Effets sur le pays mentonnais


SEISME LIGURE DU 23 FEVRIER 1887

CASTELLAR
Superficie : 1 224 ha - Alt. : 375 m
Latitude : 43° 48’ 16 Nord - Longitude : 07° 29’ 50 Est
Population : 718 habitants en 1877 - 821 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 526 dont 334 principaux – 128 secondaires – 64 vacants – 73 avant 1949

Cadastre Napoléonien
Section : C1 Castellar

Les effets

Presque toutes les habitations du village ont été lézardées et plus particulièrement l’école, la mairie et l’église, qui furent d’ailleurs fermées par mesure de sécurité (1). L’édifice religieux a subi lui aussi de fortes dégradations. Pour la petite histoire, on raconta que le sacristain s’était heureusement endormi dans le clocher si bien qu’il n’a pas sonné l’heure de la messe. C’est cette circonstance qui a sauvé un grand nombre de personnes qui au moment du séisme, devaient prendre les cendres (2). La population, grâce aux exhortations de l’instituteur a conservé tout son sang froid. Des bivouacs ont été installés sur la place et sur les terrains voisins. Plus tard, une personne de l’art viendra consulter les établissements publics et les maisons afin de prendre les mesures nécessaires (1).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Si l’on considère uniquement les dégâts, ils sont suffisants pour une intensité de VI, mais pas assez pour proposer une intensité de VII. On peut donc envisager une classification de dégâts modérés à sensibles de degré 2 à 3 avec comme intensité VI à VII.

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Village de Castellar
Il est situé sur une crête à 375 m d’altitude sur les hauteurs de Menton.
(Photos : André Laurenti)

SOSPEL
Superficie : 6 239 ha - Alt. : 350 m.
Latitude : 43° 52’ 41 Nord - Longitude : 07° 26’ 57 Est
Population : 3 465 habitants en 1877 - 2 885 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 2 083 dont 1 163 principaux – 710 secondaires – 210 vacants – 628 avant 1949

Cadastre Napoléonien
Section : K1 La Ville
Section : K2 La Ville

Les effets

Les communications télégraphiques s’interrompirent entre Nice et Sospel (3). Un très grand nombre de maisons furent lézardées et des cheminées renversées. La grande église paroissiale a été fortement ébranlée et son clocher légèrement déplacé. Les voûtes montrèrent de nombreuses fissures. Au cours de la nuit, beaucoup d’habitants campèrent ou se réfugièrent dans les écuries et les rez-de-chaussée. Sur plusieurs versants des montagnes qui environnent Sospel, d’énormes blocs d’environ 10 m3 s’éboulèrent dans les vallées (4). Le Ministre de la Guerre adressa à l’Académie des Sciences, un rapport sur les dégâts occasionnés dans les ouvrages militaires du fort du Barbonnet situé au col Saint-Jean au sud-ouest de Sospel. Le bâtiment des bureaux du génie militaire a eu ses murs pignon nord et sud séparés d’un centimètre. Dans les voûtes du fort il s’est également produit de nombreuses fissures. Une fente générale s’étend sur toute la longueur du fort dans le sens nord sud. Le magasin à poudre et celui aux agrès attenant, ont été sensiblement endommagés. La citerne affectée à la tourelle nord, présente une fente d’un centimètre en travers de la voûte supérieure. Cette citerne qui était pleine et étanche, a baissé d’un mètre quarante en vingt et une heures. Des fissures se sont aussi produites à la tourelle nord, il en est de même des escarpes et des contrescarpes. Les officiers ont constaté que la montagne du Barbonnet a été fendue sur toute sa hauteur par des fissures qui se reproduisent dans tous les lacets de la route militaire. Ces fissures, au niveau du col Saint-Jean, n’ont pas plus de 3 millimètres, mais elles en ont 10 à l’entrée du fort. Il est également précisé dans ce rapport que c’est à la mauvaise constitution du sol qu’il faut attribuer les accidents survenus au Barbonnet, car les autres forts, construits sur des terrains plus homogènes, n’ont subi aucune dégradation.

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Ce récit mentionne uniquement la présence d’un grand nombre de lézardes et des chutes de cheminées qui justifient une intensité de VI. En fonction de la proportion élevée de lézardes on peut envisager une classification de dégâts de VI à VII.

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Village de Sospel
Il est situé en fond de vallée à 350 m d’altitude.
(Photos : André Laurenti)

LE MOULINET
Superficie : 4 107 ha - Alt. : 800 m.
Latitude : 43° 56’ 30 Nord - Longitude : 07° 24’ 48 Est
Population : 865 habitants en 1877 - 249 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 404 dont 119 principaux – 216 secondaires – 69 vacants – avant 1949 nb. 89

Cadastre Napoléonien
Section : H2 Le Village

Les effets

La secousse a été telle qu’en un clin d’oeil tout le monde a été sur pied, suivi d’un sauve-qui-peut général. Tous les habitants se trouvaient pêle-mêle grelottants de froid, la plus grande partie sur la place du nouvel Hôtel de Ville, encore recouverte d’environ cinquante centimètres de neige. L’autre partie sur la place St-Roch et sur la route de Borromet (1). Seule l’école, la mairie et la maison du maire ont un peu été ébranlées et fissurées (4). Il s’agissait en fait de l’ancienne maison du Maire située dans l’enceinte du village, quant à la nouvelle maison qu’il était en train de construire sur la place du nouvel Hôtel de ville, elle n’a pas eu de fissure (5).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

N’ayant pas d’autres informations sur ce village, on peut envisager une classification de dégâts négligeables et des dégâts non structuraux modérés de degré 1 à 2 avec comme intensité VI.

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Village du Moulinet
Il est situé sur un replat à 800 m d’altitude.
(Photos : André Laurenti)

SAINTE-AGNÈS
Superficie : 937 ha - Alt. : 780 m.
Latitude : 43° 48’ 05 Nord - Longitude : 07° 27’ 44 Est
Population : 539 habitants en 1877 – 1 094 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 674 dont 410 principaux – 201 secondaires – 63 vacants – avant 1949 nb. 90

Le cadastre Napoléonien
Section : C3 Sainte-Agnès
Section : E Les Cabrolles, Feuille unique

Les effets

La première secousse a duré entre 25 et 30 secondes. Elle a été si forte que des maisons se trouvaient menacées. En effet, des rochers se détachèrent de l’ancien château et des maisons de campagne se sont écroulées (6). D’autres rochers se sont détachés des montagnes volant dans les bas fond avec un bruit épouvantable. Les Cabrolles, petit hameau de la commune, dans le vallon du Borrigo, a été endommagé d’une manière effroyable, toutes les maisons ont été fendues de haut en bas et plusieurs jetées à terre (7).

Remarque
Le hameau des Cabrolles se situe beaucoup plus bas que le village

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

On dispose peu d’informations précises des effets du séisme sur le village de Sainte-Agnès. La phrase qui indique que « les maisons se trouvaient menacées » laisse supposer des dégâts de degré 3 ou 4. On peut envisager une classification de dégâts sensibles à très importants avec comme intensité VII sur Sainte-Agnès et VIII sur le hameau des Cabrolles.

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Village de Sainte-Agnès
Il est situé sur un versant dominé à 780 m d’altitude
(Photo : André Laurenti)

GORBIO
Superficie : 702 ha - Alt. : 360 m.
Latitude : 43° 47’ 15 Nord - Longitude : 7° 26’ 45 Est
Population : 484 habitants en 1877 – 1 154 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 597 dont 411 principaux – 127 secondaires – 59 vacants – avant 1949 nb. 102

Cadastre Napoléonien
Section : B2 Le Village

Les effets

Plusieurs maisons sont lézardées dont l’école et une femme a été blessée par un éboulement. Des habitations sont gravement endommagées, la villa de M. Joseph Rossetti ancien maire, menace de s’écrouler (3).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Ce récit mentionne uniquement la présence de lézardes et des habitations gravement endommagées qui justifient une intensité de VII, mais pas de destructions qui justifiraient une intensité de VIII. On peut envisager une classification de dégâts de VII.

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Village de Gorbio
Il est situé sur un replat à 360 m d’altitude.
(Photo : André Laurenti)

ROQUEBRUNE CAP MARTIN
Superficie : 933 ha - Alt. : 300 m.
Latitude : 43° 45’ 46 Nord - Longitude : 7° 27’ 47 Est
Population : 847 habitants en 1877 – 11 692 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 12 240 dont 5 771 principaux – 5 374 secondaires – 1 095 vacants – avant 1949 nb. 1 057

Cadastre Napoléonien
Section : D2 Roquebrune
Section : C2 Le Cap Martin

Les effets

Les habitants se trouvaient encore chez eux, lorsque la secousse s’est produite. Ils se précipitèrent affolés dans les escaliers. Deux furent assez gravement contusionnés et un enfant qu’une femme portait aux bras, failli être étouffé (3). L’école du village a particulièrement souffert. Les murs ont été ébranlés et lézardés en tous sens, les plafonds détachés. L’instituteur et sa famille en s’enfuyant en chemise, ont reçu des matériaux qui ne leur ont occasionné aucune contusion grave (3). Les gros rochers de la place des frères n’ont pas bougé, mais une légère crevasse a été constatée. Par ailleurs à Carnolès, la chapelle de Bon Voyage menace ruine (7).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Peu d’informations pour définir une intensité précise. De plus la chapelle de Carnolès est éloignée et bien plus basse que le village perché de Roquebrune. La connaissance des dégâts et les proportions ne sont pas suffisants pour attribuer une valeur de VII. Il convient plutôt de retenir une intensité de VI.

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Vieux village de Roquebrune
Il est situé sur un versant dominé à 300 m d’altitude.
(Photos : André Laurenti)

LA TURBIE
Superficie : 742 ha - Alt. : 480 m.
Latitude : 43° 44’ 47 Nord - Longitude : 7° 24’ 06 Est
Population : 1 568 habitants en 1877 – 3 021 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 1 855 dont 1 203 principaux – 556 secondaires – 96 vacants – avant 1949 nb. 349

Cadastre Napoléonien
Section : H3DEV La Turbie

Les effets

La presse publiera sur le ton de l’ironie, qu’une violente secousse a fait lever même les paresseux. Les uns se sauvaient en criant dans la rue, d’autres ne trouvant pas la porte couraient d’un appartement à l’autre en disant : Avez-vous entendu ? Avez-vous ressenti ? Pauvres de nous. Autre fait anecdotique, au moment de la secousse, des personnes réveillées en sursaut ont cru avoir affaire à des voleurs ; elles ont saisi leurs revolvers pour se défendre. Comme dégâts matériels on peut signaler bon nombre de plafonds tombés en totalité ou en partie, cloisons lézardées, vases brisés, etc. Une fille de seize ans a eu un léger trou à la tête causé par la chute d’un plafond (4). Au quartier de l’Agel, un enfant qui dormait dans son berceau a failli être écrasé par la chute du plafond. Non loin de là à 8 h 50, le gardien de batterie Muller, du fort de la tête de chien, était en communication télégraphique avec son collègue de la Drette, pour rendre compte des effets des deux secousses ressenties le matin. Il manipulait debout, une chaise derrière lui. Interrompu par son correspondant, il avait abandonné le manipulateur et regardait son appareil se dérouler lorsqu’il remarqua que la transmission était interrompue par des saccades qui se produisaient dans son appareil et que le mouvement d’horlogerie grinçait fortement. Lorsqu’il reprit le manipulateur pour continuer sa dépêche, une violente secousse se fit sentir. Il vit le mur placé devant lui se lever et s’abaisser et en même temps, il ressentit une violente commotion électrique dans le bras droit (8).

Remarque
Le territoire de la commune de la Turbie englobait les communes actuelles de Beausoleil et de Cap d’Ail qui ont été créées en 1904.

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Les dégâts sont inférieurs pour définir une intensité de VII et supérieurs pour une intensité de VI. On peut envisager une classification de dégâts négligeables à sensibles de degré 1 à 3 avec comme intensité VI – VII.

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Village de la Turbie
Le Trophée des Alpes à la Turbie, un village situé sur un ensellement à 480 m d’altitude.
(Photos : André Laurenti)

BEAUSOLEIL
Superficie : 279 ha - Alt. : 95 m.
Latitude : 43° 44’ 33 Nord - Longitude : 7° 25’ 28 Est
Population : 12 326 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 8 104 dont 5 926 principaux – 1 254 secondaires – 924 vacants – avant 1949 nb. 3 061

Remarque
La commune a été créée en 1904 par détachement avec le territoire de la commune de La Turbie.


CAP D’AIL
Superficie : 204 ha - Alt. : 50 m
Latitude : 43° 43’ 19" Nord - Longitude 7° 24’ 23" Est
Population : 4 532 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 3 153 dont 1 989 principaux – 885 secondaires – 279 vacants – avant 1949 nb. 653

Remarque
La commune a été créée en 1904 par détachement avec le territoire de la commune de La Turbie.

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Commune de Cap d’Ail
Cette commune est constituée d’un habitat diffus beaucoup plus dense en limite avec la Pricipauté de Monaco.
(Photos : André Laurenti)

EZE
Superficie : 947 ha - Alt. : 427 m.
Latitude : 43° 43’ 43 Nord - Longitude : 7° 21’ 42 Est
Population : 680 habitants en 1877 – 2 509 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 1 608 dont 1 105 principaux – 425 secondaires – 78 vacants – avant 1949 nb. 234

Cadastre Napoléonien
Section : B1 Le Village

Les effets

Le séisme a réveillé en sursaut la plupart des habitants. Il n’y a pas eu de grands dégâts, toutefois quelques embrasures de fenêtres sont tombées (6).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

On peut envisager une classification de dégâts négligeables à modérés de degrés 1 et 2 avec comme intensité VI.

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Village d’Eze
Il est situé sur un versant dominé à 427 m d’altitude surplombant la mer.
(Photos : André Laurenti)

BEAULIEU-SUR-MER
Superficie : 92 ha - Alt. : 12 m.
Latitude : 43° 42’ 18 Nord - Longitude : 7° 19’ 48 Est
Population : 3 675 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 3 380 dont 1 866 principaux – 1 273 secondaires – 241 vacants – avant 1949 nb. 755

Cadastre Napoléonien
Section : B1 Beaulieu

Les effets

Les secousses n’ont presque pas été ressenties ici. Les habitants de cette localité privilégiée ont été étonnés d’apprendre les nouvelles alarmantes qui leur sont parvenues de Nice et des environs (6).

Remarque
Beaulieu-sur-Mer a fait administrativement partie de la commune de Villefranche-sur-Mer jusqu’en 1891.

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Le récit justifie une intensité de IV.

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Commune de Beaulieu
Petite ville de Beaulieu-sur-Mer située en bordure de la Méditerranée.
(Photos : André Laurenti)

VILLEFRANCHE-SUR-MER
Superficie : 488 ha - Alt. : 20 m.
Latitude : 43° 42’ 18 Nord - Longitude : 7° 18’ 45 Est
Population : 3 002 habitants en 1877 – 6 833 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 5 123 dont 3 194 principaux – 1 723 secondaires – 206 vacants – avant 1949 nb. 1 206

Cadastre Napoléonien
Section : F La Ville, Feuille unique
Section : D1 Saint Estève

Les effets

Les secousses successives ont été précédées d’un bruit semblable à celui du mistral s’engouffrant dans la rade. La mer s’est retirée très sensiblement mais n’a conservé aucune agitation. Au pont de l’Arma, un éboulement considérable s’est produit enlevant le parapet et interrompant les communications sur la route n°7. Par ailleurs, le chemin conduisant à la Madone Noire, a été fortement ébranlé juste au-dessus du grand mur de soutènement construit récemment au-dessus du tunnel de chemin de fer, au lieu dit "Malariba". Une crevasse de 15 cm de large parcourt une assez longue distance dans la direction est-ouest (9).

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Ce récit évoque uniquement les effets du séisme sur le paysage, mais pas sur les constructions. Sachant que le lieu dit « Malariba » est un terrain très instable, c’est toujours d’actualité, pour garder une homogénéité avec les sites voisins, on peut envisager une intensité de VI.

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Villefranche-sur-Mer
Petite ville de Villefranche située sur un versant en bordure de mer.
(Photos : André Laurenti)

SAINT-JEAN-CAP-FERRAT
Superficie : 248 ha - Alt. : 20 m.
Latitude : 43° 41’ 19 Nord - Longitude : 7° 20’ 06 Est
Population : 1 895 habitants en 1999
Etat des logements en 1999 : 1 989 dont 869 principaux – 1 023 secondaires – 97 vacants – avant 1949 nb. 385

Les effets

Dans la revue "l’Astronomie", Camille Flammarion publia les impressions de Madame Amélie Pollonnais qui résidait dans une villa du Cap-Ferrat. "Vous dire l’impression d’une pareille nuit ou plutôt d’un pareil moment est impossible. Il faisait déjà jour, la secousse m’a paru durer vingt-cinq secondes. Ce fut une sorte de trépidation de bas en haut et non d’oscillation de droite à gauche ; les chambres, les lits étaient comme enlevés, portés en haut, et l’on se sentait encore suspendu alors même qu’on ne l’était plus. Trois fois cette impression nous a été transmise de 6 heures à 8 heures 45 mn. Ainsi nous avons été témoins de phénomènes véritablement extraordinaires et terrifiants. Par exemple : cette mer calme, comme endormie, alourdie mais d’une teinte bleue et jaune ; puis tout à coup elle se retire, et laisse les algues, les rocs à nu sur une longueur de cent mètres ; puis elle revient avec une force de soulèvement qui ne ressemble à aucune vague Ce flux et reflux spontané eurent lieu pendant l’intervalle des secousses, et nous nous demandions quel autre phénomène allait surgir. Le ciel est très beau, bleu, lumineux, le soleil est radieux, mais l’effroi et l’effarement sont sur toutes les physionomies (10).

Remarque
Saint-Jean-Cap-Ferrat fait administrativement partie de la commune de Villefranche-sur-Mer jusqu’en 1904.

Classification utilisée dans l’échelle EMS 98

Ce récit ne fait pas état de dégât, on peut proposer une intensité de V.

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Commune de Saint-Jean Cap Ferrat
Saint-Jean Cap Ferrat est situé en bordure de mer.
(Photos : André Laurenti)

Source documentaire

- 01 Le Petit Niçois : Extrait du journal du 27 février 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 02 L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 1er mars 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 03 Le Petit Niçois : Extrait du journal du 25 février 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 04 L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 2 mars 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 05 L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 8 avril 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 06 Le Phare du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 n° 5809 24ème année. Fonds Louis Cappatti pro 139. (Bibliothèque des Chevaliers de Cessole Musée Massena).

- 07 L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 25 février 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 08 RESAL H. : Annuaire de la Société Météorologique de France T35 1887, p254 (Bibliothèque Interuniversitaire Scientifique de Jussieu).

- 09 L’Eclaireur du Littoral : Extrait du journal du 24 février 1887 (Arch. Dép. Des A. M.)

- 10 FLAMMARION Camille : « Les tremblements de terre et leurs causes ». Revue l’Astronomie, p.121 à 142, avril 1887. (Bibliothèque de l’Institut de France Académie des Sciences).

- Levret Agnès Grunthal G : Cahier du Centre Européen de Géodynamique et de Séismologie – volume 19 – l’Echelle Macrosismique Européenne – année 2001

- Recensement par commune de l’année 1877 – INSEE Marseille

- Recensement de la population de l’année 1999 - http://www.recensement.insee.fr


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