Mission française en Italie

samedi 13 juillet 2013

Suite aux tremblements de terre de l’Aquila le 6 avril 2009, puis ceux d’Emilie-Romagne les 20 et 29 mai 2012, dont les deux secousses principales de ce dernier ont été ressenties jusque sur la Côte d’Azur, ces événements ont sérieusement affecté le patrimoine culturel local.
Face à une telle situation, la France commence à se préoccuper de la vulnérabilité sismique de ses monuments historiques, en particulier dans le Sud-Est de la France et dans les Pyrénées.
Les monuments historiques ne font pas partie du domaine d’application de l’Eurocode 8. La mauvaise connaissance des matériaux employés, de la structure même du bâtiment et de ses différentes étapes de construction rendent difficiles une évaluation de la capacité initiale de la structure à résister au tremblement de terre.

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Finale Emilia
La Tour de l’Horloge avant, après le choc principal, et après la réplique de 15h18 le même jour.
(Photos : www.repubblica.it )

En cas d’intervention sur l’édifice il convient de ne pas créer de fragilisation de la structure c’est-à-dire à ne pas augmenter sa vulnérabilité face au risque sismique. Un renforcement volontaire de la structure s’effectuera en adaptant les procédures de dimensionnement et les dispositions constructives aux plus près des connaissances actuelles sur le renforcement du bâti historique, tout en restant économiquement acceptable.

Afin de répondre à l’inquiétude de la France, une mission sous la conduite de M. Victor Davidovici, un personnage incontournable dans le domaine de la réglementation parasismique en France, se rendra très prochainement dans la région d’Emilie Romagne, également à l’Aquila, à Assise et dans la région de Molise et (Italie).

L’objectif de ce voyage d’études sera d’identifier les possibilités de renforcement des monuments historiques en France à partir de l’expérience italienne. Cette mission fera l’objet d’un rapport à la fin septembre 2013 et sera déposé au Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable. Une présentation officielle au Conseil Général de l’Environnement à Paris sera également effectuée.



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