St. Paul-sur-Ubaye : séisme de 1959


Séisme du 5 avril 1959 :

A la fin de cette matinée dominicale du 5 avril 1959, à 11 h 48 exactement, la terre tremblait en haute Ubaye. Le choc principal était de magnitude 5.5 avec un épicentre situé sur la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye, tout proche des hameaux de Grande et Petite Sérenne.

Ce tremblement de terre qualifié de modéré, est le plus puissant connu de la haute vallée de l’Ubaye et même du Piemont occidental voisin. Il s’est produit le dimanche 5 avril à 10 h 48 TU (11 h 48 heure locale). La secousse principale a atteint une intensité maximale de VII-VIII (échelle M.S.K.), dans la zone épicentrale, englobant la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye et ses nombreux hameaux.
Ce séisme est venu frapper à nouveau cette commune déjà meurtrie par les affres de la dernière guerre et les inondations dévastatrices de 1957, moins de deux ans auparavant.
L’événement a sans doute épargné des vies en se produisant juste à la sortie de la messe dominicale. Il a tout de même, provoqué d’importants dommages immobiliers estimés à plus de 200 millions de francs de dégâts.

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Le Provençal
Extrait du Provençal du 13 avril 1959

Ce tremblement de terre n’a pas manqué de faire écho dans les principaux journaux régionaux comme le Provençal, la Marseillaise, le Dauphiné Libéré, le Méridional et Nice Matin. Ils représentent une source d’informations utiles sur l’évènement, avec aussi des clichés réunis ici sur cette page, témoignant de la force de ce séisme.
L’analyse des nombreux articles ont permis de compléter les intensités sur trois hameaux et de réaliser une carte interactive sur les nombreux éboulements et les sols fissurés.

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Saint-Paul-sur-Ubaye
(Photo : André Laurenti)
LocalitéDept/PaysIntensitéEffetDist.Direction
Grande Serrenne (St. Paul) 04 VII-VIII MT 1 km Sud-Est
Petite Serrenne (St. Paul) 04 VII-VIII - 1 km Sud-Est
Fouillouze (St. Paul) 04 VII-VIII MT 1 km Ouest
Saint-Paul-sur-Ubaye 04 VII-VIII - 2,5 km Nord-Est
Mélezen (St. Paul) 04 VII-VIII MT 4,5 km Est
Les Gleizolles (St-Paul) 04 VII-VIII MT 5,5 km Nord-Est
Saint-Antoine (St. Paul) 04 VII MT 2,5 km Sud-Ouest
Tournoux (St. Paul) 04 VII - 5 km Nord-Est
Meyronnes 04 VII - 5,5 km Nord
Condamine Châtelard 04 VII - 7,5 km Nord-Est
Jausiers 04 VII - 12 km Nord-Est
Vars 05 VII - 10 km Sud-Est
Château Ville Vieille Queyras 05 VII - 27 km Sud
Ceillac 05 VI-VII - 16 km Sud
Faucon de Barcelonnette 04 VI-VII - 17 km Nord-Est
Barcelonnette 04 VI-VII - 18,5 km Nord-Est
Saint-Dalmas le Selvage 06 VI-VII - 27,5 km Nord-Ouest

Ci-dessus le tableau des plus fortes intensités (échelle MSK) définies dans la base de données Sisfrance.
Ce tableau a été complété par les distances et les directions de l’épicentre depuis chaque localité. Le détail des effets et les photos des Gleizolles, permettent à présent d’attribuer une intensité qui jusqu’alors n’était pas connue. Elle semble comparable à celles retenues dans la zone épicentrale, il est donc proposé une intensité de VII-VIII (échelle MSK), pour ce hameau. Les détails semblent également suffisants pour justifier une intensité de VII (MSK) sur le hameau de Tournoux et celui de Saint-Antoine.

IMPACT DE CE SEISME EN UBAYE
L’épicentre de ce séisme a été localisé à un kilomètre au sud-est du hameau de Grande Serenne.

Un témoin oculaire de Serennes déclare :
Une fumée très épaisse sur la montagne... Dans l’église, à la fin de la messe, une immense brèche s’est ouverte dans la voûte, puis s’est refermée... Nous avons pensé que tout était fini... C’est plus terrible encore que les inondations [11].

La Grande et Petite Serenne (St. Paul)
Dans les deux hameaux de Grande et Petite Serenne (alt. 1520 m), les habitations ébranlées menacent de s’écrouler [1]. On observe des effondrements de murs pignons, la chapelle de Grande Serenne jouxtant l’église et un immeuble municipal mis à la disposition des Ponts et Chaussées, ont été fortement endommagés et ont dû être définitivement démolie par la suite, 80% des cheminées ont été abattues.
A l’église de Grande Serenne, l’office n’était pas terminé lorsque les fidèles furent surpris par les secousses. Le prêtre leur recommanda de sortir en hâte et il se précipitèrent devant la porte où ils s’entassèrent. Heureusement l’édifice était solide et il n’y eut que très peu de dégâts à l’intérieur. Par contre la pointe du clocher est tombée [4].
Quatre immeubles, sinistrés à plus de 80 % ont dû être évacués [1].

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Grande et Petite Serenne
L’épicentre était proche de ces deux localités.
(Photo : André Laurenti)
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Grande Serenne
Effet du séisme sur l’une des maisons du hameau
(Photo : le Provençal)

Un autre témoignage de ce hameau :
"Les femmes mettaient le couvert. Soudain, on a entendu une explosion dans la montagne. On a pensé qu’un avion s’était écrasé tout près. La maison s’est mise à bouger pendant au moins cinq à six longues secondes. Puis le plafond s’est écroulé, près de la table et nous avons vu les murs s’écarter. Le fils qui était assis dehors, près de la fontaine, s’est senti comme soulevé de terre" [20].

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La Grande Serenne
De nos jours, on peut encore observer le déplacement de la pointe du clocher provoqué par le séisme de 1959.
(Photo : Patrice Tordjman)

Sur cette commune, les lignes téléphoniques et électriques furent sectionnées par les chutes de cheminées, mais ont été provisoirement réparées. Dès le lendemain soir, les habitants avaient le courant. En ce qui concerne l’eau, partout elle a été distribuée et elle a bien été troublée pendant 2 ou 3 heures après le séisme, mais elle n’a pas été coupée [2].

Hameau de Saint-Antoine (St. Paul)
Cet ancien hameau d’estive, regroupe seulement 5 parcelles bâties dont la chapelle. Situé entre Serenne et Barge à 1640 m d’altitude, Saint-Antoine a souffert lui aussi du séisme.

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Chapelle Saint-Antoine
Sa façade a été fissurée et une petite partie sous le toit s’est effondrée.
(Photo : D.L. journal le Dauphiné Libéré)

Pont de l’Estrech (St. Paul)
Ce groupe de maisons situé entre Saint-Paul-sur-Ubaye et Petite Serenne, comprend une dizaine de parcelles bâties.
Deux immeubles ont été sérieusement endommagés, dont celui de M. Signoret [11].

Hameau des Prats (St. Paul)
Ce hameau situé au Nord de Saint-Paul-sur-Ubaye au dessus de la route menant au col de Vars, regroupe une vingtaine de parcelles bâties.
L’immeuble Dao dangereusement secoué par le séisme, sera démoli une vingtaine de jours plus tard, par des bénévoles.

Saint-Paul-sur-Ubaye
Selon le Maire de la commune, les immeubles de St. Paul portent extérieurement des fissures parfois à peine perceptibles, mais l’intérieur, comme aussi dans presque toutes les maisons de Pont de l’Estrech et des Serennes, il faut à peu près tout reprendre, les cloisons, les plafonds et les façades interne des murs... [22]
Presque une semaine après le séisme, la presse publie le bilan suivant : Sur les 250 maisons que compte le village et les neuf hameaux de cette commune, 227 furent fortement endommagées, dont 60 ont été déclarées inhabitables [3].
Lors de la secousse, deux enfants ont été grièvement blessés par les chutes de matériaux.
De nombreuses maisons furent lézardées notamment le bureau de poste, la mairie, la gendarmerie, l’école où les voûtes intérieures se sont écroulées [2].
Dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIII siècle), vide au moment du séisme, les dégâts furent spectaculaires, une partie de la voûte s’écroula sur les bancs, plus de 130 m3 de gravats. La plupart des statues tombèrent et se brisèrent.
L’office dominicale venait de s’achever, et s’était déroulé dans la chapelle d’hiver voisine. Le curé de la paroisse a vu tomber à côté de lui, une statue dans un nuage de poussière [4].

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Eglise Saint-Pierre Saint-Paul
Effondrement de la voûte
(Collection Maison de la Vallée Barcelonnette)
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Eglise St. Pierre St. Paul
Détail de l’effondrement de la voûte
(Collection Maison de la Vallée Barcelonnette)
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Eglise St. Pierre St. Paul
La plupart des statues sont tombées et se sont brisées
(Collection Maison de la Vallée Barcelonnette)

D’important travaux ont été nécessaires à la remise en état de cette église classée Monument Historique en 1921. Pendant sept ans, de 1963 à 1970, une équipe de cinq ouvriers venant du Gard, accompagnés de leur famille, s’installèrent de mai à novembre pour effectuer les travaux. Les deux tiers des travaux ont été pris en charge par l’État et le tiers restant, par Mr Hippolyte Signoret, revenu fortuné du Mexique.(Source encyclopédie Wikipédia)

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Saint-Paul-sur-Ubaye
Le Préfet et le Sous-Prefet observent le bâtiment endommagé.
(Photo : Nice Matin)

Le rapport Clerissi, Directeur Départemental de l’Urbanisme, présente le constat suivant : les dégâts, les plus caractéristiques sont les décollements des murs en particulier les murs pignon nord-sud, les planchers, les cloisons abattus ou fissurées, les décollements des enduits de plâtre, toutes les cheminées sont fissurées ou ébranlées, 50% des têtes de cheminées constituent un danger. Dans les immeubles construits en voûte, les pieds droits et même les queues de voûte ont souffert dans de grandes proportions et sont lézardés. Par contre, dans la presque totalité des toits les charpentes sont intactes ainsi que les murs de bordure. [1].

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Saint-Paul-sur-Ubaye
Autres effets sur le bâti.
(Photos : Nice Matin)

Selon Clerissi, les immeubles du chef lieu ont subi 20% de dégâts, ceux de deux hameaux de Serenne 30% à 35% [5].
A la gendarmerie, les dégâts sont importants les réparations provisoires ont été estimées à 1 700 000 fr. Elle est inhabitable car il faut purger toutes les parties qui menacent de s’écrouler. Le bureau de poste municipal a été fortement endommagé [1].
Pour la petite histoire et pour montrer la violence de la secousse, des pissenlits lavés dans une auge à moitié pleine ont été balancés par dessus bord [6].
La 2CV de M. Pascal instituteur à Revel, stationnée sur la place du village a été écrasée par la chute de la cheminée de l’école et de la poste.

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Saint-Paul-sur-Ubaye
La chute d’une cheminée a écrasé la 2cv de l’instituteur de Revel.
(Photo : Nice Matin)
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Saint-Paul-sur-Ubaye
Dégât à l’intérieur d’habitation
(Photo : publiée par Dauphiné.com)
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Saint-Paul-sur-Ubaye
Intérieur d’habitation
(Photo : publiée par dauphiné.com)

Répartition des habitants sur la commune
Le provençal du 13 avril 1959, détaille la répartition des habitants sur la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye. Il est le suivant :
St. Paul, 86 habitants - Petite et Grande Serenne, 87 habitants - Tournoux et les Gleizolles, 30 habitants - Maurin 40 habitants - Les Prads, 16 habitants - Le Mélezen, 15 habitants - Pont de l’Estrech, 20 habitants - Fouillouse, 4 habitants.

Fouillouse (St. Paul)
Dans ce hameau situé à 2000 m d’altitude, de nombreuses maisons se sont lézardées et menacent ruines [2]. L’église Saint-Jean Baptiste datant de 1549, a souffert. La voûte du chœur a été fortement endommagée ainsi que les murs. [1].
Le mur d’enceinte du cimetière s’est partiellement écroulé [1].
Le pont du Châtelet qui permet de se rendre au village, présente trois lézardes dangereuses dans sa voûte [7].

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Hameau de Fouillouse
Le mur d’enceinte du cimetière endommagé par le séisme.
(Photo : Nice Matin)
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La chapelle Saint-Jean Baptiste
La chapelle dominée par le Brec du Chambeyron possède un clocher-mur, à trois baies, de belle taille.
(Photo : André Laurenti)

Les Gleizolles (St. Paul)
Ce hameau est situé à l’intersection de la route menant vers l’Italie par le col de Larche, et de celle conduisant au col de Vars par Saint-Paul-sur-Ubaye. Il est édifié en fond de vallée à 1309 m d"altitude, sur des terrains alluvionnaires, au confluent de l’Ubaye et de l’Ubayette.

Un témoin, Raymond Bagnis se souvient de ce jour là, il raconte ce qu’il a vécu à un journaliste de Dauphiné.com : "J’étais à l’intérieur de mon domicile des Gleizolles, j’ai cherché à sortir mais impossible d’ouvrir la porte...! elle était bloquée. Une fois dehors... au-dessus de nous, la grande montagne qui surplombe le village – la Tête de l’Homme – était comme en train d’exploser : des roches se décrochaient de toutes parts et roulaient jusque dans la vallée" !.

Dans le hameau, l’église datant du XVI siècle, s’est partiellement écroulée quelques minutes après la sortie des fidèles. Sinistrée à cent pour cent, elle sera inutilisable menaçant la sécurité publique. Le clocher représentant un danger, sera à son tour abattu [1].
C’est ainsi que la toute petite chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe visible de nos jours, est le reste de cette église détruite par le tremblement de terre. Les habitants reconstruisirent une chapelle correspondant uniquement au chœur de l’ancienne église.

Ce jour-là, Raymond Bagnis a failli perdre son épouse, occupée à laver tranquillement du linge au lavoir jouxtant la chapelle des Gleizolles : "Son panier est tombé par mégarde, il a roulé sur quelques mètres. Elle a couru pour le rattraper. Elle s’est retournée en entendant un grand fracas" : le pignon de la chapelle s’était fracassé sur le lavoir !
La route qui était à l’époque en terre battue, on y voyait des fissures de 5 cm et une odeur de gaz flottait dans le village...
La maison Montagnier fut entièrement détruite par les secousses [2], Plusieurs immeubles également furent endommagés [3].
Il a été aussi signalé que la montagne a fumé à l’endroit où se détachèrent des blocs de rocher [4].

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Chapelle des Gleizolles
A gauche : effondrement de la voûte. A droite : uniquement le coeur de l’ancienne église fut reconstruit par les habitants
((Photos : gauche Georges Richard Dauphiné Libéré - droite André Laurenti)
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Hameau des Gleizolles
Mur pignon de la chapelle et son clocheton partiellement démolis
(Collection Maison de la Vallée Barcelonnette)
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Chapelle des Gleizolles
Mur pignon partiellement effondré à côté du lavoir
(Photo : Dauphiné Libéré)

Tournoux (St. Paul)
Situé à 5 kilomètres de l’épicentre, ce hameau aurait beaucoup souffert [8]. Le Méridional du 8 avril mentionne que presque toutes les maisons portent des lézardes.

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Hameau de Tournoux
(Photo : André Laurenti)

La Condamine Châtelard
Dans ce village pourtant situé seulement à 7,5 kilomètres de l’épicentre supposé, tout le monde n’a pas ressenti la secousse, quelques cheminées sont tombées et quelques murs se sont fissurés [8]. Les annales de l’institut physique du globe, précise pour ce village, des fissures dans les chambres, mais pas de lézardes extérieures [9].

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La Condamine Châtelard
(Photo : André Laurenti)

Jausiers
L’ancienne école de Magnans a eu sa façade avant complètement détachée des murs maîtres et des plafonds sont en partie tombés. Au chef lieu et dans les hameaux de très nombreuses cheminées ont été détruites causant de graves dégâts aux toitures dans leur chute. L’église du chef lieu et la chapelle des Pénitents ont également souffert. L’immeuble de M. Victor Plaisant est sérieusement endommagé [10]. Par ailleurs, il a été signalé la chute de cheminées, des lézardes et des décollements des plafonds [9].

Meyronnes
Situé à 5,5 kilomètres de l’épicentre supposé, Meyronnes a subi des chutes de cheminées et des fissures aux bâtiments [9].

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Commune de Meyronnes
(Photo : André Laurenti)

Hameau de Mélézen (Saint-Paul)
Sur la montée du col de Vars, plusieurs demeures de Mélezen ont été entièrement sinistrées [1].

Barcelonnette
Le frémissement de la terre dura à peine quelques secondes, des cheminées sont tombées dans les rues, des pierres se sont détachées de certains monuments publics, notamment de la tour Cardinali.
Affolés les gens se sont précipités hors de leur maison. Aucun accident de personne ne fut à déplorer [2].

Faucon
Il a été signalé la chute de plusieurs cheminées, des fissures aux maisons et à l’église [9].

Fours
Chute de cheminées en mauvais état [9].

Uvernet
Fissure dans le mur de l’église idem à Saint-Pons [9].

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Barcelonnette
(Photo : André Laurenti)

LES EFFETS DANS LES HAUTES ALPES
Le séisme a été ressenti dans presque la totalité du territoire des Hautes Alpes. La secousse a été particulièrement violente dans le triangle Guillestre, Montdauphin et Plan de Phasy.
A Gap le phénomène fut vibrer les vitres et les meubles dans plusieurs quartiers. A Grenoble des portes se sont soudain ouvertes, des lustres se sont balancés, des vases de fleurs sont tombés de leurs consoles [11].

Ceillac
Commencement de panique pendant la messe, dans l’église, de grands tableaux se sont décrochés et des plâtres sont tombés. A l’extérieur, sur la façade des plaques de crépis se détachèrent [4]. On déplore également quelques cheminées endommagées tout comme à Saint-Marcellin [4]. Il y eut aussi des chutes de briques dans beaucoup d’immeubles [9].

Château-Ville Vieille
Chute de tuiles et de cheminées, lézardes à quelques immeubles, chute de la cheminée de l’école du hameau de Meyriès [9].

Saint-Véran
Le tremblement de terre s’est produit pendant l’office dominicale. Il y eut un moment d’effroi vite dissipé. Là aussi, quelques dégâts légers sont à noter [4]. Elargissement de fissures à la voûte de l’église [9].

Vars
Des cheminées sont tombées, des murs abattus, plusieurs maisons lézardées par le séisme du 19 mars 1935 ont été à nouveau endommagées [9].

Par ailleurs, à Aiguilles une voûte et un plafond ont été fissurés, à Châteauroux quelques lézardes et chute de cheminées, aux Orres chute de deux vieilles cheminées, une partie du clocher de la chapelle a été endommagé, à Saint-Sauveur murs lézardés, à Crévoux chute de tuiles et de pierres de cheminées, à Saint Clément murs lézardés à l’école du hameau des Traverses [9].
A Guillestre sonnerie de pendules, chute de blocs sur l’actuelle D 902 entre Montgovie et la Maison du Roi. On déplore également de petites fissures à Prunières [9].

GEOLOGIE
Des investigations géologiques ont été menées à proximité de la Grande Serenne, afin de rechercher un emplacement stable pour éventuellement reconstruire le hameau.
Dans son rapport (10 juillet 1959), le Professeur G. Filliat précise d’une manière générale, que les soubassements de Saint-Paul et de Petite et Grande Serenne sont constitués de dépôts argileux (flysch noir décomposé), argiles morainiques, éboulis argileux, un ensemble relativement instables.
D’après les observations du Professeur Maurice Gidon (13 juin 1959), le caractère vétuste des bâtiments et la mauvaise qualité des matériaux utilisés lors de leur construction seraient pour beaucoup un facteur de dommages. Ces études ajoutent que les dégâts ont été aussi amplifiés par le fait que le soubassement de Grande Serenne est constitué par un sol peu stable, qui a été fortement sapé par les inondations de 1957, de l’Ubaye. Le bâti situé entre la route et l’Ubaye a une nette tendance, sous l’effet du séisme, à glisser vers la rivière... [16]

EFFET SUR L’ENVIRONNEMENT NATUREL
La presse indique que le garde champêtre de Vars a signalé que deux sources du village sont restées troublées pendant 8 jours [12]. Phénomène curieux, la fontaine du hameau Saint-Antoine à 5 km au nord de Saint-Paul-sur-Ubaye serait devenue tiède à la suite des secousses [13]. Cette information est remise en doute dans le journal le Provençal du 28 avril où il est dit que la source est restée froide [14].
Au col de Vars où l’on pratique encore le ski, les pensionnaires du Grand Hôtel sont sortis en hâte. Mais les plus surpris furent les sportifs descendant du remonte pente qui virent deux immenses tourbillons occasionnant d’importantes vagues sur le lac face au refuge Napoléon.
Au hameau de Saint-Antoine, un ancien bloc éboulé de plusieurs mètres de côté, a littéralement éclaté en débris. [16]

LES MOUVEMENTS GRAVITAIRES
Le paysage montagnard à forte pente du secteur, impacté par le séisme, a favorisé de nombreux mouvements gravitaires.
Le Méridional du 6 avril, rapporte que sur la route, entre Saint-Paul et Sérenne, de gros blocs de rocher empêchèrent la circulation durant de nombreuses heures.
Plus loin, au pont de Châtelet sur la route de Fouillouse, il a été constaté la chute de blocs rocheux de 1 à 2 M3, mais très vite l’accès a été rétabli.

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Pont du Châtelet - route de Fouillouse
La voie a été coupée par des éboulements au niveau du pont du Châtelet. Le pont qui a été soulevé par le séisme, c’est rassis.
(Photo : Jean Maurin pour le journal le Provençal)

Plus haut en remontant la vallée, il a été observé des éboulements dans le vallon du Châtelet et dans le vallon du Caire. Plus loin, le chemin de Maurin a été également obstrué par de nombreux blocs vers le tunnel, au delà du hameau Saint-Antoine.
Proche du sommet du col de Vars, des avalanches se sont produites dans la montagne [4].
Dans le département voisin des Hautes Alpes, sur la route du Queyras, un éboulement aux environs de la maison du Roy s’est produit. Dans la combe du Queyras, des cailloux et de petits blocs de roche se détachèrent de la montagne [4].

D’autres éboulements ont remué de grandes masses de terre et de rocs notamment sur les flancs du Parpaillon (alt. 2990 m), au Rochers de St. Ours (alt. 2903 m) au nord de Meyronne, au Brec de Chambeyron (alt. 3389 m), à la Souvagea (alt. 3013 m) situé au nord de Fouillouse et à Vars. [15].
A la Tête de l’Homme (alt. 2504 m) au dessus des Gleizolles et surplombant la route de Larche, des roches se décrochèrent de toutes parts et roulèrent jusque dans la vallée.

Les éboulements du Péouvou de Serenne (2096 m)
Des éboulements rocheux avec fumées ont été signalés par les habitants au Péouvou de Serenne. En effet, on pouvait lire dans le journal le Provençal ce que des témoinss ont pu observer’’ce fut la vision de la montagne fumant légèrement comme si un volcan s’y était brusquement ouvert’’ [4]. Des milliers de tonnes de rocher se sont décrochés.
Selon le rapport géologique, ces éboulements se sont produits à partir des escarpements très abrupts (calcaires et dolomies triasiques), redressés à la verticale de cette montagne située en rive droite de l’Ubaye. La localisation de ces phénomènes doit s’expliquer par la raideur des versants en ce point, il faut y voir également la proximité de l’épicentre, car d’autres abrupts tout aussi susceptibles de produire de tels éboulements, n’en ont pas été le siège [16].

Carte interactive des mouvements de terrains connus générés par le séisme.
Pour obtenir des informations complémentaires, cliquez sur les symboles bleus.
La petite étoile rouge, représente l’épicentre supposé.
La zone teintée correspond à l’intensité maximale de ce séisme (VII-VIII échelle MSK).
Cliquez pour
agrandir la carte

Les crevasses des métairies du Pinet et des Meyres de Bouchiers
Ces crevasses se seraient produites en rive gauche de l’Ubaye, le Pinet est situé en face la Grande Serenne, et Meyres de Bouchiers au sud-est de Saint-Paul (voir carte interactive).
Selon le rapport du Professeur Gidon, il s’agissait de crevasses de plusieurs centaines de mètres provoquées sans nul doute par le séisme. Peu profondes, elles résultèrent seulement d’un glissement superficiel des alluvions glaciaires détrempées par la fonte des neiges, par rapport à leur soubassement rocheux. Les dénivellations observées variaient de 0,5 et 1,5 m [15].

EFFETS DU SEISME DANS LE PIEMONT OCCIDENTAL
En Italie, il y a eu également quelques dégâts légers d’intensité VI dans les localités d’Acceglio de Pleyne et Prazzo Superiore toutes deux situées dans la vallée de la Maïra dans la province de Cuneo.
Du degré V-VI à Pinerolo, du degré V à Macra, Manta, Mondovi Breo, Oncino, Paesana, Paschero, Revello, Rifreddo, Rossana, Vignolo, Villa.
Le séisme a été également ressenti à Cuneo, Genova, Graziani Civalleri et Torino [17].

LE RESSENTI DANS LES ALPES MARITIMES

Le ressenti dans ce département semble avoir été moins important que la secousse du 26 février 2012 pourtant moins forte (magnitude 4.5 ml). Cela peut s’expliquer par le fait que le séisme de février 2012, trente fois moins puissant, s’est produit à 23h37 heure locale, au moment ou la majorité des personnes était au repos à leur domicile, ou prêtes à s’endormir. Celui de 1959 s’étant produit en fin de matinée, au moment où les personnes étaient plutôt à l’extérieur et en activité, il a été moins perçu par la population.
Dans les Alpes-Maritimes, on relève quelques légers dégâts dans le nord du département, il a été signalé des chutes de tuiles et de cheminées, le tintement de sonnettes à Saint-Dalmas le Selvage et la chute d’une dalle de pierre à Saint-Etienne de Tinée [9].
Autrement, il a été fortement ressenti sur l’ensemble du département.
A Menton un témoignage mentionne qu’au 4ème étage d’un immeuble avenue Carnot, l’intensité a été suffisamment forte pour déplacer un bloc note, les clefs introduites dans une serrure d’une armoire balancèrent, le fauteuil de bureau donna une série de secousses horizontales.
Dans un appartement de Juan les Pins les deux portes coulissantes des toilettes ont roulé par à coups et ont trépidé bruyamment.
A Saint-Laurent du Var, à Levens, à l’Escarène, on a également noté la secousse tellurique qui s’en est tenue à des manifestations relativement anodines tandis qu’à Villefranche-sur-Mer, Cap d’Ail, Puget Théniers, Saint-Martin Vésubie, il n’aurait pas été ressenti. Par contre à Villeneuve Loubet on signale quelques dégâts de peu d’importance [2].

Nice
Dans la capitale azuréenne, il a été mieux perçu généralement sur les hauteurs, particulièrement sur la colline de Gairaut . L’horloge de la poste Thiers s’est arrêtée à l’instant précis du phénomène. Ailleurs, des bibelots sont tombés et se sont brisés, des portes se sont ouvertes toutes seules [2].

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Commune de Nice
(Photo : André Laurenti)

LE RESSENTI DANS LE VAR ET LES BOUCHES DU RHONE
Draguignan
Le séisme a été ressenti dans les niveaux supérieurs des immeubles [4].

Brignoles
Deux secousses successives ont été perçues à quelques instants d’intervalle. Dans les cafés et restaurants de nombreux consommateurs ont pu voir leurs verres et leurs assiettes s’entrechoquer. Dans les rues, plusieurs personnes ont connu une curieuse impression en sentant le sol vaciller sous leurs pieds. D’une manière générale, la seconde secousse a été davantage ressenti dans les 3eme et 4eme étages des immeubles [2].

Toulon
La secousse a été suffisamment sérieuse pour faire vibrer la vaisselle et les verres sur les étagères. Elle a été particulièrement ressentie dans l’avenue Colbert et dans les immeubles du port [4].

Marseille
Il a été ressenti assez nettement, sans conséquences sérieuse. Dans un appartement du 4ème étage rue de la République, un habitant a été déséquilibré, le lustre s’est mis à balancer légèrement. Les personnes qui se trouvaient dans la rue ou qui étaient chez eux au rez de chaussée, ne s’aperçurent de rien [9].

Par ailleurs, ce séisme a été ressenti à Grenoble (Isère), à Bellegarde (Gard), Forcalquier (A.H.P.), mais aussi à Turin et Gênes, en Italie. [15]

ENREGISTREMENT DU SEISME
La secousse a été enregistrée par les sismographes de Monaco, Marseille, Clermont Ferrand, Paris et Strasbourg où ont convergé toutes les informations des observatoires français.
Le signal a été aussi enregistré dans les villes de nombreux pays, à Stuttgart, Tortosa, Trieste, Uppsala, Melbourne, en Terre Adélie et par de nombreuses stations américaines [15]. La magnitude du choc principal, a d’ailleurs était suffisamment forte pour que la station sismologique de Canberra en Australie (17 000 km de distance) puisse l’enregistrer.

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Carte des intensités
Document réalisé par André Laurenti

Dans son rapport du professeur Maurice Gidon, situe l’épicentre voisin du séisme survenu le 18 juillet 1938 (IMAX VII). Cependant, ce dernier a été localisé à proximité de l’Argentière dans les Hautes Alpes, donc trop éloigné de la zone impactée.
L’hypocentre est relativement faible, il serait de l’ordre de plusieurs kilomètres.
Dans la région, la grande faille de la Durance aux abords de la Roche de Rame et du Plan de Phasy a été reconnu comme l’épicentre des tremblements de terre suivants : 19 mars 1935 (Imax VII-VIII), 17 décembre 1937 (Imax VI) et 15 février 1938 (Imax VI) [15].

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Carte macrosismique
(Réalisée par : André Laurenti)

LES REPLIQUES
Le choc principal a été suivi de répliques qui ont duré plusieurs mois, voire même plus d’un an.

DateHeure TUHeure localeIntensitéRessenti
5 avril 10h 48’ 28’’ 11h 48’ 28’’ VII-VIII Zone épicentrale
5 avril 11h 01’ 20’’ 12h 01’ 20’’ - Zone épicentrale
5 avril 15h 22’ 26’’ 16h 22’ 26’’ - Digne
6 avril 00h 21’ 31’’ 01h 21’ 31’’ - Zone épicentrale
11 avril 22h 32’ 23h 32’ - Zone épicentrale
18 avril 15h 42’ 16h 42’ - Zone épicentrale
19 avril 21h 28’ 22h 28’ - Barcelonnette
22 avril 20h 34’ 21h 34’ - Zone épicentrale
24 avril 17h 48’ 18h 48’ - Zone épicentrale
14 mai 12h 30’ 13h 30’ - Zone épicentrale
16 mai 09h 45’ 10h 45’ - Zone épicentrale
20 mai 14h 50’ 15h 50’ - Zone épicentrale
06 juin 22h 43’ 23h 43’ - Zone épicentrale
09 juin 08h 56’ 09h 56’ - Zone épicentrale
17 juillet 13h 16’ 14h 16’ VI Zone épicentrale
28 janvier 1960 14h 34’ 15h 34’ V Guillestre
8 mai 1960 17h 30’ 18h 30’ IV Vars

Tableau des répliques les plus sensibles. Elles ont été ressenties pour la plupart dans la zone épicentrale, dans les hameaux de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye, à Vars et à la Condamine Châtelard. La secousse du 5 avril à 15h22 TU a été ressenti jusqu’à Digne. Celle du 19 avril a été forte à St. Paul, elle a été ressentie à Vars, Larche, la Condamine et Barcelonnette. [9]
La secousse du 28 janvier 1960 a été retenue comme étant une réplique de cette séquence sismique. Elle a été ressentie dans plusieurs observatoires européens. Les intensités de celle-ci ont été définies ainsi :
Alpes de Haute Provence :
V à Saint-Paul-sur-Ubaye et Larche - IV-V Condamine Châtelard - III Jausiers - II Uvernet.
Haute Alpes :
V Ceillac, Orres et à Vars - III-IV Abriès - III Aiguilles, Château Ville Vieille, Crévoux, Guillestre, Risoul, Saint-Clément - II-III Saint-Véran, Molines en Queyras [9]
Nouveau choc brusque le 8 mai, d’une intensité IV à Saint-Paul-sur-Ubaye et III à Vars, cet événement n’a pas été enregistré par les observatoires. [9]

Y-a-t’il eu un séisme précurseur ?
Dans une note en date du 25 avril 1959, établie par le service spécial du Bassin de la Durance, il est rapporté qu’une "secousse assez forte pour réveiller les dormeurs, a été ressentie à Saint-Paul-sur-Ubaye, le 25 mars à 2h30".
Cet événement ne figure pas dans les annales de l’Institut Physique du Globe sur la sismicité de la France de 1951 à 1960. [9]
Le catalogue sur la sismicité instrumentale de l’hexagone débute en 1962 et ne permet donc pas de vérifier l’information.

ACTIONS POST-SEISME
Une liste de travaux exécutés sur la commune de Saint-Paul du 5 au 13 avril 1959, rapporte que différentes équipes pluridisciplinaires fournirent 600 jours de travaux de première urgence détaillés ainsi :
- démolition d’une centaine de cheminées
- démolitions de pans de murs menaçant de s’écrouler
- étaiement de caves, granges, écuries
- déblaiement de locaux d’habitation
- démolition de huit immeubles sinistrés à plus de 90% (2 chapelles, 2 hangars, 4 habitations)
- reconstruction ou réparation de 70 gaines de cheminées
Pour mener à bien l’exécution de ces travaux, ils ont obtenu gratuitement 85 tonnes de matériaux divers, de différentes entreprises de la région.
Au 13 avril 1959, 60% de travaux de première urgence étaient réalisés, il restait à éxécuter en 2eme urgence, la remise en état définitive des constructions, à savoir : la pose de clefs, de ceintures en béton armé, d’ancrages, des travaux de plâtre etc...

Au niveau des sinistrés, huit familles furent relogées sur place dans des résidences secondaires, ou des logements vacants. Parmi ces huit familles, quatre devaient trouver un relogement avant l’hiver. Rester aussi 5 familles occupant des immeubles fortement sinistrés et ne présentant aucune garantie de solidité.

A Saint-Paul-sur-Ubaye, un généreux donateur mexicain originaire du village a financé une partie de la reconstruction qui s’est effectuée de 1963 à 1969.
Du 10 avril au 10 juin, 75 volontaires donnèrent 510 journées de travail pour remettre en état le village [18].

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Le Méridional
Extrait du Méridional du 16 avril 1959

AIDE ET SOLIDARITÉ
En ce qui concerne les aspects de l’impact économique, ce séisme a touché une région peu peuplée et dont l’économie était basée sur l’agriculture et un peu le tourisme. En une quinzaine d’années, la dernière guerre et les inondations de 1957 ont compromis les conditions de vie de cette communauté.
Lors de la dernière guerre, les habitants subirent les exactions des Allemands en 1944, avec des pillages, des maisons saccagées, dont certaines furent même brûlées, les habitants durent prendre le maquis.
En juin 1957, toute la haute vallée est douloureusement éprouvée par des inondations catastrophiques, affectant les terres de culture. Une douzaine de millions de francs, destinés aux sinistrés des inondations, étaient encore en attente d’être distribués [19].
A présent, c’est un séisme qui affecte les maisons, dont les pertes ont été évalués à plus de 200 millions de francs.
Un très grand mouvement de solidarité s’est rapidement organisé. L’aide aux sinistrés s’est développé un peu partout. Des comités d’aide ou d’action ont été constitués en vue de soulager l’infortune des habitants de la Haute Ubaye [20].
Des élèves du collège André Honnorat de Barcelonnette, ont accordé une journée de travail aux sinistrés de Saint-Paul. [21]
De nombreux dons en argent ont été récoltés, et aussi en matériaux destinés aux secours de première urgence, comme par exemple la réfection des cheminées. En effet, dix sept volontaires du service civil international, venant pour la plupart de Ceillac, travaillèrent à la réfection des cheminées. Les entrepreneurs de travaux publics de Barcelonnette, ainsi que la société des matériaux de construction du Sud-Est, fournirent gracieusement des matériaux de première urgence.
Une décision du gouvernement sera la bienvenue, par le biais de Michel Debré premier Ministre, l’Etat affectera 15 millions de francs aux sinistrés de ce séisme. [22]


Remerciements

Au personnel de la Maison de la Vallée notamment au service culture et patrimoine : avenue des Trois Frères Arnaud à Barcelonnette.

Source documentaire :

La carte macrosismique a pu être réalisée à partir d’informations relevées sur le site internet de la base de données historiques nationales présentée par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) :
http://www.sisfrance.net/


[1] Journal Nice-Matin du lundi 6 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[2] Journal Nice-Matin du mercredi 8 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[3] Journal Nice-Matin du samedi 11 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[4] Journal le Provençal du lundi 6 avril 1959

[5] Journal le Provençal du mercredi 8 avril 1959

[6] Journal le Provençal du mardi 7 avril 1959

[7] Journal Nice-Matin du mardi 7 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[8] Journal la Marseillaise du 7 avril 1959

[9] Rothe J.P. Dechevoy : La séismicité de la France de 1951 à 1960 - annales 1967 institut physique du globe de Strasbourg - T8

[10] Journal le Dauphiné Libéré du mercredi 8 avril 1959

[11] Journal le Dauphiné Libéré du lundi 6 avril 1959

[12] Journal Le Méridional du 24 avril 1959

[13] Journal Nice-Matin du 24 avril 1959 - édition Basses-Alpes (Archives Départementales des Alpes-Maritimes

[14] Journal le Provençal du 28 avril 1959

[15] Journal la Marseillaise du 8 avril 1959

[16] Gidon Maurice : Rapport géologique sur les causes et les effets de la secousse sismique ressentie le 5 avril 1959 dans la région de Saint-Paul-sur-Ubaye - Grenoble - 13 juin 1959

[17] Catalogo dei forti terremoti in Italia dal 461 a.C. al 1980 - Istituto Nazionale di Geofisica 1995

[18] ROBERTS Tom : Paroles d’urgence - Editions Charles Léopold Mayer AUI - année 1997

[19] Journal le Dauphiné Libéré du mardi 07 avril 1959

[20] Journal le Dauphiné Libéré du vendredi 10 avril 1959

[21] Journal le Dauphiné Libéré du vendredi 27 avril 1959

[22] Journal le Dauphiné Libéré du vendredi 17 avril 1959


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