les étages de ces maisons insérées dans le tissus villageois, se répartissaient en principe de la même façon, cette répartition était dictée par l’économie agricole de la communauté. Au rez de chaussée ou en entresols, on trouvait les étables. En fonction du nombre d’étage, le premier était réservé au fenil ou bien à l’habitation. Le dernier niveau appelé galetas, était destiné à faire sécher les récoltes. Ce niveau est souvent doté de larges ouvertures en façade qui le rend fragile et donc vulnérable aux sollicitations sismiques.

Réflexion sur les dégâts

La situation dressée par le Maire du village laisse apparaître qu’au lendemain du séisme les sinistrés se sont réfugiés dans les granges situées autour du village. Il n’y a donc pas eu besoin d’aide pour construire des abris. Or les granges représentent en principe des constructions vulnérables par rapport à de l’habitation mieux entretenu. A Clans le bâti qui faisait office de grange ou de remise et encore présent autour de la place du Puy, comprenaient un rez de chaussée voire même 1 étage au maximum. On peut donc supposer que les dégâts importants se sont produits dans les niveaux supérieurs des habitations.
Mise à part les galétas qui ont pour la plupart été rendus aujourd’hui habitables, le bâti de Clans n’a pas trop changé. En comparant les parcelles qualifié de totalement détruites et la situation actuelle, on constate qu’il s’agit de bâtiment comportant 1 à 4 étages comme le montre le tableau ci-dessous.

ParcelleEtageParticularitéParcelleEtageParticularitéParcelleEtageParticularité
341 R+1 grange 243 R+2 habitation 322 R+2 habitation
314c R+3 habitation 294 R+3 habitation 255 R+3 habitation
260 R+2 habitation 281c R+3 habitation 105 R+3 habitation
104 R+3 habitation 77 R+1 habitation 113 R+3 habitation
132 R+3 habitation 211 R+1 habitation 86 R+1 grange
56 sans obj disparu 142 R+2 habitation 48 R+3 habitation
161 R+3 habitation 165 R+2 ruine 170 R+4 habitation
179 R+3 habitation 187 R+3 habitation 24 RDC habitation
20 R+1 habitation

On peut alors supposer que les niveaux d’habitations ont été détruits par l’effondrement des galétas (greniers). L’effondrement total de la construction semble donc peu probable.
Cela pourrait aussi expliquer le fait que l’on n’ait pas de détails sur d’éventuels dommages sur les nombreuses chapelles.

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Le type de construction en maçonnerie retenu pour l’ensemble de ce village est la classe de vulnérabilité A.
Sur 330 constructions 25 ont subi l’effondrement de grenier endommageant le niveau d’habitation en dessous, des dégâts graves mais sans avoir un effondrement total du bâtiment soit 7,5 % (degré 4 )
36 ont été partiellement démolies soit 10,90 % (degré 3 à 4)
et 56 endommagées soit 17% (degré 2)
On peut envisager une classification de dégâts sensibles à très importants de degré 2 à 4, tout en gardant une part d’incertitude sur de rares degré 5. Il est proposé une intensité VII - VIII (7,5).

Géologie
Le village de Clans est édifié sur des éboulis anciens détachés du versant de la vallée. La qualité du sol peu stable et non homogène semble être l’une des principales causes de dégâts à l’occasion de ce séisme.

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Carte géologique de Clans
(Extrait de carte : http://www.geoportail.gouv.fr)

Zonage sismique en vigueur
La commune de Clans fait parti de la Métropole Nice Côte d’Azur, son territoire est inscrit en zone 4, c’est à dire de sismicité moyenne.
Voir la carte du zonage de l’ensemble des communes de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Conclusion

L’ensemble du village de Clans a été affecté par le séisme du 23 février 1887 dont l’épicentre était pourtant situé à une centaine de kilomètres de ce lieu. La nature du sol et les matériaux employés pour la construction semblent être les principales causes de dommages.
Comme dans d’autres localités affectées par ce séisme, ce sont surtout les niveaux supérieurs qui ont été malmenés.
Le tissu urbain actuel de Clans reste relativement compact, mais il comprend quelques constructions vulnérables par manque d’entretien, ou bien par des réhabilitations mal appropriées dans les niveaux supérieurs. L’emploi de matériaux hétéroclites n’est pas recommandable. Certains bâtiments isolés nécessitent aussi une attention particulière.
Pour toute intervention sur le bâti existant, il est conseillé d’effectuer un diagnostic sur la vulnérabilité acquise du bâtiment. Pour éviter tout risque d’endommagement, voire d’accidents, faire appel à des professionnels qualifiés et de se faire assister par un bureau d’études ou un architecte.
Cette présente page a pour but d’informer et de sensibiliser l’ensemble des acteurs, en particulier les autorités locales, les professionnel du bâtiment et enfin la population.


[1] L’éclaireur du Littoral du vendredi 25 février 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[2] L’éclaireur du Littoral du dimanche 27 février 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[3] Le Petit Niçois du 26 février 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[4] L’éclaireur du Littoral du mardi 1er mars 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[5] Rapport de Gendarmerie en date du 24 février 1887 - Cote 1M988 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[6] L’éclaireur du Littoral du dimanche 13 mars 1887 - Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[7] Dossier 1 M 988 - Archives Départementales des Alpes Maritimes

[8] Filipot Jean : notice historique sur Clans - Mairie de Clans


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